EDITEUR : FAYARD
DATE DE PARUTION : 26/08/09
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SYNOPSIS :

Follement épris de sa femme, Aziz n'en est pas moins un homme détaché et caustique. Seul moyen qu' il ait trouvé pour se préserver des tensions et des violences qui agitent l'Algérie. Mais lorsque sa fille de quatorze ans est enlevée, il comprend que l'ironie ne lui sera plus d'aucun secours. Entré en contact avec la famille, un étrange ravisseur menace sa victime des pires atrocités si la police est prévenue. De toute façon, qui aurait envie de s'en remettre aux autorités algériennes? Aziz ne peut compter que sur lui-même. Et sur Mathieu, le beau-père de sa femme. Mais ce Français au lourd passé sera-t-il une
providence ou l'artisan du malheur? Pourquoi est-il demeuré en Algérie après l'indépendance? Qu'a-t-il fait pendant la guerre? Et quel est ce grand tabou de l'histoire de l'Algérie qui scelle jusqu'à présent toutes les lèvres? Avec ce thriller de la vengeance et de l'amour, Anouar Benmalek impose à ses héros de choisir entre le mal et le moindre mal, entre leur survie et celle de leur conscience. Traduit en dix langues, Anouar Benmalek est l'auteur, entre autres, des Amants désunis (Calmann-Lévy) et de L'Enfant du peuple ancien (Pauvert), plusieurs fois primés. Chez Fayard, il a récemment publié Ô MarIa.
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Dans Le rapt, son dernier livre, l'écrivain algérien *Anouar Benmalek* adopte une forme romancée pour raconter sans concessions l'histoire de l'Algérie, une histoire dont personne ne sort indemne. C'est un jeu ironique de miroirs où les situations et les personnages se répondent, se reflètent et s'inversent. Un jeu parfois dément, «une sorte de mathématique de l'échange des cadavres»... La vie «normale» d'une famille algéroise bascule le jour où Cherah, quatorze ans, est enlevée, lorsque l'horreur frappe directement, personnellement, et vient déchirer «le voile précautionneux de l'hypocrisie», du silence et de l'indifférence qui permet de contourner la réalité et de se dédouaner de sa culpabilité. Aziz, le père, biologiste au zoo d'Alger, dont les Bonobos impudiques semblent offrir un modèle d'humanité, va être amené à perdre la sienne en commettant un crime, tandis que le beau-père de sa femme Meriem, un Français au passé mystérieux, va pouvoir, lui, mener à terme sa rédemption en expiant ses crimes. Au bout des 350 pages que comptent ces deux parties, le sujet était traité, mais Anouar Benmalek se lance dans une troisième partie en forme de thriller alors que, justement, le mystère vient d'être levé. Il utilise donc tous les ressorts convenus pour entretenir un suspense «à rallonge», à la manière d'un feuilleton, ajoutant, de plus, un long épilogue qui n'apporte rien au propos. Le rapt est un livre qui, malgré l'intérêt historique et philosophique manifeste de ses deux premières parties, ne tient pas ses promesses. Un roman qui s'affirme puissamment, puis se prolonge jusqu'à saturation en s'étiolant. Dommage ! Critique complète et extraits sur: http://l-or-des-livres-blog-de-critique-litteraire.over-blog.com/

ECaminade
04/12/09
 

Anouar Benmalek signe un chef-d’œuvre : Crime et châtiments(El Watan, 27 juillet 2009) Les histoires de haine finissent mal en général. Celle que nous offre Anouar Benmalek encore plus. Il y a du Dostoïevski chez l’auteur du Rapt, l’humour en plus. C’est un livre qu’on a la chance d’avoir entre les mains qu’une fois tous les dix ans. La dernière œuvre d’Anouar Benmalek est d’une rare puissance. On y pénètre hilare, on y reste le cœur serré, stressé, et on en sort complètement retourné. L’écrivain algérien le plus talentueux depuis Kateb Yacine nous kidnappe dès la première page. Chaque livre de l’auteur d’Ô Maria est un évènement, celui-ci est un condensé de tout son art. Il y retrouve son Algérie et nous y perd, à notre grand bonheur et malheur. Ça commence comme dans un sketch de Fellag au meilleur de sa forme (la scène de l’otage au pantalon blanc est suavement absurde, loufoque). On se prend à culpabiliser de rire de nos malheurs. Et à ce jeu, Anouar Benmalek n’a pas son égal pour décortiquer la société algérienne. Les puissants et les petites gens en prennent pour leur grade. Les grandes lâchetés et les petits compromis, comme des plaies jamais cicatrisées, sont de nouveau ouvertes par un chirurgien ivre d’une Algérie prise en otage par les barbus, même ceux au visage glabre. Et comme le passé ne meurt jamais, il s’invite toujours à l’improviste et phagocyte le présent. Une guerre ne finit jamais, elle continue de faire des victimes un demi-siècle plus tard. Anouar Benmalek convoque la guerre d’indépendance à se joindre à l’actuelle. Le résultat est détonant. Plantons le décor. Aziz, quadra désabusé, revenu de tout sans être allé nulle part, voit sa vie basculer quand sa fille est enlevée par un étrange ravisseur. La mort est insatiable, elle demande de plus en plus de victimes. Et quand la revanche aiguise son appétit, elle devient ogresse. Elle exige sa part. Anouar Benmalek laisse exploser son talent pour sonder l’âme humaine, ses petitesses, mais aussi ses actes de bravoure, et dépoussiérer l’histoire officielle. Melouza mon amour, Melouza ma honte. Dans un appartement étouffoir, rempli de secrets, un ravisseur, au pouvoir de vie et (surtout) de mort, choisit l’agneau d’Abraham. A tour de rôle, les habitants deviennent prisonniers de ses caprices, mais aussi de leur passé. Le personnage de Mathieu (beau-père d’Aziz), ancien militaire français resté en Algérie après l’indépendance, est très touchant. Qui est Mathieu ? Un homme lâche d’un courage inouï. Un homme qui apaise son passé en rendant l’avenir possible pour sa petite-fille. Le Rapt est un livre majeur, d’une rare puissance dramatique. A lire d’urgence.Le Rapt, Anouar Benmalek, Fayard, 2009par Rémi Yacine El Watan

UnLecteur
27/09/09
 

Format

  • Hauteur : 23.50 cm
  • Largeur : 15.30 cm
  • Poids : 0.86 kg

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