Le silence de la mer

VERCORS-R

livre le silence de la mer
EDITEUR : LGF
DATE DE PARUTION : 01/01/67
LES NOTES :

à partir de
4,10 €

SYNOPSIS :

Vercors Le Silence de la mer Les Editions de Minuit ont été conçues par Vercors à l'automne 1941 et créées par lui avec Pierre de Lescure. Le Silence de la mer est le premier titre à y être publié. Une vingtaine d'autres suivront jusqu'à la Libération, mais c'est le texte inaugural de Vercors qui connaît le plus grand retentissement. Cette sobre histoire, où une famille française s'oppose par le silence à l'officier allemand qu'elle a été obligée de loger, est un plaidoyer implacable
contre la barbarie hitlérienne. Sous la calme surface des eaux, c'est la terrible «mêlée des bêtes dans la mer» qui se trouve soudain révélée, et toute «la vie sous-marine des sentiments cachés, des désirs et des pensées qui se nient et qui luttent». Les récits qui accompagnent ici Le Silence de la mer ont une portée peut-être moins complexe mais tout aussi forte. Tous lancent un vibrant appel aux vertus d'un humanisme conscient de ses devoirs. Postface de Yves Beigbeder.
11 personnes en parlent

En 1941, Werner Von Ebrennac, jeune officier allemand, s'installe chez un homme et sa nièce. D'emblée, un silence pesant s'instaure entre les trois personnages, cause d'un malaise profond. Le soldat, très respectable, a beau tenter de converser avec ses hôtes, il ne reçoit aucune réponse.Vercors, nom de plume et de résistant de Jean Bruller, met en place une histoire simple qui permet à chacun de réfléchir sur la fraternité; finalement ce que souligne cette rencontre, c'est l'égalité qui touche les hommes, malgré les nationalités différentes, malgré la guerre. Il est question de sensibilité, de tolérance. Ce soldat qui vient "s'insérer" dans la vie de deux êtres qui lui sont étrangers va tenter de montrer à quel point peu de différences le distinguent, l'échange pour lui est naturel. C'est parce qu'il ramène leur rapport à la guerre, à la fin du récit, qu'il finit par partir.Une "petite" histoire, à la réflexion tellement pertinente sur la grande Histoire, qui possède une portée universelle incontestable."J'appris ce jour-là qu'une main peut, pour qui sait l'observer, refléter les émotions aussi bien qu'un visage, - aussi bien et mieux qu'un visage car elle échappe davantage au contrôle de la volonté."Jean-Pierre Melville adaptera la nouvelle en 1947. Maltese

Maltese
02/03/09
 

"Le silence de la mer" est une histoire d'amour platonique entre un officier allemand et une jeune femme française des Cévennes. La réquisition de la demeure de la jeune femme et de son grand-père est le commencement de l'intrigue. Le silence comme fait de résistence face à l'invasion de l'ennemi dans la sphère intime est traité par l'auteur avec élégance et beauté. Vercors lui même est un résistant actif. Il a non seulement signé ce roman magnifique mais aussi la diptyque "Les armes de la nuit" et "La puissance du jour" qui sont de pur chef-d'oeuvres. Je vous invite vraiment à le lire et à commencer par "Le silence de la mer". Les ennemis se méfient, se découvrent et pénètrent dans cet espace intime qui est tout simplement la compassion. La parole est ici tout simplement vaine et il n'y a de place que pour la poésie. Victoire

tran
29/04/12
 

Ce très court roman (une quarantaine de pages) est sans doute le texte littéraire emblématique de la Résistance. Rédigé en 1941, publié l'année suivante, dans la clandestinité en France et à Londres sous la protection du général de Gaulle, il a été critiqué car trop favorable aux nazis. L'officier allemand est en effet un homme cultivé, idéaliste, et finalement fort estimable. Dans un sens, il reflète une époque, celle où la Résistance était encore davantage un état d'esprit qu'une lutte armée. Dans ce texte, le rejet de l'occupant est cependant inconditionnel, fondé sur un patriotisme qui n'est jamais justifié, car trop évident, et sur la défense d'une certaine culture française, celle des Lumières et de l'universalité, opposée à la barbarie nazie. Vercors veut mettre en garde contre les apparences amicales et cultivées de certains officiers, et couper court à une certaine tentation pacifiste, lui qui a soutenu le pacifisme pendant des années. La situation décrite reflète parfaitement la réalité de nombreuses familles françaises de l'époque, qui ont du héberger des allemands et se positionner par rapport à eux... Et pourtant, ce texte a aussi une valeur universelle. Bien au delà de son contexte historique, on peut le lire comme une allégorie de dignité humaine, face à l'oppression.

