Le recital des anges

CHEVALIER, TRACY

EDITEUR : GALLIMARD
DATE DE PARUTION : 06/11/03
LES NOTES :

à partir de
8,99 €
EXISTE EN
Ebook

SYNOPSIS :

Londres, janvier 1901 : la reine Victoria vient de mourir. Comme la coutume l'impose, les familles se rendent au cimetière. Leurs tombes étaient mitoyennes, les Waterhouse et les Coleman font connaissance et leurs petites filles se lient immédiatement d'amitié. Pourtant, les familles n'ont pas grand chose en commun. L'une incarne les valeurs traditionnelles de l'ère victorienne et l'autre aspire à plus de liberté. Dans le cimetière, véritable coeur du roman, Lavinia et Maude se
retrouvent souvent et partagent leurs jeux et leurs secrets avec Simon, le fils du fossoyeur, au grand dam de leurs parents. Lavinia est élevée dans le respect des principes alors que Maude est livrée à elle-même : sa mère, Kitty Coleman, vit dans ses propres chimères. Ni la lecture, ni le jardinage, ni même une liaison ne suffisent à lui donner goût à la vie. Jusqu'au jour où elle découvre la cause des suffragettes. La vie des deux familles en sera bouleversée à jamais.
5 personnes en parlent

Attention spoilers! J'avais découvert récemment avec beaucoup de plaisir Tracy Chevalier en lisant son roman: La dernière fugitive. Après l'Amérique des années 1850, voyage dans l'Angleterre du tournant du siècle (dernier). Nous suivons les vies de deux familles voisines, aux opinions très différentes. Les uns venèrent la reine Victoria (le roman s'ouvre sur l'annonce de sa mort), les autres sont beaucoup plus libéraux (sans être pour autant des révolutionnaires - faut pas charrier non plus hein!). C'est par les deux jeunes filles, alors âgées de 4 ans, que les familles Coleman et Waterhouse se lient (au grand dam des deux épouses qui ne s'apprécient guère). L'auteure nous fera suivre, sur huit années, l'évolution des deux familles, et à travers elle, les bouleversements qui s'annoncent dans l'Angleterre du début du XXème siècle. Elle alterne les points de vue, chaque personnage se confiant à son tour pour conter sa vision de l'évènement.C'est un roman qui comem La dernière fugitive se lit très bien, tant le style de l'auteure est fluide, minutieux. Pourtant, cette fois-ci encore, pas moyen pour moi de ressentir de l'empathie : tous les personnages sont plus ou moins égoïstes ou antipathiques. Les portraits qu'elle en dresse ne donnent pas vraiment envie de faire leur connaissance. Pour autant, c'est un roman très intéressant du point de vue historique, avec la lutte de plus en plus importantes des suffragettes. M. Coleman est totalement soumis à sa mère, tyrannique, Kitty Coleman perpétuelle insatisfaite délaisse sa fille Maude au profit d'abord d'une amourette puis de son combat pour le vote des femmes. Chez les Waterhouse, Lavinia, la fille aînée est une pimbêche imbue d'elle-même, le mari est insipide et la femme est confite dans ses préjugés, incapbale de tenir tête à sa fille aînée. Seule la petite Ivy May, qui ne parle qu'au compte goutte semble être la plus aimable, la plus raisonnable avec Maude.C'est une lecture un peu en demi-teinte, car si je n'ai pas trainé, finissant les dernières 100 pages en une soirée, je ne suis pas sûre que ce roman me laissera longtemps une trace, malgré (attention spoiler: pour lire, sélectionner le passage qui suit!!) la fin tragique de certains personnages.La mort de Kitty m'a laissée presque tout à fait indifférente.. moi qui ai la larmichette facile! Je ne sais trop d'ailleurs comment comprendre cette partie de l'histoire. Il semble que l'auteure juge durement ces suffragettes dont la plupart semblent oublier tout ce qui ne concerne pas leur lutte. C'est assez étonnant. Le grand rassemblement qui amènera à la mort de Kitty et celle d'Ivy May donne un aperçu assez négatif du combat des suffragettes. On dirait des femmes totalement obnubilées, jusqu'au-boutistes.Je suis donc un peu mitigée. C'est ce même reproche que je faisais au précédent roman que j'ai lu de l'auteure: des personnages pas vraiment attachants, et du coup, pas vraiment "d'émotionnel". La dernière fugitive m'apprenait plus que celui-ci, c'est peut-être pourquoi je l'ai préféré.

