Le temps ou nous chantions

POWERS, RICHARD

livre le temps ou nous chantions
EDITEUR : 10/18
DATE DE PARUTION : 02/04/08
LES NOTES :

à partir de
11,10 €

SYNOPSIS :

Une grande fresque et une vision aussi panoramique qu'intimiste de l'Amérique des soixante dernières années. Le Temps où nous chantions suit le parcours de trois enfants métis issus d'un père juif allemand et d'une mère noire, et dont l'éducation fut entièrement consacrée à la musique. Il y a Joseph, pianiste virtuose, Jonah, enfant prodige
à la voix d'ange, et enfin Ruth la rebelle qui rejettera les valeurs familiales pour rejoindre les Black Panthers. Sur fond d'une bande son plurielle (de Schubert à la Motown, jusqu'au Rap) et d'émeutes raciales, Powers pose la douloureuse question : peut-on exister hors des catégories raciales auxquelles nous réduit la société ?
11 personnes en parlent

Ce livre raconte l'histoire de Jonah, Joseph et Ruth, enfants nés pendant la seconde guerre mondiale d'une mère noire américaine et d'un père juif allemand. Ils sont élevés dans la musique et avec le sentiment merveilleux mais illusoire que tout peut être au delà de la couler de peau.Cela conduira l'ainé à devenir un chanteur extraordinaire mais torturé et la dernière à rejoindre les Black Panthers. Joseph, seul, tente de préserver la famille. Il m'est assez difficile de commenter ce livre, car il me laisse perplexe. Indéniablement, c'est un roman émouvant et dense qui nous livre de magnifiques pages sur la musique, le racisme, la famille, le temps... Mais, c'est également un peu étouffant et franchement trop long. Je suis ravie de l'avoir lu mais cela ne s'est pas fait sans mal.

Ninie
19/06/09
 

Je ne suis pas un grand lecteur de roman fleuve. Pourtant, j'ai pris beaucoup de plaisir à me plonger dans le roman de Richard Powers, Le temps où nous chantions. Sur près de 50 ans, l'auteur invite le lecteur à découvrir la vie de la famille Strom, famille mixte dans l'Amérique marquée par les conflits raciaux. La musique semble être un refuge pour les membres de la famille, mais l'entité familiale subira les soubresauts des conflits qui secouent l'Amérique.Il est difficile de résumer facilement les 750 grandes pages de ce roman, tellement les événements narrés par l'auteur sont nombreux. Le lecteur suit la construction du couple composé par Delia Daley et David Strom. Une femme noire ; un juif allemand ayant réussi à fuir l'Allemagne nazie. Leur histoire débute par une rencontre impromptue sur le Mall, à Washington, lors d'un concert d'une grande cantatrice noire, Mlle Anderson, donné en faveur de la cause noire. Tout le roman est construit sur cette double trame, celle de la musique et celle de la question raciale.

