Le vampire de ropraz

CHESSEX, JACQUES

EDITEUR : LGF
DATE DE PARUTION : 03/09/08
LES NOTES :

à partir de
4,60 €
EXISTE EN
Ebook

SYNOPSIS :

En 1903 à ropraz, dans le haut-jorat vaudois, la fille du juge de paix meurt à vingt ans d'une méningite. un matin, on trouve le cercueil ouvert, le corps de la virginale rosa profané, les membres en partie dévorés. stupéfaction des villages alentour, retour des superstitions, hantise du vampirisme. puis, à carrouge et à ferlens, deux autres profanations
sont commises. le nommé favez, un garçon de ferme, est le coupable idéal. condamné, emprisonné, soumis à la psychiatrie, on perd sa trace en 1915. â partir d'un fait réel, jacques chessex donne le roman de la fascination meurtrière. qui mieux que lui sait dire la « crasse primitive », les fantasmes des notables, la mauvaise conscience d'une époque ?
10 personnes en parlent

Jacques Chessex nous raconte dans un style délicieux alliant humour noir et pure épouvante un faits divers qui secoua l’opinion publique suisse au début du XXème siècle durant des mois. Le livre est extrêmement court (classé “Courts romans et autres nouvelles” chez France Loisirs), et on reste inévitablement sur sa faim dès sa fermeture (environ une heure après son ouverture). Les faits évoqués sont juste abominables, sanglants et d’une cruauté infinie. Un cadavre, puis deux autres sont profanés, mutilés, charcutés, démembrés. Le contexte culturel et social est des plus primaires. Les vieilles superstitions refont surfaces, les croyances refoulées rejaillissent. Le “vampire” supposé a tout du coupable idéal, il représente le vice, la violence et les travers inavouables de la misère. Ses déviances, sa brutalité et son enfance abusée en font un bouc émissaire parfait pour calmer une population à la fois fascinée et haineuse. Seulement qu’en est-il vraiment ? On s’immerge très rapidement dans une ambiance glauque et obscure, on est vite horrifié par les faits évoqués si crûment. L’auteur part de faits réels et abouti à une fin plutôt surprenante, à nous de démêler le réel de la fiction.

un flyer
13/02/09

J'ai entendu parlé de ce roman dès le début de mon blog et il m'avait toujours fais envie. Maintenant que je l'ai lu je peux vous dire une chose : il est tout bonnement décevant !A Ropraz des jeunes femmes décédées sont retrouvées hors de leur cercueil complètement déchiquetées. Que ce passe-t-il ? Qui profane les tomes de ces pauvres mortes ?C'est un livre assez intéressant sur un fait divers réel mais je m'attendais plutôt à un roman qu'à un documentaire alors cela m'a vraiment déçu et j'ai du mal à trouver l'intérêt pur de ce livre outre l'intérêt documentaire. Il y a énormément de scènes très crues voire même gores disons-le et même si elles frappent les esprits, je ne les ai pas trouvé si essentielles que ça pour l'histoire. Le dénouement est assez confus, ça ne fait que quelques jours que j'ai lu ce livre et il ne m'en reste presque rien. Il y a plein de mystères autour du profanateur (si ils ont trouvé la bonne personne ce qui n'est pas si sûr) et c'est intriguant mais sans plus. Le dernier paragraphe du roman nous parle du soldat inconnu qui serait en réalité le profanateur de tombe de Ropraz ... Réalité ? Invention ? Je ne sais pas mais personnellement je n'y crois pas du tout, si vous voulez vous amusez, faîtes les recherches ;)Sinon, l'écriture de Chessex est sympathique à lire et assez fluide même si il y a certains passages où j'ai dû relire pour tout comprendre. Faire un documentaire condensé n'est pas si facile alors chapeau à lui malgré tout.Je ne conseille pas ce livre qui n'est pas très transcendant mais si vous vous intéressez à l'histoire insolite, pourquoi pas. Appelez moi, Love ... Love-of-book :P

