Le sumo qui ne pouvait pas grossir

SCHMITT-E.E

EDITEUR : ALBIN MICHEL
DATE DE PARUTION : 01/04/09
LES NOTES :

à partir de
12,00 €

SYNOPSIS :

Sauvage, révolté, Jun promène ses quinze ans dans les rues de Tokyo, loin d'une famille dont il refuse de parler. Sa rencontre avec un maître du sumo, qui décèle un « gros » en lui malgré son physique efflanqué, l'entraîne dans la pratique du plus mystérieux
des arts martiaux. Avec lui, Jun découvre le monde insoupçonné de la force, de l'intelligence et de l'acceptation de soi. Mais comment atteindre le zen lorsque l'on n'est que douleur et violence ? Comment devenir sumo quand on ne peut pas grossir ?
12 personnes en parlent

Un ado de 15 ans fugueur rencontre un président de club de sumo dans la rue. Cet homme va initier le jeune à ce sport non sans mal (il faut qu'il grossisse, d'où le titre)pour le sortir de la mendicité et lui redonner goût à la vie et à la famille. Certes certains passages sont beaux mais je ferai le même reproche que dans le livre "Oscar et la dame rose" :juste ce qu'il faut mais pas assez de profondeur et d'aboutissement des personnages. Bref une histoire assez superficielle et surtout très (trop) loin de la grande qualité littéraire de son recueil de nouvelles,La rêveuse d'Ostende, un livre sublime que je conseille (cinq nouvelles toutes plus fortes les unes que les autres, saisissantes et inoubliables) . E-E S reste un bon conteur de nouvelles et un romancier nettement moins abouti.

Cave
13/03/11
 

Jun est un ado de 15 ans qui se débrouille seul en vendant de la camelote sur les trottoirs de Tôkyô (ce qui est illégal) depuis qu'il a quitté le domicile parental.Dans la rue, Shomintsu, un vieux monsieur l'aborde régulièrement pour lui dire « Je vois un gros en toi » ce qui exaspère Jun au plus haut point, lui qui est « long, maigre, plat » (page 7).Et puis Jun est un révolté, il ne parle jamais de ses parents, fait « de l'allergie universelle » (page 14) et refuse d'assister au tournoi de sumô où le vieux l'invite : « Je n'irai jamais voir un concours de saucisses qui se culbutent. » (page 30).Un jour, pourchassé par la police et ayant couru une heure sans but, il décide d'ouvrir les six lettres que sa mère lui a envoyées et qu'il n'avait jamais décachetées, la sachant analphabète.Finalement, il se rend au Kokugikan pour assister au match de sumô du mois de mai, se laisse emporter par la liesse et chasse ses préjugés un par un pour enfin voir « des individus qui dévouent leur vie au combat, qui sculptent leur corps, qui prouvent autant d'ingéniosité que de force ; car la masse n'induisait pas la suprématie ; parfois la technique, l'agilité, l'astuce octroyaient la victoire au plus léger. » (pages 44-45).Il entre alors dans l'école de Shomintsu et découvre le monde des lutteurs de sumô, l'alimentation, l'entraînement, l'assouplissement, la discipline et l'abnégation.Le monde du sumô est shintô, mais Shomintsu a étudié le bouddhisme Zen avant le sumô et il est resté bouddhiste, c'est donc le Zen qu'il va enseigner à Jun.L'apprenti sumô va rencontrer Reiko, 15 ans, la jeune sœur du yokozuna Ashoryu.La façon dont Jun va être transformé est – bien que trop courte – une jolie histoire mais elle ne m'a pas réellement convaincue, peut-être parce que je connais un peu le Japon et le monde du sumô...[...] Catherine de La culture se partage