Yohan59
14/09/12
 

Un contexte historique : la lutte pour les droits civiques aux États Unis ; une réflexion sur la couleur de peau subtile et impliquant la conscience du lecteur, un roman sur le temps : notion scientifique et physique,sur la musique sous toutes ses formes à l'origine de cette histoire superbe. Le temps ou nous chantions est un roman exceptionnel, une lecture intense. David est un physicien brillant, juif, il fuit le nazisme pour les États Unis avant le conflit de 1939. Il y rencontre Delia Daley, lors du concert de Maria Anderson (véritable récit de ce concert comme si on y était, j'ai frissonné). Tout deux sont des mélomanes, leur passion les rapproche une rencontre instinctive et leur permet d'inventer un futur qui est, à leur époque, interdit aux États-Unis. Un blanc ne peut pas épouser une noire, c'est illégal. Ils vont pourtant se marier et avoir trois enfants, qu'ils élèveront à leur façon afin qu'ils soient ce qu'ils doivent être sans subir les folies des hommes, tout du moins c'est le souhait des parents, la réalité sera toute autre. Aucun des trois enfants Storm n'échappera à la difficulté d'être ce qu'il est. C'est l'un deux, Joseph, qui raconte le roman de la famille. Il relate surtout le parcours de son frère Jonah un ténor dont la voix est d'une rare pureté et l'oreille absolue, son admiration se traduit par une dévotion inconditionnelle pour Jonah, une relation quasi fusionnelle entre les deux frères, décrite avec une belle émotion par Richard Powers. Joseph égrène la vie la famille,une existence en musique autour de l'épinette de la mère qui apprend à ses enfants, le solfège, le piano, le chant et la vie. Une famille qui a fait de la musique un credo, un rempart contre la différence qu'elle représente, et permet à Power de nous offrir de très belles pages sur la musique ; j'ai trouvé les descriptions musicales très techniques (je ne suis pas grande amatrice du lieder allemand, j'ai préféré la période dans les clubs de jazz nul doute j'ai bien intégré le morceau Dowland, morceau qui a assuré le succès des frères Storm). A la lecture, je ne pouvais imaginer un manière aussi passionnée de décrire la musique, les techniques de chant, la composition musicale, l'opéra tellement bien représenté par les rôles successifs de Jonah, qu'il rêve d'interpréter sur la scène du MET à New York et qui finalement se traduiront par autant de moments de sa vie, Othello, Don Giovanni, Faust plutôt qu'une ascension sociale tout cela concourt à renforcer l'idée que je me suis toujours faite de l'universalité de la musique, un sacré mélange de genres accessible à la sensibilité de tout à chacun et comme un trait d'union entre tous. J'ai été emportée par le tourbillon de la famille Storm, Jonah bien sur, et l'histoire de la famille Daley, la famille de Delia (Powers remonte jusqu'aux aïeux esclaves, là aussi des pages monstrueuses, en terme de contenu), et l'histoire de la jeune sœur Ruth, qui se sent vraiment noire et non métisse et qui va s'investir activement dans la lutte des droits civiques. Chaque chapitre retrace une période mais comme le récit ne se déroule pas de façon chronologique, le final permet de tout recomposer. On passe des années soixante à la fin du XIXe, on traverse l'hiver 1941, on revient aux années 1970, et ainsi de suite… tout ça parce que le temps fait des boucles et pirouettes et que dans les replis du temps on peut voir son passé et son futur (mon interprétation personnelle des travaux de recherche de David Storm). Ainsi le roman se termine sur la rencontre initiale entre David et Delia, (un amour bien plus qu'un symbole, un commencement) et nous offre une chute émouvante que chacun aimerait pouvoir vivre. C'est un roman très beau et douloureux comme la vie, et j'ai tout aimé dans ce roman, et cette ode à la musique, au chant est splendide

nathalia1307
14/06/14
 

Ce roman m'a intéressée par ces références historiques et sa manière d'en parler parfois différemment. Par exemple, l'engagement de Ruth auprès des Black Panthers permet de montrer que les activistes de ce groupe dirigé par des "voyous" étaient parfois motivés par un vrai désir de changer l'éducation des jeunes noirs. Ruth est d'ailleurs le personnage qui a ma préférence dans ce roman. J'ai eu du mal à m'attacher aux parents dont l'attitude en tant que couple m'a déstabilisée et à Jonah qui est pour moi un monstre d'égoïsme. Les références à la musique sont nombreuses et je pense que ce roman a tout pour plaire aux musiciennes, ce que je ne suis pas, j'écoute même très peu de musique. J'ai aimé le début du roman, lorsque la famille improvise des chants et vit en harmonie mais ensuite, j'ai été un peu rebutée par les références au chant. J'ai globalement trouvé que ce roman manquait d'âme dans des moments cruciaux comme lors du discours du Dr King. Moi qui ai encore parfois la chair de poule en l'écoutant en classe, les pages qui lui sont consacré m'ont laissé de marbre. A l'inverse, certaines scènes sont particulièrement réussies comme celle où les deux frères se retrouvent dans les émeutes et sont considérés comme noirs par la police mais blancs par les émeutiers noirs. On retrouve les idées déjà lues ailleurs: les soldats noirs que l'on méprise, l'Europe qui voit dans les hommes noirs des hommes et non des noirs. J'ai appris grâce à ce roman la notion d'hypodescendance: un enfant issu de parents de castes différentes appartient à la caste inférieure et j'ai été intrigué, même si ce n'est pas la première fois que je lis ça, par l'idée que Lincoln était raciste. http://vallit.canalblog.com/archives/2012/07/25/24675519.html#comments

