Le vieux qui lisait des romans d'amour

SEPULVEDA, LUIS

EDITEUR : POINTS
DATE DE PARUTION : 18/04/95
LES NOTES :

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SYNOPSIS :

Antonio José Bolivar connaît les profondeurs de la forêt amazonienne et ses habitants, le noble peuple des Shuars. Lorsque les villageois d'El Idilio les accusent à tort du meurtre d'un chasseur blanc, le vieil homme
se révolte. Obligé de quitter ses romans d'amour - seule échappatoire à la barbarie des hommes - pour chasser le vrai coupable, une panthère majestueuse, il replonge dans le charme hypnotique de la forêt.
Un roman qui nous plonge dans la forêt amazonienne. Son personnage attachant, Antonio José Bolivar Proano est un vieil homme, innocent mais rusé, qui s'est adapté à cet environnement hostile et s'échappe grâce à ses romans d'amour. Il nous mène à la découverte de peuples inconnus et de leurs coutumes.
A lire pour s'évader ...

emilie (lomme)
Un roman qui nous plonge dans la forêt amazonienne. Son personnage attachant, Antonio José Bolivar Proano est un vieil homme, innocent mais rusé, qui s'est adapté à cet environnement hostile et s'échappe grâce à ses romans d'amour. Il nous mène à la découverte de peuples inconnus et de leurs coutumes.
A lire pour s'évader ...
Emilie ,
Librairie
(C.Cial Vache Noire)
24 personnes en parlent

Le vieux en question s'appelle Antonio José Bolivar Proaño et vit à El Idilio, petit village péruvien en bordure de la forêt amazonienne. Longtemps, il fut un dur à cuire. Mais aujourd'hui, par la grâce de livres à l'eau de rose, son cœur a mué et s'est attendri car «ces romans parlaient d'amour avec des mots si beaux que, parfois, ils lui faisaient oublier la barbarie des hommes.» Alors, il vit maintenant en marge du reste du village, avec pour seule compagnie ses quelques romans d'amour.Un jour une pirogue chargée du cadavre d'un homme blanc atrocement mutilé échoue près du village et les habitants d'El Idilio n'hésitent pas à accuser les indiens du meurtre. Seul Antonio déchiffre dans les étranges blessures du mort la marque d'un félin et décide de partir en chasse.Le récit se construit alors entre flash-backs relatant la vie antérieure d'Antonio (son départ d'Espagne avec sa femme, la mort de celle-ci, sa vie parmi une tribu d'indiens Shuars, son retour parmi les hommes blancs...) et les scènes de traque du fauve dans la jungle. L'histoire évolue ainsi avec fluidité, sans s'appesantir plus que nécessaire sur des scènes qui parlent d'elles-mêmes. Avec simplicité et sans jamais être pontifiant Luis Sépulveda nous parle de la nature, de peuples menacés, de l'Homme destructeur. Le récit recèle ainsi une grande force d'évocation quand il décrit à mots comptés la forêt amazonienne et les êtres qui l'occupent. Mais loin de nous donner une description idyllique d'un paradis fantasmé, l'Amazonie de l'auteur - qui la connaît bien pour y avoir vécu - est un lieu organique qui peu s'avérer cruel, dur et hostile, mais qui n'en mérite pas moins pour autant le respect. D'un ton toujours léger, parfois amusé ou ironique, tendre et poétique, l'auteur nous livre ainsi un agréable conte écologique.Quant au personnage à la fois naïf et rusé d'Antonio José Bolivar et son goût pour les romans d'amour, il apporte une petite touche fantaisiste au récit et de bien jolis passages sur l'amour des livres : «Il lisait lentement en épelant les syllabes, les murmurant à mi-voix comme s'il les dégustait, et, quand il avait maîtrisé le mot entier, il le répétait d'un trait. Puis il faisait la même chose avec la phrase complète, et c'est ainsi qu'il s'appropriait les sentiments et les idées que contenaient les pages. Quand un passage lui plaisait particulièrement, il le répétait autant de fois qu'il l'estimait nécessaire pour découvrir combien le langage humain pouvait aussi être beau.»

