Le vieil homme et la mer d'ernest hemingway (essai et dossier)

HILY-MANE, GENEVIEVE

livre le vieil homme et la mer d'ernest hemingway (essai et dossier)
EDITEUR : GALLIMARD
DATE DE PARUTION : 23/04/91
LES NOTES :

à partir de
9,20 €
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Je ne connais rien d'Hemingway sinon ce que la notice de mon Folio m'a appris : journaliste, reporteur de guerre, écrivain et suicidé. Et je ne connais aucune autre œuvre d'Hemingway.Mais bordel, qu'est-ce que c'est chiant de niaiserie Le vieil homme et la mer. Alors ouais il paraît que c'est mieux qu'un reportage sur la vie aquatique à 3 heures du matin sur Arte. Il paraît que c'est une jolie histoire entre un gamin tout bon ("ah bah oui, faut que tu m'apprennes plein de trucs moi qui suis con comme un rond de chapeau, alors meurs pas et reprends des forces" *larmes d'enfant innocent*) et un vieux bougre tout simple et triste ("vla ti pas que ch'poichon il est gros là ! Aïa aïa, ça l'a fait mal aux maings mais tant pis mein fieu, faut faire avecqu' et avecqu' ché reuquins").Il paraît aussi que c'est une histoire forte en sensations – un vieillard qui tombe dans la décrépitude physique et mentale, soit je vais pas être le premier à lancer la pierre sur les fatalistes.On me dit aussi dans l'oreillette que c'est un style léché, millimétré et qui touche dans le mille. Personnellement il m'a surtout paru curieusement sans relief (trop de culture littéraire bitches ... aheum) et sa force d'évocation était même quasi nulle – répéter inlassablement les mêmes mots du champ lexical de la mer ça ne me touche pas plus qu'une brève dans la Voix du Nord pour tout vous dire. Et puis le traitement de l'océan est lui aussi affligeant : à peine cinq pages pour nous dire que c'est soit un ennemi soit une femme (el mar, la mar amigos muchachos de Santiago de Cuba).Certains voient dans ce roman une belle illustration de la condition humaine : souffrance, solitude (l'océan en arrière-plan quoi), acceptation du temps qui passe, retour du passé etc voire un style de vie à imiter à cause de sa simplicité. Certes mais c'est quand même justement bien grossier et si peu enrichissant tant au niveau artistique qu'humain. L'homme et la nature (et encore plutôt la nature sauvage que la nature dans son sens le plus complet) ça ne serait qu'une bataille rangée avec la souffrance comme armistice et parfois un peu de complicité (lorsque le vieux perd la boule et dit des poissons qu'ils sont dignes ...) – niveau leçon sur la vie, Bear Grylls se pose là aussi.Enfin je suis peut-être trop raleur et relou et utilitariste et jeune et aveuglé et regardant (!) car il faut bien reconnaître que même si l'on s'ennuie pendant la moitié de ce petit roman, le retour sur le rivage nous fait quand même dévorer les dernières pages (après tout c'est de l'action !). Mais forcément pour une fin qui est à l'image du roman entier : simplement médiocre et superficielle. Non vraiment cette lecture ne m'aura rien apporté, pas de plaisir, pas de beauté et pas de profondeur - c'est une bien maigre pêche que j'ai faite là *rires du public*.

kzfkz
07/06/13
 

Format

  • Hauteur : 17.80 cm
  • Largeur : 10.80 cm
  • Poids : 0.23 kg

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