cocalight
29/09/13
 

50 ans de la vie des Etats Unis, de la deuxième guerre mondiale, en passant par les émeutes des noirs, le jazz, le Vietnam, etc, vus au travers de la vie d'une famille mixte, un "couple qui ne peut pas se toucher en public"Une famille dans laquelle le père juif allemand émigré en 1939 pour fuir le nazisme est un physicien qui "travaille sur le temps depuis que le temps a commencé ", il contribue à la conception de la bombe qui détruisit Hiroshima et Nagasaki. La mère est une femme issue d'une famille noire instruite. Ensemble ils auront 3 enfants très différents, par leur "couleur", du plus pâle au plus foncé. Tous sont unis par leur amour de la musique qui est l'un des deux fils conducteurs de ce roman. Toujours présente, la musique façonne la vie de chacun des parents et des enfants. Elle les réunit et les soude et permet à chacun des rencontres. Elle rythme les diverses ambiances de ce livre. L'ainé devient Interprète de musique classique, mondialement connu, le second est pianiste et goute à toutes les musiques, de l'accompagnement de son frère en jouant du classique jusqu'à l'animation des bars et le découverte du jazz. La fille, 3ème de la fratrie devient militante des mouvements extrémiste noirs.Tous sont confrontés plus ou moins à cette ségrégation qui ensanglante les villes américaines au racisme des blancs envers les noirs, mais aussi des noirs à l'égard des blancs. Ni blancs ni noirs où se situent-ils? "La blancheur est perdue. C'est la catégorie d'exception. Le Noir, c'est tout ce qui n'est pas blanc.....Les Blancs devraient comprendre qu'avec le temps, c'est une idée qui les conduit à leur perte. Ils s'éliminent d'eux-même, même si c'est au rythme d'une fraction de un pour cent chaque année."Cette ségrégation raciale, deuxième fil conducteur, est présent à chaque page de cet ouvrage majeur, majeur par ses 750 pages et majeur par la précision du texte, les descriptions de la vie, des ambiances, des dialogues, majeur par les rappels historiques qu'il permis de retrouver. Il conditionne la vie de chacun, ses relations etc.Un livre exigeant, précis et fouillé que j'ai aimé. Du fait de mon absence de culture musicale, hormis l'écoute passive d'œuvres de tout genre, beaucoup des termes employés par l'auteur pour décrire le travail musical de chacun des personnages m'a échappé. Une langue et des termes inconnus que j'ai lus comme la maman noire épouse de son physicien de mari, dont l'auteur parlant d'elle au sujet des lectures du travail de son époux dit: "Elle a essayé de le lire mais a glissé sur les pages comme sur les parois d'une montagne de verre"Par contre toutes les autres pages m'ont permis de retrouver les actualités de mon adolescence. Que de chemin parcouru contre la ségrégation depuis ces années 60, _"époque où Hollywood pouvait monter une comédie musicale parlant de Noirs et de blancs mais sans acteur noir" _Un grand plaisir finalement.Un livre couronné lors de sa parution par le New York Times et le Washington Post JPV

