Le soupirant

MINIERE-I

EDITEUR : LATTES
DATE DE PARUTION : 01/02/01
LES NOTES :

à partir de
9,99 €
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Ebook

SYNOPSIS :

Ma mère avait ouvert une bouteille ; pour le repas dominical c'est normal. (...) C'est alors qu'on l'a regardé. Ma mère a dit « mon Dieu ! » On s'est tous levés d'un coup. Quelle tête il avait ! Ma mère m'a regardée : « Appelle les pompiers ! » J'ai pensé : pourquoi moi ? pourquoi toujours moi ? Mais ça n'était pas le moment. J'ai vérifié qu'il respirait. Pour savoir quoi dire aux pompiers. Oui, il respirait. (...) Je dis aux pompiers que mon père va mourir. C'est pour qu'ils apprécient le degré d'urgence. C'est la énième fois qu'on les appelle parce que mon père meurt. Ils finiront par se lasser. Ce dimanche-lâ, elle s'était juré de ne pas assister au sacro-saint déjeuner familial, mais après tout c'était l'anniversaire
de son père, malade en sursis, et peut-être même le dernier. Et justement, quelques heures plus tard, les voilà tous, la narratrice, son frère, sa soeur et leur mère, à compter les soupirs du père agonisant, un pour chaque bougie, pensent-ils. Dans l'attente de l'heure fatidique, chacun se révèle dans la plus cruelle nudité, jaugé par le regard impitoyable de l'héroïne. Cette jeune fille qui se croit transparente, qui n'a jamais d'avis, jamais d'amant et à qui l'on a volé son prénom. A travers le récit de ce huis clos familial, Isabelle Minière signe un roman grinçant et drôle à la fois. Un vrai régal. Isabelle Minière est née à Ségou au Mali. Le Soupirant, son premier roman, a obtenu la bourse littéraire Cino del Duca.
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Ce livre est drôle ! Oui, malgré son thème d'abord presque morbide (un père qui se meurt), on sourit beaucoup au soliloque de la narratrice, sans prénom, si ce n'est celui qu'on a décidé de lui coller : Elodie. Parce qu'elle est née le même jour qu'une jeune fille morte, elle a instantanément été prise sous l'aile de son employeuse, quitte à la couvrir de cadeaux - toutes les affaires de la jeune défunte !Bref, c'est une histoire où on s'intéresse de près aux morts. D'abord, prenons place autour de cette famille presque éplorée d'assister aux énièmes soupirs d'agonie du patriarche, suite à son déjeuner d'anniversaire. Car le problème, c'est que toute la famille n'est pas nouvelle de ces crises de "va-t-il bientôt mourir, ou pas ?". Donc, à la longue, ça plombe un peu toute cette assistance : la mère qui radote et s'invente des souvenirs, le frère qui compte les soupirs du mourant, la soeur aînée qui songe au sens de la vie, de l'argent, de l'amour etc. et la narratrice, sans identité définitive, silencieuse, butée dans un manque de sensibilité qui heurte sa mère. Mais silencieuse, elle ne l'est qu'en apparence car dans ses pensées elle ne cesse de parler, de raconter sa vie et celle de sa famille. Et il n'y va pas avec le dos de la cuiller ! Elle n'épargne personne ! Elle adopte volontairement un ton drôlatique, cynique et auto-dérisoire qui fait merveilleusement mouche. On adore, ou pas. C'est sûrement un roman qu'on parcourt d'une traite et qu'on ne regrette pas d'avoir parcouru ! Un bon plan lecture.

Clarabel
23/02/09
 

Format

  • Hauteur : 22.50 cm
  • Largeur : 14.00 cm
  • Poids : 0.27 kg

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