Le ventre de paris

ZOLA, EMILE

EDITEUR : GALLIMARD
DATE DE PARUTION : 22/05/02
LES NOTES :

à partir de
3,49 €
EXISTE EN
Ebook

SYNOPSIS :

Le Ventre de Paris, ce sont les Halles, avec leur « souffle colossal épais encore de l'indigestion de la veille », leurs montagnes de mangeailles, de viandes saignantes, « de choses fondantes, de choses grasses », de « gradins de légumes » d'où montent « le râle de tous les potagers de la banlieue ». « L'idée générale, écrit Zola, est le ventre, la bourgeoisie digérant, ruminant, la bête broyant le foin au râtelier, la bedaine
pleine et heureuse se ballonnant au soleil. » Aux « Gras » s'opposent les « Maigres » : Florent, un proscrit du 2 Décembre revenu à Paris qui fomente un complot contre le régime et sera dénoncé par Lisa, sa belle-soeur, une charcutière « au grand calme repu ». Florent retourne en prison et c'est à son ami Claude Lantier, le futur héros de L'oeuvre, que revient le mot de la fin : « Quels gredins que les honnêtes gens ! »
7 personnes en parlent

Troisième opus de la série des Rougon-Macquart, "Le ventre de Paris" voit ses personnages évoluer au coeur des Halles, immense marché qui alimente la capitale.Lisa Macquart et son mari Quenu vont recueillir dans leur charcuterie le frère de celui-ci, Florent, qui arrive tout droit du bagne d'où il s'est évadé. Emprisonné pour raison politique, il ne va pas tarder à reprendre la lutte tentant de fomenter une révolte contre le gouvernement.Par le biais du regard de Florent, qui va devenir inspecteur à la marée, le lecteur va découvrir le monde des Halles, véritable microcosme bigarré, à part, grouillant de vie et peint par Zola avec talent comme un immense tableau.Une galerie impressionnante qui nous mène à travers ce ventre bourré à craquer, débordant d'une faune et d'une flore particulières et qui tantôt fait envie et tantôt écoeure. Maltese

Maltese
07/10/09
 

Le Ventre de Paris est un roman qui ne peut que plaire aux amateurs de bonne chaire et de saveurs. Tout au long du roman, Zola file la métaphore des Gros et des Maigres, les premiers étant des personnes généreuses et les seconds des fourbes desquels il convient de se méfier. Si cette vision est un peu simpliste, elle sert le propos et l'intrigue, intrigue renforcée par le talent de quelques commères bien maigres qui, en bonnes concierges, alimenteront conflits et mésententes... On retiendra également cette magnifique scène au cours de laquelle Florent relate la faim de l'évadé tandis que son frère prépare le boudin de la semaine...J'avais du mal à croire les copines qui me disaient que plus on lit Zola, plus on l'aime. Mais ce coup-ci, je crois que c'est fini : j'ai trouvé l'un de mes auteurs fétiches. Talent, rigueur, majesté de la description. Et oui, même si ses chapitres font 60 pages, je dis "Encore !". Miss Alfie

MissAlfie
18/12/13
 

Injustement accusé de meurtre pendant le coup d'Etat du 2 décembre et déporté au bagne de Cayenne, Florent s'évade et revient à Paris après sept longues années d'absence. Il y retrouve son demi-frère Quenu, marié à la gironde Lisa Macquart et propriétaire d'une magnifique charcuterie située juste en face des nouvelles halles. Le couple l'accueille chaleureusement mais il est mal à l'aise dans cette opulence, lui qui a connu la faim presque toute sa vie. Maigre parmi les gras, affamé parmi les repus, enragés parmi les satisfaits, Florent peine à trouver sa place. La belle Lisa le pousse à prendre une place d'inspecteur des marées pour la préfecture. Lui qui en veut à l'Empire, qui rêve de République, est contraint d'accepter cet emploi pour ne pas déplaire à sa belle-soeur. C'est ainsi qu'il arpente du matin au soir les allées des halles, au milieu des poissonnières, dont la belle Normande, rivale affichée de Lisa. L'abondance de nourriture dans ce temple de la consommation attise ses idéaux de justice et il s'embarque dans une conspiration politique qui sera sa perte.Peut-on dire que ZOLA manque de délicatesse, qu'il force trop lourdement le trait, que son opposition entre les gras et les maigres finit par lasser? A-t-on le droit de dire qu'à force de lire des descriptions de montagnes de nourriture on se sent comme enseveli sous les navets, les carpes, les boudins?Certaines scènes avec les poissonnières sont cocasses, les halles sont si bien rendues qu'on peut en sentir les odeurs, en voir les lumières, en admirer les structures, les intrigues qui se nouent autour de Florent apportent une intéressante tension mais l'ensemble demeure indigeste et la fin malheureusement prévisible. Le ventre de Paris ne restera pas parmi mes préférés mais ne me décourage pas pour autant de continuer la série et je vais très vite partir à La conquête de Plassans.

