Le reve

ZOLA, EMILE

EDITEUR : GALLIMARD
DATE DE PARUTION : 13/06/86
LES NOTES :

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Ebook

SYNOPSIS :

" je voudrais, écrivait zola en préparant le rêve, faire un livre qu'on n'attend pas de moi. " un livre écrit " à l'ombre d'une cathédrale ", une sorte de livre mystique et légendaire d'intention analogue à celle de flaubert racontant " l'histoire de saint julien l'hospitalier, telle à peu près qu'on la trouve, sur un vitrail d'église, dans (son) pays. " mais l'intuition
sociale de zola nous vaut une étonnante évocation néo-balzacienne des milieux et des métiers liés à la vie religieuse et, si la légende est durement ancrée dans la réalité, celle des conflits de classes et des amours impossibles, elle s'épanouit en pages somptueuses, le mariage, la mort de l'héroïne, qui sont comme un dernier flamboiement de l'imagination romantique.
4 personnes en parlent

Une jolie histoire d'amour entre le cœur et la raison. L'amour dicté par le coeur, pur, passionné, aveugle, déterminé. La raison et le façonnage de l'entourage, des obligations, de la renonciation. C'est l'histoire d'angélique, isolée du monde extérieur dont l'univers est fondé sur son imaginaire et sa foi. Dans l'attente d'un prince, elle y croira jusqu'au bout. Viendra t'il ?Très très joli roman. Se lit très vite. Un vocabulaire très riche ! Une écriture qui n'existe plus de nos jours. BEAU !

sugarthemis
27/06/11
 

Enfant recueillie par Hubert et Hubertine tandis qu'elle grelottait sous le porche de la cathédrale, Angélique devient une jeune fille romanesque, tout emplie de mysticisme exacerbé par son métier de brodeuse pour ses parents, chasubliers, et la proximité de la cathédrale de Beaumont. Passionnée par la lecture de la « Légende dorée » qui raconte la vie des saintes et des saints, elle se perd en de longues rêveries mystiques et romantiques. Tandis que ses doigts agiles font naître des motifs floraux délicats et des visages de saints transfigurés par le martyre, son esprit s'évade vers une rencontre amoureuse idéale, prince charmant, gentil saint ou...plus prosaïquement l'ouvrier en charge de la restauration du vitrail de Saint-Georges terrassant le dragon.Quand il s'avérera que cet ouvrier, Félicien, est le fils de l'évêque, conçu dans la jeunesse de ce dernier avec une femme morte en couches (la morale ecclésiastique est sauve...), quand les parents adoptifs sauront cet amour, les choses vont se compliquer tant on n'admet pas le mariage d'amour, rien ne valant un « bon » mariage raisonné et raisonnable.Très daté par le thème et le style (époustouflant de précision, brillant mais tellement descriptif qu'il ne laisse pas place à l'imagination), ce court roman de 1888, seizième des Rougon-Macquart, fait vivre un touchant portrait de jeune fille, intemporel par certains aspects. Livre auquel il est un peu difficile de s'attacher aujourd'hui. Hebelín

hebelin
13/11/14
 

Ce que j'ai aimé dans "Le rêve" ? Sa brièveté. Sidonie avait une fille, figurez-vous. Quinze mois après la mort de son mari, on ne sait trop comment, voici que déboule Angélique, descendante Macquart. Aussitôt abandonnée, et après quelques déboires, recueillie par un très brave ménage, des brodeurs. Bien élevée, le tempérament passionné nourri aux histoires de saintes, d'anges et de martyrs, Angélique voit la vie comme elle n'est pas."Le bonheur, c'est très simple. Nous sommes heureux, nous autres. Et pourquoi ? parce que nous nous aimons. Voilà ! ce n'est pas plus difficile... Aussi, vous verrez, quand viendra celui que j'attends. Nous nous reconnaîtrons tout de suite. Je ne l'ai jamais vu, mais je sais comment il doit être. Il entrera, il dira : Je viens te prendre. Alors, je dirai : Je t'attendais, prends-moi. Il me prendra, et ce sera fait, pour toujours. Nous irons dans un palais dormir sur un lit d'or, incrusté de diamants. Oh! c'est très simple.- Tu es folle, tais-toi !" interrompit sévèrement Hubertine (j'adore ce prénom).Et, la voyant excitée, près de monter encore dans le rêve :"Tais-toi ! tu me fais trembler... Malheureuse, quand nous te marierons à quelque pauvre diable, tu te briseras les os, en retombant sur terre. Le bonheur, pour nous misérables, n'est que dans l'humilité et l'obéissance."Car ses parents adoptifs (en fait juste tuteurs, la loi de l'époque nous étant racontée en détails) sont terriblement malheureux, sous leur dehors de ménage parfait. Ils s'aiment, certes, mais leur union a été maudite et est restée stérile. Ce qui ulcère Hubertine (oui, j'adore) et ne chagrine Hubert (ça le fait moins) que dans la mesure où sa femme en souffre, car lui est une âme facilement rêveuse qui pourrait bien s'accommoder de son sort.Alors le prince charmant va se montrer, Angélique et lui vont roucouler d'extase, le père du jeune homme refusera tout net cette union (car il a connu la femme alors qu'il s'était donné à Dieu, depuis il ne sait plus quoi faire pour se châtier, ayant commencé par renier son fils pendant 20 ans, la belle idée), Angélique en tombera très malade, sur son lit de mort le père consentira en lui donnant l'extrême onction, et le jour du mariage elle expirera juste après le premier baiser.Henri Mitterand nous confie en étude de La Pléiade : "Il faut bien avouer que ce roman, cousu de pièces empruntées à des auteurs aussi divers que Jacques de Voragine, Viollet-le-Duc, Pierre Larousse, et la Direction de l'Assistance Publique, n'ajoute rien à la gloire littéraire d'Emile Zola. On dirait que l'écrivain l'a composé sans s'attacher vraiment au sujet : oeuvre de routine, écrite dans un style de routine."Pour ma part, je me suis beaucoup ennuyée. Heureusement que "La bête humaine" arrive... Sylvie Sagnes

SagnesSy
07/07/12
 

Le rêve C'est une histoire d'amour romantique entre une jeune fille pauvre et belle et un prince charmant. Des parents contre le mariage. Et cette fin... bouleversante. Un conte lumineux à découvrir.

Format

  • Hauteur : 17.70 cm
  • Largeur : 10.70 cm
  • Poids : 0.16 kg

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