Le roi se meurt

IONESCO, EUGENE

livre le roi se meurt
EDITEUR : GALLIMARD
DATE DE PARUTION : 04/11/97
LES NOTES :

à partir de
6,60 €

SYNOPSIS :

Comique ou tragique, pathétique ou grotesque ? Le Roi d'Ionesco se voit confronté à la mort. Son univers s'écroule, notre univers s'écroule. Retrouvez ce personnage
désormais classique, qui incarne l'angoisse de l'homme, son humour aussi, et qui a fait pleurer, rire et pleurer de rire des salles entières de spectateurs.
4 personnes en parlent

Dans un monde où le chauffage ne fonctionne plus, le soleil fait des siennes et le château menace de tomber en ruine, le roi Bérenger Ier se meurt.Chaque personnage refusera de croire en cette situation inéluctable dans laquelle tout part à vau-l'eau.Peu importe l'attitude que l'on adopte face aux faits, qu'il s'agisse de les nier, les accepter ou de s'insurger face à eux, rien n'y fera le sort prévu arrivera bientôt à échéance.C'est la condition humaine qui est ici incarnée; elle qui nous mène immanquablement vers la mort.A la fois drôle et grave, cette pièce est formidable tant elle brasse de sentiments différents, met en place des personnages qui réagissent tous de façon différente, ce qui renvoie forcément le lecteur à ses propres angoisses et questionnements. Maltese

Maltese
03/07/09
 

Bien qu'elle ne sois pas aussi absurde que la pièce de la Cantatrice Chauve, cette pièce était tout de même intéressante. Elle parle là d'un Roi qui, si vieux qu'il est, se met à mourir, non pas parce qu'il l'a décidé, mais limite parce qu'on lui somme.Je dirais que c'est une pièce très intéressante, parce que le Roi se crois tout puissant à la façon de Louis XIV, il dit que tout ceux à qui il ordonnent, obéissent, et on se rend compte que comme il va mourir ca ne marche plus ce qui est tout à fait étrange. De plus, c'est comme si le Monde entier allait mourir avec lui, et ça aussi c'est tout à fait bizarre, et j'ai eut parfois l'impression que le roi était finalement Dieu (vu que le monde s'écroule s'il meurs)Ce livre est divisé en deux, d'un côté il y a Marguerite et le Médecin qui veulent aider le roi à mourir, et de l'autre Marie qui soutiens le Roi pour ne pas qu'il meurs. C'est une histoire sur les mourants, qui vont bientôt quitter ce monde, aussi. C'est intéressant, la déchéance, l'acceptation, tous ces sujets traités dans cette pièce.Certains passages étaient longs, et j'en ai parfois un peu sauté, néanmoins, j'ai apprécié cette pièce, qui même si elle n'était pas tant absurde, ça ne fait rien. J'ai apprécié la morale et l'écriture. Et c'est ce qui compte.

yuukichanbaka
16/04/14
 

J'aime beaucoup Rhinocéros de cet auteur mais j'avais eu une très mauvaise surprise en découvrant La cantatrice chauve. Alors, j'avais un peu peur de me lancer dans Le roi se meurt. Cela dit, j'ai eu peur pour rien ! J'ai vraiment beaucoup aimé cette pièce de théâtre : l'humour n'est pas aussi absurde quand dans La cantatrice chauve et j'ai donc pu l'apprécier à sa juste valeur. J'ai beaucoup aimé m’immerger dans les derniers instants de la vie de ce roi séculaire : c'est impressionnant comment la vie s'écroule d'un seul coup autour de lui et qu'il prend conscience de tout ce qu'il s'était promis de faire sans jamais en prendre le temps... C'est vraiment une pièce très "Carpe Diem" !J'ai beaucoup aimé les deux épouses de ce roi qui ne m'ont pas paru très paniquée sur le coup. Elles ont un caractères qu'on ne devine pas forcément vu le rôle qu'elles ont. Ce sont des personnages très intéressant à "gratter". J'ai beaucoup aimé l'humour de la pièce et tous ces jeux de mots et rebondissement. Il y a beaucoup de comique de répétition, mais ça m'a toujours fait autant rire, jusqu'à la fin de ma lecture !J'adorerais pouvoir voir Le roi se meurt jouée sur scène :)

MademoiselleLuna
13/05/13
 

Le Roi Bérenger Ier se meurt. Il sera mort à la fin de la pièce. Lui qui a vécu en maître quasi éternel, il a perdu le souvenir de la mort au profit des fêtes et autres occupations futiles. Mais comme Bérenger est roi, ne pourrait-il pas recommencer à vivre pour éviter la mort, ou tout au moins revivre quelques épisodes fameux de son règne? Tout l'absurde est là. Le lecteur (ou le spectateur) assiste impuissant, le sourire jaune aux lèvres, à la déliquescence d'un royaume. Le temps de vie du roi est le temps de la représentation. Tout meurt autour de lui: les murs du palais s'effritent, le royaume rétrécit, l'armée n'obéit plus, et les reines se querellent. Pourtant, la Reine Marguerite avait bien tenté de résonner son cher et tendre, en vain. Lui, préférait batifoler avec la Reine Marie, hédoniste convaincue. Que faire maintenant que la chambre à coucher se remplit de toiles d'araignées? Parfois grotesque, parfois burlesque, cette pièce ne fait que remettre quelques vérités en place, et surtout rappelle que finalement, face à la mort, tous sont égaux, hommes de pouvoir ou non. Bérenger Ier est le symbole de l'impuissance: la mort devient la véritable Reine et lui rappelle que face à elle: "il n'y a pas d'examen de passage, il n'y a pas de redoublants." C'est un texte fort de la littérature française, et on comprend pourquoi il est régulièrement à l'affiche. vivi

vivicroqueusedelivres
15/02/12
 

Format

  • Hauteur : 17.80 cm
  • Largeur : 10.80 cm
  • Poids : 0.13 kg