Mariei
25/05/12
 

le silence de la mère Une nouvelle très intéressante qui conserve beaucoup de subtilités malgré sa lecture très facile.Très bon classique

beraud@archimed.fr
29/11/15
 

En dehors de la première nouvelle "le silence de la mer" dont une très belle adaptation télévisuelle m'avait beaucoup émue et dont j'ai apprécié la lecture, les autres nouvelles m'ont semblé d'une qualité inférieure et ennuyeuse. Ce recueil est une déception !

evalea
15/08/15
 

Une relectureJe l’avais lu une première fois au lycée et il m’avait vraiment marqué. Je l’ai relu cet été et, c’est toujours autant un livre plaisant et marquant à lire.Un recueil de nouvellesIl a été publié pour la première fois en 1942 et il comporte, au total, six nouvelles dans sa version actuelle, dont certaines ont été écrites que bien plus tard (de 1943 jusqu’à 1945). Il s’agit d’un recueil clairement engagé puisque l’auteur était un résistant. Différents thèmes sont évoqués et notamment la résistance, la déportation des Juifs. Comme bien souvent, dans de tels ouvrages, certains textes sont plus appréciés que d’autres. Pour ma part, je retiens surtout la nouvelle éponyme, Le silence de la mer, mais également La marche de l’étoile et Ce jour-là. Ce sont vraiment les trois textes que j’apprécie le plus et dont je me souvenais le mieux également, même après quelques années. Les autres sont très bien mais ils ne me touchent pas de la même manière, ils me parlement moins. Le silence de la mer a d’ailleurs fait l’objet de nombreuses adaptations, que ce soit pour le cinéma que pour la télévision. Pour ma part, c’est surtout l’adaptation de 2004 pour la télévision que j’ai vu avec, notamment, Michel Galabru. Il prend également en compte quelques éléments de la nouvelle Ce jour-là. Je recommande cette adaptation où les acteurs sont vraiment excellents.Pour conclureCe recueil de nouvelle est désormais devenu un classique dont je conseille la lecture. C’est un livre à découvrir absolument. Pour ma part, c’est un coup de cœur.

Avalon
11/06/14
 

Après avoir lu Zoo ou l'Assassin Philanthrope, il était évident que je m'attelle à l'oeuvre majeure de Vercors, Le Silence de la mer. J'ai trouvé ce recueil encore plus passionnant que la susdite pièce de théâtre, tant par son thème récurrent, la Seconde Guerre mondiale et son impact sur la vie des Français pendant l'Occupation, que par le style de l'auteur, vivifiant et ciselé. Si le premier texte constitue en lui-même un chef d'oeuvre grâce à l'ambiance oppressante qu'il dégage (tout en évitant le cliché du manichéisme, puisque le soldat allemand hébergé n'est finalement pas un mauvais bougre malgré le silence qu'on lui oppose), les nouvelles qui suivent ont également leur intérêt. J'ai notamment beaucoup apprécié "Impuissance" et "Le Cheval et la Mort". Tous ces textes, écrits pendant ou juste après la guerre, témoignent de l'amour de Vercors pour sa patrie, un amour tellement fort qu'il en devient souvent douloureux. J'ai été impressionné par cet ouvrage, qui fait indéniablement partie à mes yeux de notre patrimoine littéraire contemporain. A lire, à relire, mais surtout à faire étudier en classe.

Shirayukihime
07/05/14
 

Écrit en pleine guerre en 1941, par Vercors, nom de résistance et de plume de Jean Bruller, Le Silence de la Mer est un huis clos entre 3 personnages, un homme et sa nièce habitant une ferme réquisitionnée et un jeune officier allemand, Werner Von Ebrennac, qui vit dans l'une des pièces de la maison. Ce dernier est bien loin du cliché de l'envahisseur, il est humain, tolérant, lettré et cultivé. Un homme avec lequel on aurait plaisir à parler, un homme qu'on aimerait avoir comme proche, un homme sensible tolérant, pas du tout le nazi dominateur, un homme peu différent de la jeune femme et de son oncle, peu différent de chacun de nousOui, mais il est allemand....et occupant. Alors l'homme et sa nièce ne peuvent qu'opposer un silence impassible (presque) en résistance à sa présence.Un silence qui amènera l'officier à les quitter.Une petite histoire sur l'amitié, au sein de la grande l'Histoire.Dans le même ouvrage : d'autres nouvelles "La marche à l'étoile" ou "L'imprimerie de Verdun" moins connues mais aussi agréables et toutes écrites pendant la guerre ou quelques mois après JPV

JPV11
24/03/14
 

Ces nouvelles, publiées clandestinement aux Editions de Minuit pendant la Seconde guerre mondiale, sont de vrais petits bijoux.Le silence de la mer particulièrement. On se retrouve dans un "rêve", enfin plutôt un cauchemar. Le paysage est planté : nous nous retrouvons au milieu de cadavres vivants : nous sommes dans un camp.Le "rendu" est très réel, on s'y croirait presque, ce qui n'est pas sans mettre le lecteur mal à l'aise. Tous les sens sont sollicités : on a l'impression de sentir la fumée, de ressentir la douleur.Magnifique Broutille de lune

Broutille
06/01/13
 

Quelle belle histoire d'amour que ce récit qui se déroule pendant la guerre. Cet amour improbable est à la fois touchant, déchirant, envoûtant. Un classique à lire assurément. Très bien écrit, très bien décrit.

Lisons
27/09/12
 

le silence de la mère Une nouvelle très intéressante qui conserve beaucoup de subtilités malgré sa lecture très facile.Très bon classique

Format

  • Hauteur : 17.80 cm
  • Largeur : 11.00 cm
  • Poids : 0.11 kg

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