Le train

SIMENON, GEORGES

EDITEUR : LGF
DATE DE PARUTION : 21/05/08
LES NOTES :

à partir de
5,60 €
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Ebook

SYNOPSIS :

Quand je me suis éveillé, les rideaux de toile écrue laissaient filtrer dans la chambre une lumière jaunâtre que je connaissais bien. Nos fenêtres, au premier étage, n'ont pas de volets. Il n'y en a à aucune maison de la rue. J'entendais,
sur la table de nuit, le tic-tac du réveille-matin et, à côté de moi, la respiration scandée de ma femme, presque aussi sonore que celle des patients, au cinéma, pendant une opération. Elle était alors enceinte de sept mois et demi.
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Simenon évoque la Seconde Guerre Mondiale dans deux romans : 'le Clan des Ostendais et 'Le train'. Simenon y transpose son expérience de la guerre. En 1939, il se trouve à La Rochelle. Il y organise l'accueil des réfugiés belges. Il est nommé haut commissaire aux réfugiés belges pour le département de Charente-Inférieure.On retrouve certains éléments factuels et même certains personnages historiques : l'infirmière, Mme Blanche, le maire M. Vieljeux. Voici le résumé du livre qui se trouve sur le site 'toutsimenon.com' : ""Bien qu'affligé d'une malformation à l’œil, Marcel Féron, commerçant aisé et mari heureux, vit une existence sans problèmes jusqu'au jour – c'est le 10 mai 1940 – où l'invasion allemande le précipite, avec sa femme et sa fillette de quatre ans, dans un train qui doit les évacuer hors de la zone des combats. C'est l'événement qu'il attendait confusément : un possible nouveau s'ouvre devant lui, sans qu'il en soit vraiment surpris. Au moment du départ, sa femme, qui est enceinte de sept mois, et la petite Sophie ont été installées dans un compartiment de 1re classe du train, tandis que lui est parqué, avec les adultes valides, dans un des nombreux wagons à bestiaux rattachés au convoi. Ce dernier est scindé durant le parcours, et Marcel se retrouve séparé des siens. L'inquiétude qu'il pourrait ressentir est refoulée par l'équipée extraordinaire que lui fait vivre le train, avec ses encombrements, sa promiscuité, ses haltes et les dangers aériens qui le menacent. Une jeune femme en robe noire, sans bagages, montée dans le wagon à la dernière minute (elle venait de la prison de Namur où les détenus avaient été libérés), va déclencher l'imprévu pour Marcel : une liaison s'ébauche entre lui et Anna. Dans une durée qui abolit passé et avenir, ils font l'expérience d'une union à la fois physique et morale, sans presque se connaître. Le train arrive enfin à La Rochelle au moment de l'armistice de Pétain, et les évacués se retrouvent dans un camp. Des listes circulent pour la recherche des réfugiés : Marcel apprend ainsi que sa femme est à la maternité de Bressuire, à quelques lieues de La Rochelle, où elle vient d'accoucher d'un garçon. Il n'a de cesse qu'il ne l'ait rejointe. Anna l'accompagne jusqu'au seuil de l'établissement. Le cœur serré, elle lui dit adieu et ajoute simplement : « J'ai été heureuse avec toi ». Le temps a retrouvé son cours normal. Avec ses deux enfants, Marcel reprend sa vie familiale à Fumay, comme auparavant. Pendant l'hiver de l'année suivante, alors qu'il se rend un soir chez un client, il voit Anna surgir brusquement de l'ombre. Elle est venue lui demander de l'héberger, elle et un aviateur anglais, car ils sont traqués parla Gestapo. Ce n'est que pour quelques jours. Un moment d'hésitation... Anna a compris et n'insiste pas. Marcel a une femme, des enfants, une maison de commerce. Un mois plus tard, sur une liste d'espions fusillés, Marcel lira un nom anglais près de celui d'Anna Kupfer.""Mon avis sur le texte :Bien qu’il ait connu une prime enfance troublée (disparition de sa mère, père alcoolique), Marcel Féron a une vie banale et ordonnée. Ses quatre années au sanatorium se sont déroulées sous un rythme précis. Il s’est ensuite installé à Fumay, a trouvé une femme, sera père pour la deuxième fois. Une vie placée sous le signe de la quiétude et qui a un goût de bonheur. Une vie normale, comme une autre, quasi inespérée. Mais il pressent l’arrivée d’une crise, il sait que tout va s’arrêter.Quand il apprend le déclenchement de la guerre, il déclare simplement : « cela devait arriver. » Il considère la guerre comme une affaire personnelle entre le destin et lui.Vient l’exode, la famille part en train. Nul n’est plus responsable de ses actes. L’individu s’efface dans le groupe, les réfugiés sont baladés au gré des évènements, des obligations du rail, des décisions administratives. Les règles sociales s’estompent : on s’accouple, on fait ses besoins, on se lave au milieu des autres, dans la meute.Dans la cohue, les wagons sont séparés, Marcel Féron perd la trace de sa femme et de sa fille. Certes, il les aime, mais dans cette ‘évasion’ elles ne comptent plus.Marcel Féron vivra avec Anna un bonheur simple, un bonheur vrai. Comme un enfant, il se réjouit du spectacle des choses les plus ordinaires. La liaison est charnelle, fusionnelle. Ils se comprennent et se devinent sans se parler. Il est naturel d’être ensemble. La guerre est omniprésente ; pourtant, ils vivent dans l’intemporalité. Relation neuve, sans histoire et qui n’a aucun avenir. Tout est dans le présent. On se surprend à vivre.Marcel Féron découvre une vérité nouvelle et provisoire. Il retrouve la trace de sa famille et la rejoint facilement. La rupture avec Anna est rapide, un simple adieu et déjà son souvenir est effacé.Marcel reprend sa vie d’avant, la seule possible à ses yeux. Une vie à Fumay, une vie réglée, une vie de travail. Aussi quand il rencontre Anna la seconde fois, c’est un nouvel appel vers l’aventure, il a la possibilité de casser à nouveau sa routine. Il refuse et poursuit son chemin. Quand il déclare qu’il ne retournera jamais à La Rochelle, nous pouvons comprendre qu’il refusera toute autre passade.S’il fait le récit de cette histoire, c’est pour que son fils sache qu’il a été capable d’une passion. Il conclut son récit par cette phrase : « J’ai une femme, trois enfants, une maison de commerce rue du Château. »‘Le Train’ est un roman type de Georges Simenon. Ecriture simple, précise et efficace. Le récit retranscrit parfaitement l’atmosphère de l’exode. Tout est dans le ressenti et la psychologie du héros narrateur. Trame maîtrisée qui ressemble à celle de ‘la Fuite de Monsieur Monde’. Une routine. Une fuite (l’aventure), le retour. Novodvorov

novodvorov
04/12/13
 

Format

  • Hauteur : 17.80 cm
  • Largeur : 11.00 cm
  • Poids : 0.10 kg