JPV11
29/06/13
 

Roman foisonnant, intelligent et complet, Le temps où nous chantions compose une symphonie littéraire autour de cet évènement marquant les années de la ségrégation raciale aux Etats-Unis. Il nous plonge au coeur d'une famille dans laquelle se fondent les nationalités : le père est un physicien juif allemand immigré, la mère une chanteuse noire américaine, si bien que parmi les enfants métis pas un n'aura la même couleur que l'autre. "L'identité américaine passe par la couleur de la peau, précise Richard Powers. United we stand, proclame l'Amérique. Mais c'est une illusion! La réalité est que l'Amérique est une nation qui n'a jamais été unie. Le racisme est la question centrale de ce pays. Depuis la fin de la ségrégation, le fossé qui séparait les Noirs des Blancs s'est déplacé, mais il existe toujours. Le sort des métis est le moins enviable qui soit." (Richard Powers)Leur père tente de les guider dans leur quête d'identité : « à vous de défendre vos propres couleurs. » (p. 39) La musique va se placer au coeur de leur vie et leur permettre de transcender leurs origines, comme un écho à la première rencontre des deux parents. Jonah deviendra un grand ténor, accompagné au piano par son frère Joseph, quant à Ruth, elle choisira un tout autre chemin en rejoignant le mouvement des Black Panthers. L'histoire de cette famille est passionnante et permet de balayer un demi-siècle de l'histoire américaine dans sa lutte pour l'intégration, en passant par le supplice et la mort du jeune Emmett Till, tué pour avoir siffler une femme blanche, la marche de Martin Luther King et son discours, les Black Panthers... Un roman symphonique époustouflant élu meilleur livre de l'année par le Washington Post et le New York Times. « On sort de ce fleuve ému, bouleversé et admiratif : sans jamais écrire un roman politique, ni polémique, Richard Powers a décrit, à voix feutrée, l'échec définitif d'un idéal. »Christophe Mercier, Le Figaro littéraire Lecturissime

Lecturissime
29/05/13
 

"Ca nous traverse, et nous réordonne"Ne cherchez plus ce que vous allez lire, c’est ce roman ci et plus un autre, c’est fini.Il a tout, il est prodigieux. Dieu sait que je m’emballe facilement, mon panthéon d’écrivains est déjà bien rempli, mais celui-ci m’a mise à genoux, je suis laminée, l’herbe ne repoussera plus jamais après Richard Powers.Bien évidemment vous devrez l’acheter, on n’emprunte pas un tel chef-d’œuvre, et en plus vous le relirez, vous qui, comme moi, n’aimez pas ça en général.De toute façon une seule lecture serait une hérésie pure et simple, c’est la mise en bouche, l’histoire prise au premier degré, le cœur qui bat, chante, danse, pleure, rit, s’ouvre, se ferme et se soulève pour la famille Strom, sur soixante ans d’histoire américaine.Je ne parle pas du reste, les deux sujets de fond, le racisme et la musique, pour en savoir plus sur le contenu du roman, la très belle critique de François Busneldans le magazine LIRELe Temps ne s’écoule pas, il est, et comme la boucle qui unit Délia, David et le petit Ode, on se retrouve au point de départ, époustouflés.Que quelqu’un puisse écrire un truc pareil est miraculeux. Heureusement que ça n’arrive pas tous les jours, mon cœur ne tiendrait pas le coup. Et un grand coup de chapeau aussi à Nicolas Richard, qui signe là une traduction enchanteresse."Mais en fin de compte, personne ne voit les autres. C’est notre tragédie et c’est ce qui, en définitive, nous sauvera peut-être. On ne se guide que d’après les points de repère les plus grossiers. Continuez tout droit jusqu’à atteindre « désespoir ». Arrêtez-vous à « oubli total », faites demi-tour, et vous y êtes."

SagnesSy
03/07/12
 

LA révélation américaine des 10 dernières années ! Un storyteller incomparable est né et TOUS ses romans valent le détour ! Mais s'il ne fallait en lire qu'un, ce serait sans coup férir, celui-là : l'histoire d'une fratrie américaine que vous n'oublierez pas de sitôt !

ganeshmira
27/07/10
 

Richard Powers produit là une fresque littéraire autour de la musique, d’une famille et de l’Histoire contemporaine américaine. En choisissant de narrer l’histoire d’une famille mixte, Les Strom, un père blanc et une mère noire, pendant la deuxième moitié du XXe siècle aux Etats-Unis, l’auteur s’interroge sur le racisme, sur l’identité, sur le lien familial ; bref sur ce qui nous fait être ce que l’on est, à nos propres yeux mais aussi vis-à-vis des autres. Un autre thème central (en lien avec le titre) relie les personnages entre eux : l’amour inconditionnel de la musique sous toutes ses formes. La musique est extrêmement présente et les mélomanes apprécieront forcément cette œuvre, véritable hymne à la musique, au chant et à l’opéra. Le lecteur parcourra donc, avec Les Strom, les grands moments de l’Histoire américaine : de la seconde guerre mondiale en passant par le lancement de la bombe atomique, de la ségrégation au mouvement des Black Panthers, pour finir par la guerre du Vietnam. Une saga familiale insolite et riche mais qui souffre de quelques longueurs surtout lorsque le lecteur ne possède pas de connaissances musicales poussées. L’ouvrage aurait pu être élagué de quelques pages car il y a beaucoup de télescopages entre les différents flash-back donc beaucoup de répétitions (avec des pages entières identiques à d’autres situées antérieurement ou postérieurement dans l’ouvrage).

