Le roman d'oxford

MARIAS, JAVIER

livre le roman d'oxford
EDITEUR : GALLIMARD
DATE DE PARUTION : 22/06/06
LES NOTES :

à partir de
8,20 €

SYNOPSIS :

venu enseigner la littérature espagnole dans un collège d'oxford, le narrateur se retrouve désorienté et désarçonné par le conflit interne entre plusieurs cultures et plusieurs personnages. il y a clare bayes, une femme mariée dont il tombe amoureux mais qui, bientôt, l'abandonne à l'oxford délétère des universitaires, des clochards et des espions; cromer-blake, un ami anglais, dont il feuillette le journal intime et qui paraît
renaître de ses cendres; enfin l'autorité littéraire de toby rylands, le maître respecté du narrateur-bibliomane. mais le personnage principal, l'ombre énigmatique et malicieuse qui plane au-dessus du narrateur et de sa quête d'identité, c'est oxford, ville d'intrigues et de virtuosités ambiguës, de rites compassés et de " perturbations " imprévisibles. un roman éblouissant de virtuosité, d'ironie et d'humour.
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L'aspect le plus réussi de ce roman est sans conteste sa description des moeurs oxoniennes : les high tables, ces repas entre dons de différents colleges sont drôlatiques, tant le cérémonial extrêmement guindé qui est censé les présider (on doit parler exclusivement à ses voisins de droite et de gauche et minuter les conversations) est perverti par l'alcool qui coule à flot (le président de la tablée fait changer les plats en tapant du maillet mais comme il est ivre mort il tape sans discontinuer ce qui perturbe les serveurs et empêche les convives de toucher aux plats), de même que la description d'un cours de version espagnole (le narrateur invente des étymologies fantaisistes pour éviter de ne pas répondre aux questions embarrassantes des élèves). Certains personnages, qui font partie de ce petit monde sont eux aussi parfaitement campés et plutôt émouvants dans leurs travers, comme Will, le gardien dans la guérite qui chaque jour revit une journée de son passé, Cromer-Blake, le professeur frappé par la maladie ou Toby Rylands, la sommité littéraire qui en fait n'a pas écrit une ligne depuis sa retraite même s'il fait croire le contraire à tout le monde. Mais ce qui aurait pu être un roman ironique sur l'université oxonienne est desservi par un style d'une grande lourdeur qui use et abuse des parenthèses répétitives (l'information contenue dans la parenthèse est exactement la même que celle qui nous a été donnée quelques lignes plus haut), lui-même englué dans une narration faussement éclatée qui est censée suivre le fil des souvenirs du narrateur, mais qui le conduit à des répétitions. On a l'impression de lire une espèce d'éducation sentimentale disparate, dans le ton et dans la forme, qui met en scène un jeune homme un peu perdu qui garderait de ces deux années un souvenir des plus flous et qui n'arriverait pas à expliquer en quoi ces deux années l'ont transformé (ou non). C'est dommage parce que certains passages sont très réussis et l'histoire de Gawsworth, l'écrivain oublié et de la mère de Clare, aurait valu à elle seule un roman.

fashiongeronimo
11/08/12
 

Venu enseigner la littérature espagnole à Oxford, le narrateur, un madrilène quarantenaire, se retrouve désœuvré (il a peu d'heures de cours) et désorienté (Oxford étant un microcosme très particulier). L'homme traverse une crise (simple ennui ? Déprime ?), appelée "perturbation", qu'il tente de dominer : il entame une liaison avec Clare, une collègue mariée ; discute avec Cromer-Blake, son seul ami anglais, gravement malade ; fouille chez les bouquinistes à la recherche des œuvres d'un auteur oublié, Gasworth... et ironise sur les us et coutumes oxfordiens (le milieu universitaire délétère, les conflits de personnalités, les ragots diffusés avec délectation, et même les traditions en espionnage).Ce roman raconte donc les deux années que le narrateur passa à Oxford, en une suite d'anecdotes et de moments de vie, parsemés de quelques réflexions sur le devenir de l'Homme, la vieillesse, la maladie ou encore l'amour... Si certains (malheureusement trop peu) de ces épisodes oxfordiens sont irrésistibles d'ironie et de drôlerie (par exemple la description d'un dîner en "high table", tradition oxfordienne guindée et barbante où les universitaires, en toges, se retrouvent autour d'un repas officiel et pantagruélique, mais qui vire au vaudeville à force d'alcool) le tout est assez décousu et inégal. De plus le style, lourd et alambiqué (les phrases sont interminables et les redondances abondent), et l'écriture froide et sèche excluent la moindre empathie pour le narrateur. On reste donc très extérieur à toute cette histoire et petit à petit on est tout simplement gagné par l'ennui...

Kara
31/01/11
 

Format

  • Hauteur : 17.80 cm
  • Largeur : 10.80 cm
  • Poids : 0.17 kg
  • Langage original : ESPAGNOL