Choupchoup
17/04/15
 

Le récital des anges est le premier roman de Tracy Chevalier que j’ai lu. J’ai entendu des éloges phénoménales à propos de cet auteur, je me suis donc enfin décidée à me plonger dans son univers. Et que dire ?La première partie du roman (jusqu’à la page deux cents cinquante à peu près) je me suis ennuyée ferme. Les personnages endeuillés ne font que se promener dans un cimetière à pleurer. Sur le plan de l’histoire même, je n’ai absolument rien trouvé de spécial. C’est un portrait de la société britannique et de ses mœurs au lendemain du décès de la reine Victoria. Mais alors quand les suffragettes se décident enfin à débarquer, ça décoiffe ! Et c’est le cas de le dire. Les personnages libèrent enfin leur retenu, agissent, parlent, décident, ressentent et le charme opère…La forme du roman est originale. En effet, les chapitres correspondent à un mois et une année afin de bien s’y retrouver dans la chronologie. On débute en 1901 avec une Maude et une Livy âgées de cinq ans et on les quitte alors qu’elles en ont quinze. Elles sont devenues des femmes pour l’époque. Entre temps, beaucoup de bouleversements ont eu lieu dans leurs vies, bouleversements que l’on a pu suivre sous divers points de vue. Tous les personnages y passent et c’est extraordinaire. Nous avons aussi bien connaissance du ressenti de la bourgeoise riche que celui de la bonne ou du fils du fossoyeur... Tous les statuts y passent si bien que nous avons un large aperçu de la vie sociétale et familiale de l’époque. C’est extrêmement intéressant. Le combat des suffragettes est très bien exploité. On a donc un renversement total niveau qualité dans la deuxième partie.La fin se focalise surtout sur la libération de Madame Coleman qui se joint au combat pour l’affranchissement de la femme. Elle devient une femme de caractère qui se bat pour sa condition et ses opinions. Sa chute n’en est que plus bouleversante. Alors qu’elle se libérait enfin du joug matrimonial, elle meurt écartée en quelque sorte de sa famille. De même, la disparition de la petite sœur de Livy nous offre une large palette d’émotion, de la tristesse à l’indignation en passant par le dégoût (de la condition masculine). Si ce roman est à ce jour le moins bon de Tracy Chevalier, je pense être en droit de me demander à quoi ressemble le meilleur, la vierge en bleu. Kllouche

kllouche
21/01/12
 

Tracy Chevalier s'appuie encore sur un fait historique pour construire ce roman et ce pour cela que je l'apprécie. On se retrouve dans l'angleterre du début XXème siècle, et l'on découvre en même temps que les personnages la cause des suffragettes. Un roman très agréable à lire.

seriephile
21/10/11
 

Et bien, j’en aurai mis du temps à me décider à écrire ce billet ! Voilà bien trois semaines que j’ai fini cette lecture, et je ne me souviens plus de grand-chose ; je viens d’ailleurs de relire les dernières pages pour me remettre en tête le dénouement (que j’avais complètement oublié…). Une histoire qu’on oublie après seulement trois semaines, c’est plutôt mauvais signe, non ? Je dois avouer que cette lecture a été une déception. Autant j’ai adoré La Jeune fille à la perle et La Dame à la licorne, autant ce titre-ci m’a semblé plat et sans véritable intérêt. Bien sur, ça se lit vite et bien, mais je ne vois toujours pas l’intérêt de cette histoire, si ce n’est les très brèves allusions au sort des suffragettes. Bon, je vais tenter de remettre mon cerveau en place et de développer un peu tout ça, mais ça va être difficile !

DameMeli
14/10/10
 

Londres, janvier 1901 : la reine Victoria vient de mourir. Comme la coutume l'impose, les familles se rendent au cimetière. Leurs tombes étant mitoyennes, les Waterhouse et les Coleman vont faire connaissance et leurs petites filles vont immédiatement se lier d'amitié Lavinia et Maude se retrouvent souvent et partagent leurs jeux et leurs secrets avec Simon, le fils du fossoyeur. Lavinia est élevée dans le respect des principes alors que Maude est livrée à elle-même : sa mère, Kitty Coleman, vit dans ses propres chimères. Ni la lecture, ni le jardinage, ni même une liaison ne suffisent à lui donner goût à la vie. Jusqu'au jour où elle découvre la cause des suffragettes. La vie des deux familles en sera bouleversée à jamais.J'ai bien aimé ce roman et l'histoire qui nous est racontée. Un bon roman, peut-être pas aussi fort que La vierge en bleu, mais une histoire agréable à lire.

indiana69
07/08/10
 

Format

  • Hauteur : 17.90 cm
  • Largeur : 10.90 cm
  • Poids : 0.23 kg
  • Langage original : ANGLAIS (ETATS-UNIS)
  • Traducteur : MARIE-ODILE FORTIER-MASEK