Kara
14/01/09
 

L'histoire se passe en Haute Amazonie, (géographiquement, cela correspond à la frontière entre l'Equateur et le Pérou.)sur le territoire des indiens Shuars.Un vieil homme solitaire, Antonio José Bolivar se rappelle sa vie.L'intrigue est du reste centrée sur les souvenirs de ce Vieil homme et une chasse à l'OceloteDifficile de dater cette histoire, on a l'impression d'être hors du temps (hormis une référence dans le dernier tiers du livre à un bateau à moteur)C'est une sorte de conte écologique engagé relativement simpliste avec des Bons (Les Shuars, l'ocelote et l'Amazonie), des Méchants (Les colons, le maire ,les chercheurs d'or et les gringos américains), et le Viel Homme , issu du monde des colons et élevé sur le tard par les Shuars qu'il connaît et respecte. Solitaire et n'arrivant pas à accepter la bêtise et l'ignorance des hommes de son village, le Vieux s’évade comme il peut, et il lit les romans d’amour que lui apporte des grandes villes le dentisteCe livre est avant tout, et comme il est indiqué dans la préface de Pierre Lepape," une dénonciation impitoyable de la destruction aveugle, systématique, cruelle et stupide de cette forêt-continent qu'est l'Amazonie, et,à travers elle, des équilibres fragiles et vitaux qui lient l'homme et son environnement naturel"Sepulveda nous délivre également autre message : le respect nécessite une véritable connaissance de l'autreJ'ai un peu de mal à faire une critique de ce petit roman .J'ai malheureusement dû le lire de façon hachée, alors qu'il demanderait une lecture attentive Globalement, j'ai un avis plutôt positif.A noter qu'une adaptation cinématographique de Rolf de Heer avec Richard Dreyfuss est sortie en 2001Note : 14/20

lagrandestef
01/09/10
 

Résumé du livreLe corps atrocement mutilé d'un chercheur d'or et braconnier met momentanément fin à la quiétude de Antonio José Bolivar Proano, un vieil homme rompu à la vie dans la forêt amazonienne avec les Indiens Shuars qui avaient toléré sa présence parmi eux. Désormais une chasse à l'ocelot, une femelle tueuse d'hommes est ouverte et Antonio est le seul à pouvoir la déloger de son territoire et mettre fin aux massacres. Il doit donc, comme la bête, quitter son abris et ses romans d'amour qu'il aime tant, pour se mesurer à la bête, à contre coeur...Quelques mots sur l'auteurLuis Sepulveda est né en 1949 au Chili. Il vit actuellement à Hambourg. Il a reçu plusieurs prix pour ce roman. C'est aussi un fervent défenseur de la cause environnementale.CritiqueCe court roman est une manifeste écologique. Je dirai même une fable écologique. L'auteur nous amène avec lui et nous lâche en plein coeur de la forêt amazonienne, dévastée, déboisée par l'avidité des hommes qui veulent toujours plus. La colonisation de la cette forêt, poumon de la terre, par l'homme est motivée par les bénéfices engendrées par la déforestation au profit de constructions de routes et de bâtiments en toute illégalité. Elle provoque des catastrophes écologiques: déforestation, destruction des habitats des bêtes et des hommes qui y vivent. Ainsi l'auteur décrit-il la lente exode des bêtes sauvages et des Indiens Shuars qui se déplacent vers l'orient et s'enfoncent chaque jour davantage dans la forêt. Mais ce roman est aussi allégorique car le combat entre l'ocelot et les hommes représente la résistance de la nature, de l'esprit de la nature à l'invasion des hommes qui ne sont pas des propriétaires du lieu. Comme tout espèce engendré par la nature, ils ne sont que tolérés par elle. La lecture de ce roman me fait penser à deux films extraordinaires que j'ai eu l'occasion de voir. Il s'agit de "La forêt émeraude" de J.Boorman et de "Ombre et la Proie". Dans le deuxième, il s'agit des lions tueurs surnommés Fantôme et Ténèbres qui se sont chargés de régler les comptes avec l'Angleterre victorienne venue en Afrique coloniser les terres et détruire les forêts pour une oeuvre "civilisatrice": la construction de ponts ... Dans ce film, le couple Val Kilmer et Michael Douglas est sublime. La voix médiane, le lien entre deux monde est un africain rompu lui aussi à la vie... Je vous suggère donc de visionner ces deux films et de lire ce petit roman si vous ne l'avez déjà fait. Vous pouvez aussi visionner le film d'animation "Princesse Mononoké" de Miyazaki.Par ailleurs, je trouve que le personnage d'Antonio est très intéressant. En effet, il me fait penser à un gardien de la nature et un garant de l'ordre entre deux mondes: celui des "Blancs" (appelé ainsi dans le roman) possédant l'impunité grâce à un gouvernement corrompu et celui de la nature (tout comme la princesse Mononoké d'ailleurs...). Antonio a de la compassion pour tous les êtres et comprend le langage des hommes féroces mais aussi des bêtes sauvages. Il tue la femelle pour sauver sa vie mais non par vengeance. " Le vieux la caressa, oubliant la douleur de son pied blessé, et il pleura de honte, se sentant indigne, avili, et en aucun cas vainqueur dans cette bataille... et sans cesser de maudire le gringo, responsable de la tragédie, le maire, les chercheurs d'or, tous ceux qui souillaient la virginité de son Amazonie, il coupa une grosse branche d'un coup de machette, s'y appuya, et prit la direction d'El Idilio, de sa cabane et de ses romans qui parlaient d'amour avec des mots si beaux que, parfois, ils lui faisaient oublier la barbarie des hommes." Ansi qui est donc le plus féroce des deux: l'ocelot? Ou le gringo et ses sbires? A lire absolument. Victoire