un flyer
03/02/13

Troisième volume des Rougon-Macquart dont l'action se déroule dans les nouvelles Halles de Paris. Toujours aussi chouette même si je l' ai un peu moins aimé que les deux premiers.L' intrigue en elle-même est assez lisse, sans surprise, heureusement rythmé par les petits conflits et jalouseries entre toutes ses femmes du roman qui tournent autour des Halles. Florent après s'être fait arrêter et envoyer à Cayenne pour avoir pris par aux événements du 2 décembre 1851 (Coup d'État de Napoléon III alors Président de la République depuis 3 ans, en proclamant la dissolution de l'Assemblé national et la rédaction d' une nouvelle constitution il signe la fin de la Deuxième République et le début du Second Empire), il s'évade rejoins Paris et son frère qui a réussi pour finalement retombé dans ses amours politiques révolutionnaires...etcA lire uniquement si on a un peu faim, c'est une débauche de nourriture de la viande aux poissons en passant par les herbes, les fromages, les fruits et légumes...etc

Lacazavent
21/10/12
 

"Quels gredins que ces honnêtes gens!"....dixit Claude Lantier héros d'un autre roman "Le Rêve" en conclusion du ventre de Paris. Le véritable héros de ce livre est les Halles parisiennes, flambants neuves, qui, de ses structures métalliques, dominent le peuple parisien et le nourrissent. Débordantes de fleurs et de nourritures, elles attirent toute la population. Chacun, en son sein croit y trouver quelque chose: même Florent pense qu'elles le protégeront de ses idées révolutionnaires. Cet immense marché couvert a engendré aussi ses enfants incarnés par Cadine et Marjolin, enfants des rues trouvés et élevés au milieu des victuailles. Zola y raconte la vie des commerçants et notamment celle des charcutiers Quenu-Gradelle parents de Pauline, l'héroïne de"La Joie de vivre". Mais, ce qui m' a le plus marquée dans la lecture de cet ouvrage (c'est pour cela d'ailleurs que j'ai choisi ce titre), ce n'est pas tant ce débordement de nourriture, cette vie des commerçants ou les élans révolutionnaires de Florent, c'est plutôt la Rumeur (avec un grand R), les cancans qui à force d'inventions et de roueries font mal et peuvent détruire des gens honnêtes. En fait Le Ventre de Paris est le roman de la Rumeur, celle colportée par les gens aigris et jaloux du bonheur d'autrui, et qui, sous des paravents honnêtes se révèlent d'une infamie sans nom. vivi

