Le soir du chien

LAFON, MARIE-HELENE

EDITEUR : POINTS
DATE DE PARUTION : 23/08/03
LES NOTES :

à partir de
5,49 €
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Ebook

SYNOPSIS :

Dans un petit village du cantal, laurent, la trentaine, vit encore chez sa mère. Il rencontre marlène, qui vient de normandie, et dont il tombe amoureux. ensemble, ils s'installent en haut du village, dans une maison isolée, pour des mois de bonheur lumineux. mais bientôt leur amour se heurte au conformisme des villageois
d'en bas. Un soir, leur chien se fait renverser par une voiture, marlène rencontre le vétérinaire, et tout est changé... dans ce premier roman à l'écriture concise, marie-hélène lafon multiplie les points de vue et confronte les voix de ses personnages pour mieux faire affleurer leur part d'intimité.
6 personnes en parlent

Laurent aime Marlène mais elle le quitte. Voilà une histoire ordinaire comme il en existe tant d'autres mais ce qui n'est pas banal dans ce roman, c'est la façon dont l'auteur traite le sujet. Une multitude de personnages qui gravitent autour du couple va s'exprimer pour commenter l'histoire et en même temps la créer.J'ai eu du mal à m'habituer à la forme chorale de ce roman: les changements trop fréquents et abrupts de narrateurs m'ont agacée en début de lecture. Déconcertée et mise de mauvaise humeur, j'ai vu dans cette multiplicité de voix, un artifice lassant qui m'a obligée à lire plusieurs fois les mêmes pages pour essayer de deviner qui parle. C'est comme débouler dans l'intimité des pensées d'une personne sans savoir qui elle est. Ça ne facilite pas la compréhension.. Mais pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ? Car tout bien considéré, c'est cette complication qui donne le piquant à ce roman dont la trame est assez banale. J'ai tenu bon, je me suis accrochée et j'ai finalement réussi à apprécier l'écriture de Marie Hélène Lafon. Ouf ! Holly

un flyer
24/09/15

Le premier roman de Marie-Hèlène Lafon que j’adore. Je ne suis pas la seule puisque qu’il a obtenu le prix Renaudot des lycéens en 2001. c’est l’histoire de Marlène ( encore un des clins d’oeil autobiographique de Marie-Hélène), 18 ans et de longs cheveux fauves, elle attire tous les regards. Ceux des hommes et leur désir. Mais Marlène est spéciale, elle reste avec Laurent, dans leur petite maison à eux perchée en haut du bourg : elle dévore les livres. Elle va la nuit par les petites routes du Cantal avec le Chien. puis tout bascule, le chien un soir se fait renverser..le vétérinaire… non ce n’est pas du tout un roman à l’eau de rose, c’est sensible, tragique , cela ressemble à une chronique rurale où tout le monde regarde, parle ou se tait mais où personne ne se connait vraiment. Je suis une inconditionnelle de Marie-Hélène Lafon. Catcho

Catcho
15/08/14
 

C’est le premier roman de Marie-Hélène Lafon.L’action se passe dans un petit village du Cantal, Laurent, trente ans, qui vit encore chez sa mère fait la connaissance, dans le Bibliobus, de Marlène dont il tombe amoureux.Il a douze ans de plus qu’elle, ils s’installent ensemble, dans une maison isolée, loin de la rumeur du village et de la jalousie des autres femmes.Un soir que Marlène promène leur chien, celui-ci se fait heurter par une voiture dont la conductrice dépose Marlène jusque chez le vétérinaire. Cet homme marié, père de famille, va être subjugué par la jeune femme et tout abandonner pour elle.Laurent, le narrateur principal, se souvient de son amour passionné pour Marlène. Il cherche à comprendre cet amour perdu en revivant chaque instant de leur histoire commune. D’autres narrateurs viennent entrecouper son récit, en donnant leur point de vue.Dans ce roman, plein d’émotion, de souffrance et de sensibilité, plane une atmosphère de campagne pleine de silences et de non-dits.Un roman émouvant. Pas de fioritures dans ce livre au style simple et où chaque mot sonne juste. On peut cependant être dérangé par le changement continuel de narrateur