Catherine2
21/05/11
 

J'ai dévoré ce dernier ouvrage de EE Schmidt avec passion. J'ai eu l'impression de retrouver l'ancien Schmidt, celui de Oscar, de L'Evangile selon Pilate ou de L'enfant de Noé, celui qui à partir d'un récit simple et léger nous permet de réfléchir, de continuer à y penser une fois le livre refermé...Au contraire de Madame Charlotte qui l'a lu et a été déçue (une lecture qu'elle qualifie d' "agréable mais superficielle" alors que l'auteur est son "chouchou"), j'ai trouvé à ce récit une vraie profondeur, cachée comme l'auteur sait si bien le faire derrière les mots et les phrases anodines. C'est un petit conte initiatique qui m'a ravie, parce que j'ai reconnu en moi la grosse qui se cache (enfin, me dit mon jean fétiche, la grosse ne se cache pas tant que ça en ce moment !), parce qu'au delà de l'histoire de ce jeune homme qui veut grossir pour devenir un vrai sumo, j'ai retrouvé une part de moi-même, toujours à la recherche d'un idéal quasi inaccessible... La question est de savoir si cet idéal forgé est vraiment bon pour moi et le but ultime de mes actions, de mes paroles et de toute ma vie...Je vous engage donc à lire ce joli petit livre et à vous laisser rêver et réfléchir sur le sens de votre vie, sur vos buts, vos envies... Liliba

liliba
21/12/09
 

Schmitt est mon chouchou, j’ai entrepris de tout lire de lui et ça avance peu à peu. Mais là, je proteste ! Encore une fois, Schmitt nous entraîne dans une sorte de conte, tout à fait agréable à lire, joli, émouvant, mais je trouve qu’une lecture de 45mn c’est un peu limite tout de même !! Pas trop le temps d’approfondir grand-chose, alors qu’il y aurait eu tellement à faire, pas le temps de s’attacher aux personnages, ça va vite, très vite. Petite lecture agréable mais assez superficielle, pourtant le propos aurait mérité d’être plus développé, et de passer du format de conte à celui de roman.

un flyer
10/06/09

Le roman est court, et se lit vite et bien. Et c’est très bien comme cela ! Non pas que je n’ai pas aimé, bien au contraire. Mais parce que c’est le genre de livre que je ne peux aimer que s’il est court. Un roman de 500 pages écrit dans ce style, je n’aurais pas du tout accroché. Et ouais ! mieux vaut une lecture brève mais marquante, qu’une lecture qui s’éternise pour rien.Ce roman c’est l’histoire d’un adolescent livré à lui-même. Il vivote comme il peut en vendant des « trucs » à la sortie du métro. Il aurait pu y trouver son compte, si seulement il n’y avait pas ce vieux bizarre qui s’évertue à lui dire qu’il « voit un gros en lui ». Jun a beau chercher, il se demande ou peut se cacher ce gros sous ses genoux cacheux et son ventre creux. M’enfin, ça va finir par le travailler cette histoire, et lui aussi va vouloir trouver le gros caché en lui.C’est une histoire pleine de simplicité et de poésie que nous propose là l’auteur. Au début, j’ai même eu envie de qualifier le texte de simpliste, car non seulement les mots sont aisés et l’histoire très facilement assimilable, mais en plus Eric-Emmanuel Schmitt nous mâche en quelque sorte la susbstance philosophique de ce récit. Parce que oui, derrière cette histoire de sumo qui ne grossit pas, se cache toute une réflexion sur l’initiation à la vie d’adulte, la famille, sur le positif de l’existence. Enfin non, justement ! La réflexion n’est absolument pas cachée. Elle est visible, elle nous saute à la figure.Alors oui, ce roman a un côté très « mignonnet » et au premier abord semble manquer de profondeur. Oui, l’auteur aurait pu pousser son sujet un peu plus loin pour nous donner l’occasion d’approfondir notre pensée sur le sujet. Mais bon sang, qu’est-ce que ça fait du bien justement, de temps à autre, d’avoir un texte tout simple où tout est dit, sans fioriture.Les textes les plus simples peuvent être bien plus intenses en réflexion que des récits alambiqués. Eric-Emmanuel Schmitt le prouve avec ce petit roman.

Nelcie
28/04/15
 

Dans ce livre du cycle de l'invisible qui reprend la philosophie de chaque religion, nous sommes plongés dans le Japon, mais pas dans le shintoisme, mais le bouddhisme zen.Nous suivons Jun, jeune sans travail qui vend des breloques dans la rue, et sa rencontre avec un maitre du sumo qui va essayer de le faire changer de voie.Je pense que ce livre est un des, voir le, moins bons du cycle. (avec Milarepa mais qui avait l'excuse d'être le premier)Il y a beaucoup de facilités, trop de bon sentiments mal amenés, et assez peu de pistes de refléxion ...Jun évolue trop vite, le format nouvelle correspond finalement assez peu au message qui essaie de passer habituellement. Le dénouement apporte assez peu dans la réflexion et pour le personnage, vu le coté académique des explications dans sa relation avec sa mère.

