Le rire de l'ogre

PEJU, PIERRE

EDITEUR : GALLIMARD
DATE DE PARUTION : 22/08/05
LES NOTES :

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Ebook

SYNOPSIS :

Au début des années soixante, dans la forêt qui entoure une petite ville de Bavière faussement paisible, a lieu un drame effroyable que le secret et le silence recouvrent bien vite. Paul Marleau est un adolescent français qui séjourne en Allemagne chez un correspondant. Il fait la connaissance de Clara, fille d'un ancien médecin de la Wehrmacht. Enfants de la paix, ils comprennent que des « fêlures de guerre » se propagent dans la douceur apparente de leur époque. Guerres que l'on croit finies, ou guerres actuelles jamais très lointaines. Mais les années passent.
Clara devient photographe et Paul sculpteur. Ils s'attirent autant qu'ils se fuient et leurs chemins ne cessent de se croiser puis de se séparer. D'autres personnages bouleversent leurs existences : Max Kunz, professeur de philosophie et ancien soldat d'Algérie, Philibert Dodds, artiste solitaire qui vit dans le Vercors, ou Jeanne, la jeune sage-femme pleine d'énergie. Roman de guerre, roman d'amour, méditation sur le mal, sur l'art et le bonheur, Le rire de l'ogre est l'histoire de toutes ces vies confrontées à l'ambiguïté et à la brutalité du siècle.
2 personnes en parlent

Je trouve que c'est un excellent livre en ce qui concerne l'écriture... Les personnages sont complexes et cohérents... les idées réfléchies... les pensées profondes... mais le tout forme quelque chose de dérangeant par moment... Le lecteur est souvent dans une position de voyeur par rapport à la souffrance et la douleur... Je ne regrette pas de l'avoir lu mais j'aurais du mal à le conseiller... http://ramettes.canalblog

ramettes
12/12/13
 

Il y a une grande intensité dramatique dans ce roman qui ménage de nombreux allers-retours entre présent et passé. Ce livre, qui a pour thème, entre autres, la mémoire est écrit dans une langue expressive qui rend bien compte du malaise des personnages. L'auteur se met dans la peau de ces deux Allemands enrôlés dans la Wehrmacht, d'abord révoltés et ensuite bourreaux, qui se rendent peu à peu complices d'une monstruosité. Le roman pose la question (sans y répondre) de la place de la responsabilité individuelle dans le phénomène d'engrenage qui débouche sur la folie collective, et, en corollaire, celle du courage et de la lâcheté. Il pourrait servir de point de départ à un débat entre ceux qui pensent que certains processus historiques aux issues dramatiques sont inévitables et ceux qui estiment que chaque individu, à son niveau, peut les enrayer et qu'il est un peu «facile» de se dédouaner sur une responsabilité «collective». A côté de ces interrogations fondamentales, l'histoire d'amour entre les deux personnages principaux pourra paraître un peu secondaire, mais l'auteur parvient autant à peindre le désespoir que la chaleur de la chair et la joie de vivre de deux adolescents. Il écrit également de belles pages sur le travail de sculpteur de Paul. Des lecteurs sensibles ont préféré abandonner la lecture en raison de la dureté extrême des scènes d'atrocités commises envers les femmes et regrettent que l'auteur ne se soit pas contenter de suggérer, pour un résultat qui aurait pu avoir autant de force. - Retrouvez tous les titres du comité d'octobre 2005 Comité romans adultes, bibliothèque municipale de Brest

Format

  • Hauteur : 20.50 cm
  • Largeur : 14.00 cm
  • Poids : 0.33 kg