vivicroqueusedelivres
16/02/12
 

Florent s’est évadé de Guyane où il avait été déporté suite à sa compromission dans les événements du 2 Décembre. Il trouve refuge chez son frère, Quenu, qui est charcutier au plein cœur des Halles de Paris. Il devient inspecteur de la marée. Commence le quotidien d’un Maigre entouré d’une foule qui n’a qu’un objectif : le faire grossir.« Le Ventre de Paris » est le troisième tome des Rougon-Macquart paru en 1873. J’ai beaucoup apprécié cette longue et belle œuvre. J’ai notamment particulièrement aimé la plume singulière de l’écrivain qui sait rédiger des descriptions si poétiques. On a d’ailleurs pu qualifier son texte de « prose descriptive ». Il prend manifestement plaisir à décrire les Halles de Paris, les étalages gargantuesques de légumes, de fruits, de poissons, de viandes, de fleurs, de fromages, … Vers la fin de son roman, Zola utilise des métaphores musicales pour décrire l’odeur pestilentielle des fromages qui s’étalent sous ses yeux, en témoigne cet extrait : « Elles restaient debout, se saluant, dans le bouquet final des fromages. Tous, à cette heure, donnaient à la fois. C’était une cacophonie de souffles infects, depuis les lourdeurs molles des pâtes cuites, du gruyère et du hollande, jusqu’aux pointes alcalines de l’olivet » (p. 340). Les étals nous apparaissent dans toute leur matérialité, avec leurs cortèges de couleurs, d’odeurs, de saveurs. On a pu dire que cette œuvre de Zola pouvait être comparée à une véritable nature morte, l’auteur donnant à voir à travers ses mots une vraie peinture, telle qu’aurait pu la concevoir Claude, l’artiste qu’il décrit au fil des pages.Zola croque une véritable fresque de la bourgeoise parisienne à travers la galerie de personnages qu’il présente : Florent, le fuyard, Quenu, son frère, la belle et grasse Lisa qui tient la charcuterie. Il y a aussi Marjolin et Cadine, les deux brutes éprises l’une de l’autre qu’aime à peindre Claude, l’artiste. N’oublions pas Mlle Saget, la médisante petite vieille, qui constitue un personnage repoussant. Zola fait tous ces personnages une véritable analyse psychologique.J’ai été particulièrement sensible au début de l’œuvre : l’écrivain nous décrit l’arrivée de Florent dans les Halles luxuriantes qui offrent un trop plein de nourritures, un luxe démesuré. Le lecteur est saisi de pitié devant cet évadé affamé (il n’a pas mangé depuis plusieurs jours) qui observe avec beaucoup de convoitise ces monceaux de victuailles qui s’offrent à ses yeux et à son odorat. Face à cette prodigalité, Zola oscille entre fascination et répulsion.Une belle œuvre naturaliste qui expose la lutte entre les Maigres et les Gras sur un fond politique marqué. On ne retrouve pas ici de drame amoureux, comme dans « La bête humaine » par exemple. Le propos est ici plus centré sur l’engagement politique. Il faut donc bien connaître l’histoire de la fin du XIXème siècle. A savourer sans modération !Le lecteur complétera utilement sa lecture par un dossier en fin d’œuvre. La préface d’Henri Guillemin est aussi très éclairante. Seraphita

Seraphita
30/12/11
 

J'ai eu beaucoup de mal à lire ce livre. Déjà, je pense que le contexte ne m'attirait pas forcément. Les halles, la bouffe, tout ça... Autant dans la curée, les descriptions de paysages, de robes & de pièces de maison, je trouvais ça beau, autant des descriptions d'étalage de légumes, de poissons, de viande & de fromage, un peu moins. Et puis c'est plutôt mou, comme livre en fait. Il ne se passe pas grand chose, à part au début et à la fin. Je trouve que le personnage principal, Florent, n'est pas assez attachant. On n'arrive pas à s'inquiéter pour lui. Et dans l'ensemble, aucun personnage n'est vraiment attachant, je trouve.Donc tout de même quelques descriptions intéressantes, comme toujours chez Zola, mais majoritairement trop de bouffe, quoi.Par contre j'ai bien aimé, encore une fois, le parallèle entre la première et la dernière scène, ou en tout cas entre le début et la fin. Là, par contre, rien n'a changé, tout redevient comme avant. L'arrivée de Florent chamboule la vie des Halles pendant quelques temps, mais finalement, tout retourne à la normale, et son existence finira par être oubliée, ou seulement évoquée comme un souvenir lointain. Et puis, j'ai quand même bien apprécié ce portrait des Halles de Paris, que j'avoue, je ne connaissais pas ainsi. C'est aussi ça que j'aime chez Zola, ce rapport constant à la réalité de l'époque, et donc pour nous à l'histoire. Il utilise (pas dans tous ses romans, mais bon) des lieux & des évènements ayant réellement existé et, heureusement pour nous, des lieux qui pour la plupart existent toujours. Ca permet de mieux raccrocher l'intrigue à la réalité, je trouve.

Chaaw
06/09/11
 

Format

  • Hauteur : 17.80 cm
  • Largeur : 10.80 cm
  • Poids : 0.24 kg

Mes garanties furet.com

5% sur tous les livres, Paiement Sécurisé, Réservation gratuite, Satisfait ou remboursé, Débit carte bancaire à l'expédition