Le seigneur des porcheries

EGOLF, TRISTAN

livre le seigneur des porcheries
EDITEUR : GALLIMARD
DATE DE PARUTION : 18/10/00
LES NOTES :

à partir de
9,20 €

SYNOPSIS :

Ce premier roman singulier commence avec la mort d'un mammouth à l'ère glaciaire et finit par une burlesque chasse au porc lors d'un enterrement dans le Midwest d'aujourd'hui. Entre-temps, on aura assisté à deux inondations, à quatorze bagarres, à trois incendies criminels, à une émeute dans une mairie, à une tornade dévastatrice et à l'invasion de méthodistes déchaînés ; on aura suivi la révolte d'une équipe d'éboueurs et vu comment un match de basket se transforme en cataclysme. Tout se passe dans la petite ville de Baker, sinistre bourgade du Midwest ravagée
par l'inceste, l'alcoolisme, la violence aveugle, le racisme et la bigoterie. Au centre des événements, John Kaltenbrunner, un enfant du pays, en butte à toutes les vexations, animé par une juste rancoeur. Comment John se vengera-t-il de la communauté qui l'a exclu ? Jusqu'où des années de désespoir silencieux peuvent-elles conduire un être en apparence raisonnable ? Dans un style flamboyant, Le seigneur des porcheries retrace l'histoire de cette vengeance, telle qu'elle est contée, après la mort de John, par un des « humiliés et offensés » qu'il défendait.
6 personnes en parlent

John Kaltenbrunner et son destin. Tel est l'histoire de ce livre. Ce personnage est né pour son plus grand malheur dans une petite ville de la Corn Belt américaine peuplée de ploucs totalement abrutis qui n'éprouvent aucun respect pour autrui à partir du moment où on ne vit ou n'agit pas comme eux. Le résultat donne un roman ébouriffant, sorte d'épopée d'un homme quasi seul face à toute une population ignorante, pleine de préjugés, bêtement haineuse, violente dans ses moindres faits, raciste, boursoufflée de bigoterie...Le très beau portrait d'un homme qui aurait pu vivre heureux si tout et tous (y compris les éléments) ne s'étaient pas ligués contre lui. Sans aucune raison valable, John sera le bouc émissaire de cette ville de Baker.Le récit est rapporté par les collègues de John, nous laissant deviner l'issue inexorablement tragique de cette histoire.Egolf use d'un style truculent, toujours plein d'humour, décrivant à merveille cette bourgade conservatrice au possible. Toute la partie sur la "crise" est un moment de littérature hallucinant.Un très grand roman qui n'épargne personne, et malheureusement pas son héros. Maltese

Maltese
13/02/09
 

John Kaltenbrunner et la haine. Comment un enfant innocent, travailleur, imaginatif devient fou.Et bien, je suis arrivée au bout non sans peine, il faut faire des efforts pour lire les 600pages, mais je voulais savoir la fin. Mais quelle ville !!!! « Baker » Une ville remplit de débiles, de racistes, d’arriérés, de pas finis, d’ harpies méthodistes au chevet des mourants pour les spolier, une horreur !!! Et au milieu de ces détraqués un pauvre gosse qui aurait pu s’en sortir ailleurs et qui devient aussi dingue sinon plus que les autres. Ouf, terminé mais que cela ne vous rebute pas à la fin on se dit mais quel bonheur de vivre ici. Il n’y a que les Américains pour écrire de tels livres, il faut reconnaître un grand talent d’écriture, beaucoup d’imagination ou alors un cerveau très perturbé… Nena

nena1
01/02/14
 

En très très résumé, on découvre ici l'histoire de John Kaltenbrunner, qui commencera comme créateur de basse-cour à 8 ans, pour finir par trouver la mort comme exutoire de la haine d'une petite bourgade du Midwest américain. Bourgade raciste, bigote, arriérée et terrible. Son histoire nous est narrée par ses derniers collègues, de détails en points minuscules, l'histoire d'une vie, absurde.Si je reconnais bien des qualités à ce roman ébouriffant, j'ai bien peiné pour en venir à bout, trouvant particulièrement pénibles ces tournures incessantes du futur employé comme prédictions macabres. Truc devra se souvenir longtemps de... plus tard il devra en dire... etc... un certain emploi du présent aurait rendu la lecture plus facile !Bref, il faut avoir envie de s'y plonger vraiment, c'est une oeuvre qui "demande" beaucoup au lecteur. Sylvie Sagnes

SagnesSy
23/07/12
 

[...]J’ai eu l’impression de nager la brasse coulée : un coup plongée dedans en apnée, un coup tête en l’air à penser à autre chose. Le roman retrace une vengeance, depuis les causes de la haine de John, le héros, envers Baker, sa ville natale, jusqu’à l’assouvissement brutal de toutes ces années de colère.[...]

Readingintherain
01/06/11
 

Belle leçon d'humilité que l'histoire de ce John Kaltenbrunner : celle d'un pauvre mec, attachant car différent, devant démêler sa vie face à l'adversité. L'auteur dresse un portrait peu flatteur de l'Amérique profonde. C'est remarquablement écrit avec alternance de langage châtier et très littéraire. A lire absolument. Forrest

Forrest
16/08/10
 

Un livre qui marque Il y a certains livres dont vous avez du mal à vous détacher et il y a des parcours d’écrivains qui vous marquent au fer sur le cœur. Le seigneur des porcheries et son auteur sont de ceux-là. Dans la lignée de Faulkner ou Cormac McCarthy, ce roman dépeint de manière cruelle toute une société sclérosée par le racisme, la bêtise, le conservatisme. A travers le personnage de John Kaltenbrunner, qui dès l’âge de 8 ans pouvait gérer une ferme à lui tout seul, de multiples aventures se profilent où la haine et la vengeance sont les moteurs.

Format

  • Hauteur : 17.70 cm
  • Largeur : 10.70 cm
  • Poids : 0.28 kg

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