Le sens du beau ; aux origines de la culture contemporaine (6e edition)

FERRY, LUC

livre le sens du beau ; aux origines de la culture contemporaine (6e edition)
EDITEUR : LGF
DATE DE PARUTION : 21/03/01
LES NOTES :

à partir de
10,20 €

SYNOPSIS :

Luc Ferry Le Sens du Beau Comment vivre bien sans la beauté, sans la multiplicité des symboles et des significations qu'elle offre à nos méditations, à nos conversations ? « Des goûts et des couleurs on ne discute pas », prétend la sagesse des nations... Et pourtant, ajoutait Nietzsche, on ne fait que cela ! Sans doute, mais cependant pas depuis toujours... Dans l'Antiquité, la question des critères du Beau ne se posait guère. L'oeuvre d'art possédait une certaine objectivité, définie par sa capacité d'incarner à notre échelle les propriétés harmonieuses de l'Ordre du monde, du grand Tout cosmique. Elle s'imposait donc aux hommes comme un « microcosme », doué de qualités incontestables. Le Moyen Age reconduira cette conviction que l'art a pour fonction de mettre en oeuvre dans un matériau sensible une vérité supérieure et extérieure à l'humanité, celle de la splendeur des attributs divins. Il faut attendre le xviie siècle pour qu'advienne la « Révolution du goût » : l'idée qu'il existe au plus intime du coeur humain un sens du beau et que l'oeuvre a pour vocation,
non plus d'incarner une vérité, cosmique ou divine, mais de plaire à la sensibilité des êtres humains. Et c'est au xviiie siècle, sur fond de cette première laïcisation de la culture, que la philosophie de l'art prendra la forme d'une théorie de la sensibilité, d'une esthétique. L'oeuvre n'apparaît plus comme le reflet d'un univers transcendant, mais comme une création de part en part réalisée par et pour les êtres humains. L'auteur et le spectateur, le génie et son réceptacle, deviennent ainsi les deux visages inséparables de cette subjectivisation de la beauté. C'est de cette singulière mutation, à l'origine de toute la culture moderne, que le présent livre tente de retracer l'histoire et de dégager les enjeux. Plus largement, il vise à éclairer nos débats actuels en les situant dans la perspective globale de la sécularisation du monde, de « l'humanisation du divin ». Luc Ferry Homo Aestheticus (Grasset, 1990, traduit en quinze langues) a servi de base pour ce livre. L'ouvrage initial a été profondément remanié et réécrit. S'y ajoute une très riche iconographie.
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A l'origine de cet ouvrage, des questions : les goûts, les couleurs, le beau... Ces notions sont-elles réellement subjectives ? Objectives ? Une fois que l'on écarte la notion de divinité ou de spiritualité, que reste-t-il ? Sont également questionnées les notions d'innovation et d'avant garde. Et le passage du divin à l'individu. Et les dimensions perçues et présentées par l'artiste avec un joli ex-cursus sur la science-fiction. Enfin, une peur : celle de la banalisation de l'art. Une lecture intéressante, qui donne surtout envie de revenir aux sources et de se replonger, avec un peu d'effroi tout de même, dans les textes fondateurs. Une façon aussi de réfléchir sur ce que l'on admire dans les musées et pourquoi cela nous touche.

Praline
02/07/13
 

Format

  • Hauteur : 17.80 cm
  • Largeur : 11.00 cm
  • Poids : 0.36 kg

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