Loveofbook
28/10/14
 

Le vampire de Ropraz par Jacques ChessexSi vous voulez découvrir une Suisse romande profonde, vous êtes sur le bon bouquin et vous en aurez pour votre argent. Le début de l’action se passe à Ropraz, en Suisse –romande, au cours de l'année 1903. Vous allez vivre du "Hard-Chessex", qui se déguste à pleines dents, vous allez vite comprendre!Ropraz est un village d'aspect tranquille à l’écart des grandes routes du canton de Vaud, ses habitants vivent un peu en autarcie alimentaire et intellectuelle. Mais, les histoires de famille, les incestes, les jalousies, font ici le bonheur des commérages, l’imagination et la diabolisation font bon ménage. Les vampires rodent la nuit. Les superstitions persistent dans ses parages et bien que protestants, les gens se signent devant certaines maisons et sur certains lieux!Un jour de 1903. Une jeune fille de vingt ans meurt de méningite. Le lendemain de son enterrement, on découvre sa tombe ouverte avec son cercueil en partie dégagé. Un médecin arrive, on soulève le couvercle à moitié refermé, et là, l’indescriptible se dévoile devant les témoins de cette exhumation dont voici le compte rendu (accrochez-vous bien!):« Cadavre violé. Traces de sperme, de salive, sur les cuisses dénudées de la victime. Et la mutilation la plus sanglante apparaît dans toute son horreur.La main gauche coupée net, gît à côté de cadavres.La poitrine, cisaillée à coups de couteau, est profondément charcutée. Les seins ont été découpés, mangés, mâchés, et recraché dans le ventre ouvert.La tête aux trois quarts séparée de tronc, y a été enfoncée après que des morsures très repérables et visible ont été pratiquées en plusieurs endroits : le cou, les joues, l’attache de l’oreille.Une jambe, la droite, et la cuisse droite elle aussi, sont hachées jusqu’au pli du sexe.Le sexe a été découpé prélevé, mastiqué, mangé, on en retrouvera des restes recrachés, poils pubiens et cartilage, dans la haie dite du Crochet, à deux cents mètres au-dessus de la forge.Les intestins pendent hors de la bière. Le cœur a disparu.[…] » Difficile de savoir si cette description sort de son imagination, mais lorsqu'on ouvre un livre de Chessex, il est permis de s’attendre à tout. Mais revenons à nos moutons car ce genre d'actes se répètera encore à deux reprises. Cette fois, toute la région est chamboulée. Et Chessex s’en donne à cœur joie, ne serais que cette scène où des enfants jouent au football avec un étrange ballon, en fait avec un crâne abandonné, et ce cris qui fuse soudain: "c'est Nadine!". Bref, je vous laisse découvrir une succession d’évènements de plus en plus décalés. Pour preuve, cette rencontre improbable entre le criminel, alors engagé à la légion étrangère, et le caporal suisse Frédéric Sauser, alias Blaise Cendrars, qui serait ici, prétendument à l'origine du texte de "Moravagine": Chessex, le manipulateur, en plus du reste.Et, sapristi, qu'il écrit bien, le bougre! Sournoisement le texte tourne au récit surréaliste, pour aboutir à une énorme farce au détriment d’un des monuments les plus chers aux français.Bref, et en quelques mots: Gore, iconoclaste, génial, avec un zeste d’humour, le tout badigeonné d'encre à l'acide sulfurique et de giclures de sperme… Récit à lire d’un trait (à peine plus de cent pages), en choisissant un soir d’orage, avec, si possible, des hululements de chouette, un volet qui grince au vent un parquet qui craque, un éclair et les fusibles qui sautent juste le livre ouvert à la page 110, histoire de traverser la maison dans le noir le plus total pour y retrouver son lit.

Bacuri
23/07/14
 

En 1903, dans le pays de Vaud, trois sépultures sont profanées. Les jeunes filles enterrées sont violées et en partie dévorées. La panique s'empare de toute la région : retour des superstitions, hantise du vampirisme.A partir d'un fait divers, Jacques Chessex écrit ce très court roman, direct, cru, avec peu de concessions pour les habitants du Pays de Vaud, leurs croyances, leurs pratiques sexuelles, leur rusticité ainsi que celle des lieux. Il décrit par le menu les petites mesquineries de chacun, les dénonciations, les peurs et les débordements qu'elles engendrent et finalement, la colère et un certain soulagement lorsqu'un coupable (?) tout désigné est arrêté et qu'il devient le bouc émissaire et le vampire qui arrange tout le monde. Le roman est glauque, noir, très noir, et très pessimiste, mais lorsqu'on l'a commencé on a qu'une seule envie c'est d'arriver au bout et d'en connaître le dénouement. Ce qui se fait relativement vite tellement la lecture en est rapide. Le style de l'auteur et sa façon assez froide et détachée de décrire son petit monde vaudois favorisent aussi cette rapidité. Et puis, il ne fait qu'un tout petit peu plus de 100 pages. Yv

