Le soir du chien

LAFON, MARIE-HELENE

EDITEUR : BUCHET CHASTEL
DATE DE PARUTION : 11/08/01
LES NOTES :

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SYNOPSIS :

Le livre "Je pense parfois à elle sous lui. Il est immense, anguleux, dru. Il est comme un ogre ; il doit l'avaler, la dévorer, plusieurs fois, pour la contenir, pour s'en défaire, pour s'en guérir. Parce qu'il n'est pas comme moi ; il a peur ; depuis le premier soir, le soir du chien. Il n'a pas été premier. Il sait qu'elle peut
partir ; et comment elle part. Moi je ne le savais pas. Je ne savais pas comment les femmes partent." Le Soir du chien, premier roman de Marie-Hélène Lafon, a obtenu le Prix Renaudot des lycéens 2001.   L'auteur Marie-Hélène Lafon est professeur de lettres classiques à Paris. Tous ses romans sont publiés chez Buchet/Chastel.
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C’est le premier roman de Marie-Hélène Lafon.L’action se passe dans un petit village du Cantal, Laurent, trente ans, qui vit encore chez sa mère fait la connaissance, dans le Bibliobus, de Marlène dont il tombe amoureux.Il a douze ans de plus qu’elle, ils s’installent ensemble, dans une maison isolée, loin de la rumeur du village et de la jalousie des autres femmes.Un soir que Marlène promène leur chien, celui-ci se fait heurter par une voiture dont la conductrice dépose Marlène jusque chez le vétérinaire. Cet homme marié, père de famille, va être subjugué par la jeune femme et tout abandonner pour elle.Laurent, le narrateur principal, se souvient de son amour passionné pour Marlène. Il cherche à comprendre cet amour perdu en revivant chaque instant de leur histoire commune. D’autres narrateurs viennent entrecouper son récit, en donnant leur point de vue.Dans ce roman, plein d’émotion, de souffrance et de sensibilité, plane une atmosphère de campagne pleine de silences et de non-dits.Un roman émouvant. Pas de fioritures dans ce livre au style simple et où chaque mot sonne juste. On peut cependant être dérangé par le changement continuel de narrateur

Ludeca
23/02/13
 

Tout commence lorsqu'une disco-mobile s'arrête sur une plage de Normandie, perturbant la lecture d'une jeune fille solitaire, vêtue de noir, qui surveille du coin de l’œil ses deux sœurs jumelles. Marie-Hélène, qui se fera bientôt appeler Marlène, est une enfant taciturne, qui dévore les livres déposés chaque mois par le bibliobus. « Elle n'achetait pas de livres ; elle les empruntait à la bibliothèque. Deux fois par mois, ici, le bibliobus bleu passait. Il s'arrêtait sur la place ; moquette à l'intérieur, grise ; un silence, et une odeur. La bibliothécaire et le chauffeur la connaissaient, ils l'attendaient. « Ça, s'est pour vous, Marlène ; ça vous plaira ; je l'ai mis de côté pour vous. » (p. 11)Abandonnée à sa naissance par un père dont elle ne connaît que le surnom (Le Grand Georges), délaissée par une mère qui a refait sa vie avec un homme plus jeune et dont elle a eu deux enfants, Marlène est élevée dans la boulangerie-pâtisserie de ses grands-parents. Le narrateur de ce récit n'est autre que Laurent, celui qui fut l'heureux compagnon de Marlène pendant quatre ans, celui qui l'a arraché, un beau jour, à cette plage désolée. Il se souvient de leurs visites communes au bibliobus, des regards réprobateurs, accusateurs, de la petite société de lectrices qui s'agglutine ici, qui se jaugent, qui se gaussent et se jugent. « Les vieilles avaient des yeux de poule. Elles n'étaient pas méchantes. Elles avaient vécu autrement. Elles savaient comment il faut vivre. Elles le croyaient. » (p. 20)Il se souvient de leur rencontre, des débuts de leur histoire commune, de leurs moments de bonheur... « C'était pour elle que j'étais là, en plein après-midi, dans le camion des livres, planté comme un cierge, au lieu de gagner ma vie avec les autres hommes, les fils, les maris, les gendres, les frères. Le bibliobus n'était pas un endroit pour un homme ; et surtout pas pour un homme en pleine force. » (p. 19) Ce récit est entrecoupé d'extraits de lettres ou de journaux intimes, dans lesquels les personnages se racontent et se dévoilent. Lettres de Marlène adressées à sa grand-mère, lettres de la grand-mère au fils mort durant la guerre, confession d'Aude, la jeune bibliothécaire, extraits du journal intime de Marlène, commencé le jour de ses 10 ans. Un roman dans lequel il est question de désir, de liberté et de contrainte, d'affaires de famille...Extrait : « Marlène prit le deuil. Sa grand-mère en fut outrée, qui n'avait jamais quitté celui de son fils et ne concevait pas que l'on pût ainsi s'inventer une absence, quand on avait dix-huit ans et la chance d'être encore indemne de toute plaie définitivement purulente. La grand-mère ne voyait pas plus loin que la mort. » (p. 44)

sovane
07/07/12
 

Format

  • Hauteur : 19.00 cm
  • Largeur : 12.00 cm
  • Poids : 0.14 kg