Le square

DURAS MARGUERIT

EDITEUR : GALLIMARD
DATE DE PARUTION : 30/10/08
LES NOTES :

à partir de
7,20 €

SYNOPSIS :

Un homme et une femme font connaissance dans un square. Peut-être assistons-nous à la naissance d'un amour. Mais là n'est pas l'essentiel. Ce qui compte, c'est que clans ces instants partagés, dans ces silences échangés, ils atteindront à la fois une forme d'exil absolu et une forme de communion profonde. La nuit peut venir, le square peut fermer. Après Nathalie Sarraute, après Beckett, mais d'une façon totalement singulière et qu'elle ne renouvellera
jamais avec une telle évidence, Marguerite Duras s'est délibérément placée sur le terrain du rien, de ce rien qui est la chose même, le coeur des choses, et dont Flaubert, le premier sans doute, avait rêvé l'avènement. Non qu'elle s'avère ici héritière du réalisme ou représentante patentée du Nouveau Roman, mais c'est bien dans cette zone de l'infiniment petit, patiemment défrichée par la modernité, qu'elle choisit de se situer.
2 personnes en parlent

Ll y a toujours un lieu. Où ça arrive. Parfois. Là où tout se passe. Se passent les jours, les gardiens , les landaus, passeront aussi des gens et des bonjours.Des gens, Pas ceux qu'on regarde comme les grands. Un petit monsieur,,une jeune dame. Un enfant. le lieu c'est le square. D'autre fois ce sont des halls , des villas, des hôtels ou des salles, Mais là c'est un square et pour tout dire, pas un jardin, ou pas vraiment. C'est un banc.Le square c'est la page. le banc c'est leur portée. Et ce que vont se dire ces deux personnes là sur le banc ce sont ses notes.Certains à les voir, comme ça, diraient qu'il ne se passe rien, rien de ce qui pourrait sortir de l'ordinaire. Rien qui mériterait qu'on s'y arrête. Non, mais c'est justement là le point de départ : l''ordinaire.Ça regarde tout le monde et ça ne voit personne. le quotidien si vous vous voulez. Ce quotidien qui doit répondre à ce que vous demande la vie. L'ordinaire de leur réponses. L'extraordinaire c'est d'y penser. Et puis d'écrire sur ça. Mais pour ça il faut que l'écriture arrête le temps pour qu'on puisse arrêter les gens, et que les mots n'aient plus peur de se poser. Et qu'ils se posent sur un banc et se mettent à parler. Comme ça sans manière, sans prendre la pose. Sans même y songer. Tout se passe comme si ils se laissaient aller. Aller de soi vers l'autre et de l'autre en soi.Faut peut être du courage pour ça.Parler de quoi, Monsieur ? D'espoir, Mademoiselle. Oui, d'espoir Monsieur ? Comment faire autrement Mademoiselle ? Ça fait souffrir, Monsieur. Il faut bien manger, Mademoiselle.Le moment où il apparaît, où il disparaît. Comment est-on avant, après l'espoir. Que devient-on ? L'espoir dans l'encre de Duras c'est un désir qui fait des ronds dans l'eau. Ils pleurent toujours un jour un peu dans les allées du square. Juste une ondée, de quoi éclaircir un peu nos idées, au détour des mots voir apparaître le profil du songe. L'espoir de se revoir.La géométrie des corps forment la musique des mots.Deux notes dans le square se parlaient d'amour vers le soir.Et dire que certains pensent encore qu'il ne se passe rien au square…ça n'existe pas des gens sans histoire, ça n'existe pas, comme ça n'existe pas une vie sans espoir.Y a toujours un lieu pour ça, pour les gens, la vie, l'histoire, l'espoir, même en morceaux y a un lieu. Un dortoir, une casse, un squatte, un square. Un lieu comme des mots.Y a pas de jour, mais y a toujours un square, dans une ville, sur un banc, dans un livre, quelque part.Astrid Shriqui Garain Astrid SHRIQUI GARAIN

atos
29/12/15
 

Si ce n'est l'écriture de Marguerite Duras, "Le square" m'a très peu apportée. J'ai même été un peu ennuyée : ce livre sonne creux. Hélas, deux êtres se rencontrent dans un square avec tous deux le désir de parler. Parler, parler, parler. "Le square" n'est ni un roman, ni une pièce de théâtre, même s'il fut mis en scène récemment. L'auteur refusait d'étiquetter cette oeuvre de jeunesse (1955) et tenait simplement à rapporter des échos entendus dans les jardins publics. Une bonne, âgée de vingt ans, s'installe avec un petit garçon qui n'est pas le sien près d'un monsieur plus âgé, qui est représentant en commerce et voyage de ville en ville. Ils entament la conversation, en trois tableaux. Ils parlent de leurs conditions d'abord divergentes : l'un n'a pas d'attaches, l'autre en a trop. L'un pousse à faire des voyages, l'autre à s'établir. Et ainsi ils échangent leurs vues sur leurs conditions, leurs aspirations, le désir de trouver un mari pour changer la donne, le constat amer du bonheur, du leurre dans le couple, le poids de la solitude, l'envie d'en finir et d'en trouver la force, le courage de reconnaître qu'on est lâche. Résumé grossièrement, le dialogue de ces deux personnes est une ouverture - qui sait ? - à une prochaine rencontre lors d'un bal le samedi soir. La fin du texte y va en points de suspension, comme souvent chez l'auteur où elle préfère supposer ou laisser entendre que d'annoncer clairement. Au lecteur de saisir cet échange de mots, et de contenir ou non ses baillements ...

Clarabel
23/02/09

Format

  • Hauteur : 17.80 cm
  • Largeur : 10.80 cm
  • Poids : 0.12 kg

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