Le rocher de tanios

MAALOUF, AMIN

EDITEUR : GRASSET ET FASQUELLE
DATE DE PARUTION : 08/09/93
LES NOTES :

à partir de
3,49 €
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Ebook

SYNOPSIS :

Prix Goncourt 1993. L'histoire de ce roman tourne autour d'un personnage illustre dans tout le Moyen-Orient et dont nul ne sait s'il fut réel ou légendaire : Tanios-Kichk ; et quand Amin Maalouf commence son récit, ce patronyme désigne un rocher sur lequel les enfants n'ont pas le droit de jouer. Tanios avait, autrefois, assassiné un prélat qui lui avait "dérobé" une femme. Par la suite, Tanios avait erré en Méditerranée avant de tomber dans un piège tendu par la famille dudit prélat trente années après le meurtre de leur
ancêtre. Tanios est assassiné, puis transformé en rocher dans la région des Monts-Liban... On pourrait dire que cette légende est le sujet de ce roman. Or, ce n'en est que le point de départ... Le livre que l'on va lire, en effet, est l'enquête menée par un narrateur dont la famille a été mêlée à l'assassinat de Tanios-Kichk. Dès lors, dans une construction romanesque savante et pleine d'aventures, le lecteur entreprend un grand voyage dont le thème pourrait ainsi se résumer : comment et pourquoi naissent les légendes ?
5 personnes en parlent

Amin Maalouf nous emmène dans ce Proche-Orient qu'il aime tant. L'histoire semble racontée par quelque vieux sage du cru. Pourtant, tout est fiction, ou presque, mais ce conte est précis et d'une grande beauté.

Zuzuninho
03/10/15
 

L’histoire racontée dans ce roman se passe dans un village perdu dans les montagnes du Liban chrétien au début du XIXème siècle. Dans ce village, Kfaryabda, les rochers ont un nom. L'un d’entre eux, en forme de siège, porte le nom de Tanios. La légende dit que celui qui s'assoit dans ce siège disparait, et il est interdit aux enfants de l'escalader.C’est l’histoire de ce Tanios que nous raconte Amin Maalouf. Ses parents, la trop belle Lamia et Gérios vivent dans le palais du cheikh Francis seigneur féodal du village dont Gérios est l’intendant. Tanios doit vivre avec le mystère de l'identité de son père. Est-il le fils de Gérios ou du cheikh selon la rumeur qui circule dans le village ?Il grandit protégé par le cheikh qui le considère comme son enfant à l’égal de son fils Raad et devient un adolescent aux cheveux blanchis précocement, doté d’une belle érudition grâce à l’éducation reçue dans l’école d’un pasteur britannique.Mais son père et lui devront s’exiler suite à l'assassinat du patriarche, beau-père du cheikh. Lorsque Tanios reviendra dans son village, beaucoup de choses auront changé.Cette histoire passionnante, légende et roman d’aventure tout à la fois, Amin Maalouf nous la raconte avec tout le charme oriental. La lecture en est un régal grâce à l’écriture toute en finesse et pleine de poésie. On découvre l’âme orientale avec ses croyances et ses superstitions.C’est aussi une partie de l’histoire romancée de l'Orient où musulmans et chrétiens sont déjà en lutte.

Ludeca
04/05/15
 

A travers l'épopée de Tanios, dans un village de la Montagne libanaise, cet ouvrage offre un regard touchant sur le Liban, un pays qui fut plusieurs fois, au cours de son histoire, au coeur de conflits, avec l'étranger ou entre sa population.

