Le retour

SCHLINK BERNHAR

EDITEUR : GALLIMARD
DATE DE PARUTION : 11/01/07
LES NOTES :

à partir de
8,49 €
EXISTE EN
Ebook

SYNOPSIS :

Le retour s'ouvre sur les souvenirs de vacances du narrateur, Peter Debauer. Élevé dans l'Allemagne de l'après-guerre pansa mère, Peter passe tous ses étés chez ses grands-parents suisses. Ces derniers travaillent comme correcteurs d'épreuves pour une collection de romans populaires. Un jour, Peter commence à lire un bloc d'épreuves et découvre, fasciné, l'histoire d'un prisonnier de guerre allemand en Russie qui parvient à s'évader et à rentrer chez lui, mais seulement pour découvrir que sa femme ne l'a pas attendu. Certains détails du récit donnent
à Peter l'impression qu'il s'agit non pas d'un roman mais d'une histoire vraie, et cette idée ne le quittera plus. Beaucoup plus tard, devenu juriste, il mène l'enquête et, petit à petit, découvre que l'homme en question est peut-être son père. Mais à chaque fois qu'il croit comprendre son histoire, un élément inattendu brouille les pistes. Sa quête de vérité le conduit jusqu'aux Etats-Unis, où il est persuadé d'avoir identifié ce père insaisissable sous les traits d'un célèbre professeur de droit, déconstructionniste et négationniste...
3 personnes en parlent

Lente odyssée d'un homme qui remonte son fil d'Ariane... Les bribes d'une histoire dans un roman populaire, des ambiances, des sensations... Une difficulté à vivre. Comment être allemand aujourd'hui ? Après avoir laissé une épaisse chape de silence recouvrir l'indicible, petit à petit, les interrogations sont formulées. Elles évoluent dans leur forme et dans leur fond... La littérature n'est-elle pas là pour "donner à lire" et à travers ses mots, aider non à seulement à comprendre, mais... à vivre.Après le succès du Liseur, Schlink est systématiquement attendu au tournant, sa dernière production sera-t-elle "à la hauteur" ? J'ai parfois du mal à comprendre ce genre d'attitude. Je n'ai jamais lu ses romans policiers, mais j'ai aimé Le Liseur, cette pesanteur tout au long de l'histoire, ce poids de silence. J'ai lu Amours en fuite, série de nouvelles où cette même pesanteur était sensible... et je lis Le retour... une histoire dans l'histoire, une vie en miroir. Schling auteur de polar sait ménager le suspens. Chacun des ses romans est une sorte d'étape... Vers un mieux être allemand aujourd'hui ? Vers un mieux être... homme ou femme dans un pays dont les blessures lentement cicatrisent mais restent sensibles. Il y a toujours une sorte de distance dans le style de Schlink. Pourtant l'émotion est là, dans toute sa gravité, dans toute son ambivalence, entre amour et répulsion. Ce père est mon père et je vis avec cette découverte là. Schlink soulève des problèmes, mais n'apporte pas de solution, se refuse à trancher. Certains le lui reprochent d'ailleurs, alors que son courage réside peut-être là : l'aveu sans artifice de ce paradoxe profond entre l'affection que l'on peut ressentir pour un proche, pour un père... et la répulsion. Consultez le commentaire complet sur www.mondalire.com

un flyer
27/10/08

Le narrateur nous raconte tout d'abord les vacances qu'il passait, enfant, chez ses parents-parents paternels, en Suisse. Ces derniers, pour compléter leurs revenus de retraités, travaillaient comme relecteurs pour une maison d'édition qui éditait des ouvrages populaires. Le jeune garçon avait interdiction de lire ces ouvrages mais en lisait toutefois des extraits, au dos des feuilles de brouillon que lui donnaient ses grands parents. L'une de ces histoires éveillait en lui une sensation de déjà vu ou entendu : l'histoire d'un homme qui revient de la guerre après avoir été fait prisonnier... Devenu adulte, il peine à construire sa vie, le flou concernant ses origines ne cesse de le tourmenter. Par hasard, en déménageant, il retrouve dans ses papiers, le fragment d'histoire qui l'avait marqué enfant. Commence alors pour lui une longue quête qui le mènera vers son père, dont il découvrira le passé peu glorieux. De l'auteur, j'avais eu un coup de coeur, il y a quelques années pour "le liseur". Je savais que "le retour" avait eu moins de succès auprès des lecteurs mais j'espérais y retrouver un peu de l'émotion et de la réflexion qu'avait suscité en moi le précédent. Hélas, cela n'a pas été le cas. Bien qu'il soit question de nouveau de l'histoire allemande et du poids qu'elle représente pour les générations qui ont suivi, je n'ai pas trouvé au récit la même puissance et le même intérêt. Je me suis ennuyée dans le parallèle fait par le narrateur entre l'histoire du père et le retour d'Ulysse. La partie du livre que j'ai préférée est la dernière partie, que je ne dévoilerai pas pour le cas où vous souhaiteriez découvrir ce livre. Ce regain d'intérêt pour l'histoire vers la fin du roman n'a pas suffit à "sauver" ma lecture. Dommage... [http://http://sylire.over-blog.com

sylire
10/07/13
 

Peter passe une grande partie de ses vacances chez ses grands-parents, qui travaillent chez eux, pour arrondir leurs fins de mois, en tant que relecteurs de romans de gare. Un jour, au dos d'une des épreuves corrigées, qui lui servent à faire ses devoirs ou à dessiner, Peter découvre l'histoire d'un homme dont certains détails lui paraissent étrangement familiers. Cet homme, prisonnier de guerre en Sibérie, y raconte, à la manière d'Homère et de son Odyséée, son long périple pour regagner son foyer. Mais la fin du récit manque, ce qui aiguisera la curiosité de Peter.Devenu adulte, Peter débute une quête pour savoir ce qu'il est advenu de cet homme qu'il pense être son père. Cette quête douloureuse pour le narrateur, mêlant à la fois Histoire et l'histoire de sa famille, aboutira à une rencontre avec un être machiavélique, pour lequel il avait traversé l'Atlantique. C'est ce qui lui permettra d'avancer dans sa vie trop marquée par l'absence d'un père.Avec Le retour, j'ai redécouvert cette blessure qui caractérise les personnages de Schlink, marqués à jamais par la deuxième guerre mondiale, alors qu'ils ne l'ont pas forcément vécue eux-mêmes (tout comme l'auteur, né en 1944, mais qui en a subi les conséquences). Si ce roman ne m'a pas autant bouleversée que Le Liseur, il restera tout de même un bon souvenir de lecture. Je sais en tout cas que je n'hésiterai pas à découvrir ses autres romans et nouvelles, afin de tenter de retrouver cette atmosphère si particulière qui naît sous la plume de Schlink, marqué par le passé trouble de son pays.

emilieclaudon
02/03/13
 

Format

  • Hauteur : 20.50 cm
  • Largeur : 14.00 cm
  • Poids : 0.39 kg
  • Langage original : ALLEMAND
  • Traducteur : BERNARD LORTHOLARY

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