Le sanatorium au croque-mort

SCHULZ, BRUNO

livre le sanatorium au croque-mort
EDITEUR : GALLIMARD
DATE DE PARUTION : 16/05/01
LES NOTES :

à partir de
9,05 €
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On retrouve dans ce recueil, comme dans "Les boutiques de cannelle", l'univers étrange et fortement onirique de Bruno Schulz, placé sous la direction d'un narrateur unique, Joseph, dans une petite bourgade polonaise d'avant la première guerre mondiale.L'ensemble forme un curieux diptyque, au centre duquel trône la figure du père, et qui mène le lecteur sur des terres qui mêle le religieux à la mythologie personnelle du narrateur.Un livre selon moi assez difficile d'accès, qui déploie tout un monde particulier, original et loin de tout poncif. Maltese

Maltese
12/10/09
 

E recueil de nouvelles est peut-être l'ouvrage le plus étrange qui m'ait été donné de lire. Plus décalé, plus onirique encore que Franz Kafka (qu'il admirait), Lewis Carroll ou Boris Vian, Bruno Schulz a exploré, sa vie durant, un univers fantasmagorique, dont il a rendu compte à travers ses dessins et ses nouvelles. Celles contenues dans "Le sanatorium au croque-mort" m'ont laissée sans voix. L'écriture est de toute beauté. Chefs-d'oeuvre d'hermétisme, elles ont nécessité le labeur de toute une équipe de traducteurs (Thérèse Douchy, Allan Kosko, Georges Sidre et Suzanne Arlet), ce qui m'a fait supposer que chacune d'elle devait représenter le grand oeuvre d'une vie tout entière consacrée à rendre en français les subtilités de la langue polonaise...Quant au contenu, il ne se laisse pas si facilement appréhender... La figure tutélaire du père de l'auteur, envahissante, prend une place prépondérante dans l'ensemble des récits, réduisant les autres personnages au statut de marionnettes ou de mannequins comme on en voit aux devantures des magasins.Dans la première nouvelle, "Le Livre", le narrateur nous fait part de l'émerveillement suscité par un livre fabuleux, irradiant de beauté et vie, auquel son père l'a initié, et de la déslllusion qui s'est ensuivie lorsque la maisonnée est passée sous le contrôle de la mère et d'Adèle, la bonne, personnages prosaïques aux vues étriquées, et que l'ouvrage sacré a été cruellement détrôné et dégradé...Dans celle qui donne son nom au titre du recueil, le narrateur, Joseph, lui rend visite alors qu'il végète dans un sanatorium. Il s'aperçoit que le temps y opère de savant es distorsions, qui permettent aux défunts de rester en vie indéfiniment et leur confère même le don d'ubiquité, puisque différentes dimensions temporelles y coexistent... Dans la dernière, "La dernière fuite de mon père", le père hante la demeure où il a vécu, y prend la forme la plus insignifiante, voire la plus répugnante, mais continue de s'imposer à ceux qui lui survivent, comme s'il refusait de lâcher prise.Un recueil époustouflant, et un auteur méconnu que je vous invite à découvrir. Assassiné en 1941 dans le ghetto juif de sa ville natale par un milicien nazi, à l'âge de cinquante ans, il n'a pu donner la mesure de son génie. Une partie de son oeuvre a été perdue, il reste cependant deux recueils de nouvelles, une correspondance fournie, et de nombreux dessins.

Schlabaya
07/01/11

L'univers si atypique de Bruno Schulz prend son envol dans ce très bon livre qui est aussi bon que les Boutiques de Cannelle, tout aussi mystérieux et hermétique...

Arfirith
25/08/12
 

Format

  • Hauteur : 18.80 cm
  • Largeur : 12.30 cm
  • Poids : 0.26 kg
  • Langage original : POLONAIS

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