Etudiante
19/10/12
 

Que s'est-il passé exactement dans la chambre du cheikh Francis lorsqu'il a demandé à la jolie Lamia, femme de son intendant, de lui apporter des fruits à l'heure de la sieste ? Le cheikh est connu pour son appétit de jeunes et jolies femmes et toutes essaient de lui échapper. Il dirige d'une main de fer son domaine dans la Montagne druze, au Liban donc, aimé, respecté et craint.Quand vient au monde un enfant quelques mois plus tard, les ragots vont bon train, en sourdine, car on ne peut pas dire ces choses -là. Tanios, enfant éveillé et passionné par l'étude est donc le fils de Lamia et de Gérios, l'intendant. Jusqu'au jour où un simple d'esprit lâchera les mots qui dévoilent, les mots qui font se moquer aussi : Tanios-kichk ! Du nom de ce plat dont raffole cheikh Francis et que sait si bien faire Lamia... Tanios a fait le maximum pour intégrer l'école du pasteur anglais et le cheikh y a aussi inscrit son fils, raison diplomatique, nous sommes en 1830 et l'Angleterre et la France sont rivales au Moyen-Orient. L’Égypte est soumise aux Anglais, le Liban, catholique, proche des Français, l'Empire ottoman désireux de conquérir cette partie du monde. Ces données de géopolitique affectent la vie du petit village et retirer de l'école hérétique le fils du cheikh avec son sujet Tanios devient affaire d'Etat. Mais Tanios résiste et fait la grève de la faim. Pouvoirs, contre-pouvoirs, aspects religieux se mêlent étroitement à la vie des notables et des villageois. Une forte hiérarchie existe entre cheikh, émir, pacha, survivance de la féodalité contre laquelle se rebiffent Tanios et Roukoz, l'ancien intendant banni du château. Histoires d'amour, de pouvoir, d'ambitions, la Montagne vibre de tout cela jusqu'au jour où, humilié, Gérios le père supposé de Tanios et mari probablement trompé, commet l'irréparable : assassiner le patriarche chrétien, figure emblématique du pouvoir religieux et homme politique essentiel. Commence alors une fuite vers Beyrouth, puis vers Chypre, jusqu'au traquenard final et à la disparition de Tanios . De cette histoire subsiste une légende, celle de Tanios, racontée par des voix différentes, celle du pasteur anglais, celle du moine Elias dans la « Chronique de la Montagne ». Et ce rocher d'où , après un dernier passage, Tanios a disparu à jamais. La narration est alertement menée, riche d'éléments propres à l'histoire du Liban et du Moyen-Orient entre 1830 et 1838. Les « sources » citées par l'auteur lui confère un caractère d'authenticité renforcé par l'abondance de détails sur la vie au début du 19ème siècle dans ce Liban tellement malmené par les Européens et les Moyen-Orientaux.Pourquoi ces événements tragiques et dérisoires se sont-ils produits ? « A cause de l'apparence des choses » (p. 176) : voilà qui résume assez bien le fonctionnement de cette société où la peur du « qu'en dira-t-on » fait loi. Hebelin

hebelin
21/06/12
 

Je connaissais Amin Maalouf de nom, mais ne l’avais jamais lu. Alors qu’il devient immortel, pour réparer cela, je choisis l’ouvrage qui lui valut le Prix Goncourt.Et bien c’est fait, je l’aurai lu au moins une fois !!! Mais que tirer de ce livre ? Pas grand-chose.Je l’ai terminé, très vite, comme on finit son assiette pour être quitte, et pouvoir passer au dessert, qui est plus prometteur. Le plat était mangeable, mais sans saveur, sans goût, sans odeur. Et bien ici c’est pareil : cela se lit, c’est limpide, bien écrit. Mais quoi, me direz-vous ?L’histoire est un peu maigrichonne ; ça manque un, beaucoup de corps. Si l’écriture est lipide le style est lourd. Il s’y dégage une espèce de léthargie toute orientale, une sorte d’indolence, de nonchalance, qui à la longue lasse énormément quand il n’y a pas la poésie, les couleurs, et un peu d’épice pour retenir le lecteur.Peut-être que c’est au second, voir au troisième degré qu’il faut lire ce roman s’apparentant à un conte……Si on veut…… http://leblogdemimipinson.blogspot.com/

mimipinson
31/07/11
 

Format

  • Hauteur : 22.00 cm
  • Largeur : 14.00 cm
  • Poids : 0.31 kg

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