SophieC
23/07/10
 

Ce roman familial qui s'étend aux dimensions d'une saga, explore non seulement le destin des famille Daley-Strom, mais aussi celui des Etats-Unis, en particulier de la lutte pour les droits civiques. La trame narrative se déroule selon deux fils. Le premier, chronologique, raconte la vie de Joseph, le narrateur, et celles de son frère et de sa soeur. Entre chacun de ces chapitres vient s'intercaler un épisode passé, dont Joseph n'est pas forcément le narrateur. Cette structure, claire mais ambitieuse, aboutit à un final efficace et convaincant, qui conclut non sans charme la réflexion sur le temps, l'un des thèmes centraux de l'ouvrage, grâce auquel se trouvent mariés musique et science.C'est d'ailleurs de ce dernier que l'ouvrage tire sa puissance. Au-delà de la réflexion sur l'identité et les différences, dans cette famille mixte bien particulière, c'est une ample méditation sur l'histoire, la mémoire, l'influence du passé, la possibilité de (se) choisir un avenir. Mais ce roman ouvre à la réflexion sans l'imposer, l'illustrant plus qu'il ne défend une thèse, et nous promène dans le foisonnement d'une histoire de famille avec tout le charme du genre.Ouvrage polyphonique, dense et riche, les discours scientifiques et musicaux qui s'y mêlent brisent cependant un peu le rythme de la lecture, et peuvent modérer l'enthousiasme du lecteur, soit par l'abondance de références, soit par la spécialisation du propos.

Sele
15/03/10
 

1939. Delia Delay, jeune femme noire et passionnée par le chant et la musique rencontre au concert symbolique de la célèbre Marian Anderson le juif allemand David Strom, plus âgé qu'elle et physicien. Ils fondent une famille malgré les obstacles que leur opposent la société américaine et la famille de Delia (celle de David a été détruite par le nazisme). Sur fond de musique perpétuelle, naissent (et chantent) trois enfants, Jonas qui deviendra un célèbre ténor, Joseph qui l'accompagnera dans ses errances et sera son pianiste (c'est le narrateur) et Ruth, leur petite soeur, qui rejoindra les Black Panthers. C'est ue famille en marge, dramatique, qui s'éclate et se déchire dans la société américaine, de l'après-guerre jusqu'aux années 80/90. Le fait que Richard Powers ait une formation de musicien et de physicien se ressent page après page, pour notre plus grand bonheur : il y a des passages inoubliables sur la musique, sur l'espace-temps, d'une poésie remarquable. L'écriture est réellement musicale, ce qui reste très impressionnant. Le racisme n'est pas l'unique thème abordé dans ce roman : c'est d'abord une sage familiale et une description très réaliste de l'Amérique à ces époques. Dans la structure, le récit se construit de manière complexe : à chaque chapitre, on change d'époque, de personnages. Tout se rejoint, se recoupe à la fin, les choses s'imbriquent ensemble d'elles-mêmes, on voyage de générations en générations sans réfléchir. C'est réellement un récit très émouvant, touchant, instructif aussi et absolument poétique. Je déplore seulement la difficulté de certains passages sur les théories de l'espace-temps, mais j'ai quand même compris quelques idées donc rien n'est impossible. Je l'ai lu comme on se plonge dans un film : les images défilent devant vos yeux et vous n'avez qu'à vous plonger dans l'ambiance. Magnifique.

Biboulon
08/11/09
 

Format

  • Hauteur : 17.80 cm
  • Largeur : 10.80 cm
  • Poids : 0.54 kg
  • Langage original : ANGLAIS (ETATS-UNIS)
  • Traducteur : NICOLAS RICHARD

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