Le soleil fane

NGUYEN T N

EDITEUR : LUC PIRE
DATE DE PARUTION : 13/11/09
LES NOTES :

à partir de
4,99 €
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Ebook

SYNOPSIS :

" Sans pays, sans famille, des projets réduits à néant, un avenir laminé par les tanks et mouliné par les rotors, que me reste-t-il ? Le vide que je ressens est absolu, terrifiant. Je n'ai que vingt-deux ans ", ainsi parle Tuyêt ce 30 avril 1975, date de la victoire communiste clôturant vingt ans de lutte fratricide au Viêt-Nam. Une semaine plus tard, le pays sombre
dans la dictature. Entre révolutions sanglantes et histoires d'amour sublimes, Soleil fané dit la douleur des illusions perdues et le chagrin de la guerre, posant la question de l'utopie égalitaire. Tendre et poignant, il s'inscrit dans la continuité du Journaliste français, un premier roman couronné par le Prix Soroptimist 2008 et le Prix des Lycéens 2009.
2 personnes en parlent

Le 30 avril 1975, Tuyêt est aux Etats-Unis, invitée par des amis de sa famille, et regarde, anéantie, la chute de Saïgon à la télévision. Il faudra un an, le temps du livre, pour la fille retrouve sa mère, Kiêu. Une année d’attente, d’espoir, de réflexion, de retour sur sa vie, de questions sur son avenir… Et aussi de rencontres, de travail universitaire, de recherches sur son propre pays. En filigrane de la vie de Tuyêt apparaît en traits légers le portrait de Kiêu, dont l’engagement, la force, la volonté, l’indépendance forment un magnifique visage de mère et de femme. Un superbe récit d’éducation mêlé à la triste histoire d’un pays qui disparaissait. Frédérique Barret

Tuyêt, la narratrice a quitté le Viêt-Nam après son baccalauréat pour étudier les sciences politiques à l'Université Libre de Bruxelles (Belgique). Après quatre années d'études et une fois le diplôme en poche, elle souhaite retourner au pays. Ce sera en septembre (1975) mais là, depuis dix jours, elle est en vacances en Floride chez sa cousine, Lan.Lan, veuve à 30 ans, est partie aux États-Unis et elle vit à Orlando avec son fils de 6 ans, Petit Lôc. Elle vient de faire venir son père, Quang.Lundi 30 avril 1975, la famille est devant la télévision à l'annonce de la fin de la guerre au Viêt-Nam : « Sur l'écran, la chute de Saigon, le triomphe de Hanoi, la mort de notre pays. » (page 11). Peu importe le vainqueur, Lan est satisfaite que tout soit enfin terminé mais Oncle Quang de dire à sa fille : « Il n'y a pas que la guerre qui tue, ma chérie, certaines paix tuent aussi, en silence. » (page 13). Et il a raison, car après moins d'une semaine, les journalistes étrangers sont renvoyés et les camps du nouveau régime se remplissent d'intellectuels, de militaires et d'autres personnes à rééduquer... Et « Les rêveurs ne rêvent plus. [...] Et les Vietnamiens pleurent. » (page 31).Tuyêt est effondrée car sa mère, Kiêu, est là-bas : « Mon programme inscrit en lettres d'or dans le ciel est effacé, mon avenir est devenu une page blanche, si blanche qu'elle me fait mal aux yeux. » (page 33).Oncle Quang est effondré, d'avoir abandonné la tombe de sa femme, ses amis et ses élèves à qui il avait promis de revenir, il est un déserteur, pire un traître, mais il n'y a plus de vol pour rentrer au pays « alors, il est là et se frappe la poitrine. » (page 41).Tuyêt prend sa décision : « Chez moi est mort. Je l'oublie. La Belgique le remplacera. » (page 48) mais c'est sans compter sur Oncle Quang qui crée le Mouvement pour la Démocratie au Viêt-Nam (MDVN) et sur les premiers réfugiés qui arrivent.[...] Catherine de La culture se partage

Catherine2
21/05/11
 

Format

  • Hauteur : 20.10 cm
  • Largeur : 14.70 cm
  • Poids : 0.32 kg

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