Alphie
22/06/14
 

Ce petit conte se décompose en deux parties et explique le cheminement d’un jeune japonais en quête de sa personnalité, de ses origines. Sans être réellement fade, ce petit récit se lit très facilement, mais manque quelque peu de substance. On aurait aimé que l’auteur s’attarde autant sur cette quête qu’il ne l’a fait sur le sumo.C’est un livre sur la vie, sur la solitude de l’adolescent et ses relations difficiles avec ses parents en général. C’est un livre sur la recherche de l’équilibre de chaque existence.Comme le dit l’auteur à propos du doyo : « c’est la scène de la vie. C’est la vie » et c’est ce que retrace ce livre et rien d’autre. Pasdel

Pasdel
09/03/14
 

Jun est un ado qui cultive sa marginalité et sa mauvaise humeur. Sa rencontre avec Shominstu va changer sa vie et lui ouvrir les portes de la vie de Sumo.On m'avait chaudement recommandé tous les livres de EES, et j'ai choisi celui-ci au hasard, parce que le titre et le thème me plaisaient (on dit toujours qu'il ne faut pas juger d'un livre sur sa couverture pourtant...).Après lecture, deux options se présentent à moi : soit je n'ai absolument pas compris le message et la profondeur du livre, soit c'était effectivement un livre très plaisant à lire mais qui reste en surface.Je n'ai pas encore réussi à trancher. N'hésitez pas à me faire part de vos avis

Flo0805191
07/08/12
 

Jolie fable, outre notre histoire de sumo, Jun adolescent en rupture rencontre un maitre sumo qui décide de le former à cet art. Jun est maigrichon, impulsif mais intelligent, petit a petit il va découvrir la sagesse.... on prend du plaisir à lire ce livre très bien écrit on suit Jun dans ses progrès, son cheminement intellectuel, on a l'impression nous aussi de survoler cette histoire ce qui fait tout le charme du livre que j'ai bien aimé.

celix
03/08/12
 

Jun a quinze ans et personne pour s'occuper de lui. Il subsiste dans la ville de Tokyo en vendant quelques objets sur le marché noir.Chaque jour, un certain Shomintsu passe devant son maigre étal et lui dit : "Je vois un gros en toi". En fait, cet homme est un maître de sumo et souhaite que Jun intègre son écurie. Mais le jeune garçon n'a pas vraiment le profil de l'emploi : maigre, long et sans relief, il ne comprend pas la demande de Shomintsu.Pourtant, il va se prendre au jeu et intégrer son école de sumo. Ce sera une occasion inespérée pour cet adolescent de la rue d'apprendre à se connaitre, à avoir confiance en ses capacités et à aller de l’avant. Malgré les difficultés, les défaites et les baisses de moral, Jun va atteindre l’objectif qu’il s’est fixé. Eric-Emmanuel Schmitt signe ici un très beau roman, une histoire qui pourrait être la nôtre. Tel une fable, il nous livre une morale applicable pleine d’espoir : « A l’envers des nuages, il y a toujours un ciel ». Cette phrase seule résume, à mon sens, tout ce que Schmitt souhaite nous dire : « Bats-toi, passe par-dessus les difficultés, travaille et persévère pour atteindre ton objectif et apercevoir le ciel bleu », mais surtout « Crois en toi ! ». Ce livre est une véritable leçon de vie. Paola

Carnetdelecture
27/01/12
 

Bizarrement, il y a la place pour toute une école de sumos dans ce tout petit livre. Jun, petit vendeur à la sauvette, croise chaque jour un vieil homme qui voit « le gros en lui ». Intrigué, il va finalement se laisser guider par cet homme dans la quête de lui-même. Eric-Emmanuel Schmitt a réussi en 102 pages à nous dresser un portrait attachant de Jun que l'on suit de sa vie misérable sur les trottoirs de Tokyo à ses débuts difficiles en tant qu'apprenti sumo, jusqu'à sa renaissance et à l'acceptation de soi et de son passé. Un bon moment..

Je n'ai pas été emballée par ce livre. Pourtant j'aime bien EES. Mais là, j'ai trouvé son récit un peu comme son sumo : trop léger. Quant au final, on est au XXI siècle et le procédé du Deus ex-machina a fait son temps, non ?

cbarbaz
27/09/10
 

Format

  • Poids : 0.15 kg

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