Lyvres
25/03/14
 

Une histoire d'autant plus fascinante qu'elle est basée sur un fait réel, et servie par un style journalistique très agréable. L'auteur a le don de raviver nos peurs ancestrales. Le ton est ainsi donné dès les premières pages : une campagne isolée avec des loups, les superstitions y sont tenaces et exacerbées par ces atroces viols de sépulture, chacun se barricade chez soi... le tout sur fond de cannibalisme, nécrophilie, zoophilie... Le personnage de la dame en blanc est tout à la fois fascinant et répugnant. J'ai beaucoup aimé la toute fin.Un excellent livre, à lire d'une traite pour frissonner d'horreur et de dégoût ! Canel

Canel
08/11/13
 

C'est un récit que je trouve très difficile à commenter. Et pourtant je l'ai apprécié, j'ai même été captivé et l' ai lu d'une traite. Dès le début le décor et l'ambiance sont plantés. Ce n'est pas très très gai, écrit à la manière d'un très long articlede journal on retrouve un certain détachement dans l'écriture ajouté à cela un style tout en précision et froideur et le malaise s'installe, le faute étant presque rejeté de Favez -la victime parfaite- à la foule. L'épilogue qui lui seul n'est pas basé sur des faits réels est vraiment de trop et ne présent à mon sens que peu d' intérêt.Une lecture rapide que j'ai bien aimé.

Lacazavent
27/07/12
 

C'est un ouvrage bien curieux et fort intéressant que ce petit roman de Jacques Chessex. L'histoire est celle d'un fait divers, qui a fortement secoué cette région suisse où règnaient la misère affective, l'alcoolisme, l'inceste et le froid en ce début de XXème siècle. Trois tombes profanées, trois corps sauvagement violés et mutilés et un coupable, l'étrange et malade Favez, enfant de l'assistance qui a subi les pires sévices avant de devenir un monstre. Ce n'est pas un roman fantastique, contrairement à ce que le titre laisse présumer mais un roman-chronique qui serait journalistique s'il n'était extrêmement bien écrit, qui interroge la perversion de la nature humaine et décrit fort brillamment la misère humaine dans cette région à l'abandon, où malgré le protestantisme règnent les superstitions, où les filles déclenchent envie et folie, où on se pend beaucoup et où rôde la peur. C'est un roman sur la folie qui naît des violences que l'on subit et qui fait naître l'épouvante. De la belle ouvrage.

fashiongeronimo
22/07/12
 

Cette histoire est très vite lue, et bien écrite. On me l'a conseillé il y a un an environ, et j'étais tout de suite allée l'emprunter à la bibliothèque. J'ai bien aimé, et l'écriture est fluide, pas compliquée à comprendre comme on pourrait s'y attendre d'un "vieux livre".

filou93
11/05/12
 

Un livre glauque, comme certains l'ont souligné, une histoire courte, mais bien écrit. J'ai bien aimé, même si aujourd'hui les histoires de vampires paraissent banales, c'est un tout autre genre qu'on découvre. Charlie18

un flyer
29/03/12

Un petit bijou signé Jacques Chessex ou variation littéraire autour d'un fait divers sanglant. A rapprocher de 'Mangez-le si vous voulez' de Jean Teulé même si le style est différent.

un flyer
27/04/10
  • Auteur : CHESSEX, JACQUES
  • Collection : LDP
  • Éditeur : LGF
  • ISBN : 9782253122814
  • Date de parution : 03/09/08
  • Nombre de pages : 90
  • Rayons : Poésie

Format

  • Hauteur : 17.80 cm
  • Largeur : 11.00 cm
  • Poids : 0.08 kg

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