Ludeca
23/02/13
 

"Comme si l'on remontait jamais aux sources des histoires; comme si de savoir comment elles se défont pouvait les empêcher de se défaire. De glisser vers le vide."C'est pourtant ce que vont faire les différents protagonistes du roman Le jour du chien, pour essayer de comprendre pourquoi Marlène a ressenti le besoin impérieux de quitter Laurent pour"refaire sa vie"avec le vétérinaire qui a soigné son chien accidenté.Une histoire qui pourrait être banale mais qui ,sous la plume de Marie-Hélène Lafon prend une densité et une intensité quasi mythiques. Les secrets enfouis se révèlent à demi ,laissant au lecteur le soin de compléter les blancs, aucun personnage n'est négligé, tous sont traités à égalité et demeurent longtemps en nous. Des mots charnus. Un vrai coup de cœur !. cathulu

cathulu
23/08/12
 

Tout commence lorsqu'une disco-mobile s'arrête sur une plage de Normandie, perturbant la lecture d'une jeune fille solitaire, vêtue de noir, qui surveille du coin de l’œil ses deux sœurs jumelles. Marie-Hélène, qui se fera bientôt appeler Marlène, est une enfant taciturne, qui dévore les livres déposés chaque mois par le bibliobus. « Elle n'achetait pas de livres ; elle les empruntait à la bibliothèque. Deux fois par mois, ici, le bibliobus bleu passait. Il s'arrêtait sur la place ; moquette à l'intérieur, grise ; un silence, et une odeur. La bibliothécaire et le chauffeur la connaissaient, ils l'attendaient. « Ça, s'est pour vous, Marlène ; ça vous plaira ; je l'ai mis de côté pour vous. » (p. 11)Abandonnée à sa naissance par un père dont elle ne connaît que le surnom (Le Grand Georges), délaissée par une mère qui a refait sa vie avec un homme plus jeune et dont elle a eu deux enfants, Marlène est élevée dans la boulangerie-pâtisserie de ses grands-parents. Le narrateur de ce récit n'est autre que Laurent, celui qui fut l'heureux compagnon de Marlène pendant quatre ans, celui qui l'a arraché, un beau jour, à cette plage désolée. Il se souvient de leurs visites communes au bibliobus, des regards réprobateurs, accusateurs, de la petite société de lectrices qui s'agglutine ici, qui se jaugent, qui se gaussent et se jugent. « Les vieilles avaient des yeux de poule. Elles n'étaient pas méchantes. Elles avaient vécu autrement. Elles savaient comment il faut vivre. Elles le croyaient. » (p. 20)Il se souvient de leur rencontre, des débuts de leur histoire commune, de leurs moments de bonheur... « C'était pour elle que j'étais là, en plein après-midi, dans le camion des livres, planté comme un cierge, au lieu de gagner ma vie avec les autres hommes, les fils, les maris, les gendres, les frères. Le bibliobus n'était pas un endroit pour un homme ; et surtout pas pour un homme en pleine force. » (p. 19) Ce récit est entrecoupé d'extraits de lettres ou de journaux intimes, dans lesquels les personnages se racontent et se dévoilent. Lettres de Marlène adressées à sa grand-mère, lettres de la grand-mère au fils mort durant la guerre, confession d'Aude, la jeune bibliothécaire, extraits du journal intime de Marlène, commencé le jour de ses 10 ans. Un roman dans lequel il est question de désir, de liberté et de contrainte, d'affaires de famille...Extrait : « Marlène prit le deuil. Sa grand-mère en fut outrée, qui n'avait jamais quitté celui de son fils et ne concevait pas que l'on pût ainsi s'inventer une absence, quand on avait dix-huit ans et la chance d'être encore indemne de toute plaie définitivement purulente. La grand-mère ne voyait pas plus loin que la mort. » (p. 44)

sovane
07/07/12
 

Pas trop d'intérêt, peu de matière, une histoire banale, une écriture qui ne sort pas du lot, des personnages pas attachants.Et puis ces passages en italiques qui ne donnent jamais voix à la même personne ; impossible même parfois de savoir de qui il s'agit. Maylany

Maylany
26/09/11
 
  • Auteur : LAFON, MARIE-HELENE
  • Collection : POINTS
  • Éditeur : POINTS
  • ISBN : 9782020612036
  • Date de parution : 23/08/03
  • Nombre de pages : 160

Format

  • Hauteur : 18.00 cm
  • Largeur : 10.80 cm
  • Poids : 0.10 kg

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