tran
28/04/12
 

Ce premier roman de Luis Sepulveda traduit en français a été publié en 1988 par son auteur et en 1992 en France. Il a été traduit en 35 langues et lu par des milliers de lecteurs dans le monde. Et voilà, je le découvre seulement maintenant. Difficile sans doute d’en dire quelque chose qui n’a pas été dit, je me contenterai de quelques lignes.« Le ciel était une panse d’âne gonflée qui pendait très bas, menaçante, au dessus des têtes. Le vent tiède et poisseux balayait les feuilles éparses et secouait violemment les bananiers rachitiques qui ornaient la façade de la mairie. »Ah ce tout début ! Bonheur de découvrir une histoire, d’entendre littéralement la voix de l’auteur conter cette histoire à la fois resserrée (elle ne fait que 130 pages en français) et riche, par la plénitude de l’expérience d’une vie d’homme, par la fantaisie et l’humour déployés par Luis Sepulveda et par la luxuriance de la forêt amazonienne. On sent la pluie noyer le paysage, on entend la végétation qui pousse à toute vitesse, on observe, médusé, les insectes nettoyer un cadavre en quelques heures, on a les oreilles aux aguets, à l’affût d’un animal dangereux, on hume les parfums lourds… on est débordé de toutes parts par une nature puissante, où l’homme est un être tellement petit, démuni…Dans cette forêt immense, Antonio José Bolivar a acquis une sagesse enviable, enseignée par les Indiens Shuars. Mais il garde au coeur la blessure de n’avoir pas su laisser son ami Nushino partir en paix au royaume des morts. Heureusement, il peut vivre en bonne intelligence avec la nature, c’est-à-dire en la respectant, et les romans d’amour qu’il déchiffre patiemment l’aident à vivre, à vieillir, tout simplement. Face à lui, d’autres hommes, quelques-uns aussi modestes que lui, peut-être moins adaptés, et surtout beaucoup d’autres moins respectueux de la forêt et des richesses végétales et animales qui la peuplent, tout juste motivés par l’appât du gain et le goût du pouvoir.Finalement, cette chasse de la femelle jaguar dont on a massacré les petits devient une parabole de la monstruosité des hommes en Amazonie mais aussi une parabole de l’humanité que représente le Vieux : sa sagesse et son expérience, son intelligence, son humilité, sa sensibilité à « l’autre amour, celui qui fait souffrir » le rendent dignes d’affronter l’animal et de retourner vivre en paix auprès « de sa cabane et de ses romans qui parlaient d’amour avec des mots si beaux que, parfois, ils lui faisaient oublier la barbarie des hommes ». Anne

Anne7500
22/05/15
 

La jungle, la peur, l'apprentissage. La violence de la bêtise humaine face à l'appât. Des indiens en guise de garant, un vieux honni avant d'être portée aux nues. Sepulveda nous mène sur les sentiers interdits, sur les traces de la bête blessée. Dans l'un de ses meilleurs roman, le Chilien nous livre une quête moralisatrice et écolo puisée dans ses souvenirs, ses journées passées aux côtés des Indiens Shuar.

walkerreader
16/08/14
 

J'ai aimé beaucoup de choses dans ce livre : les passages qui montrent la simplicité des Shuars, à l'écoute de la nature, tout comme celui où Sepulveda s'épanche sur la peur du chasseur nourrissant son désir paradoxal de traquer et tuer sa proie. Aussi le fait que lorsque les colons voient la férocité à leur porte, ils sont à mille lieux de s'interroger sur celle qui est logée en eux. Et enfin, en marge de tout cela, Antonio Josée Bolivar qui évolue dans un climat et environnement hostile avec une grande fluidité.Si ce "vieux" puise une grande simplicité de ses livres d'amour, je crois que nous lecteurs ressortirons de ce livre avec la même impression... !

Antonio José Bolivar Proano a appris à vivre au rythme de la forêt amazonienne. Le peuple des Shuars lui a enseigné l’art de la chasse, de la pêche et de la survie sur ce territoire sauvage et impitoyable, hostile à celui qui ne le respecte pas. Avec l’âge, le vieil homme a choisi de s’installer dans le petit village d’El Idilio, régit par un maire idiot et qui voit passer des aventuriers avides de gloire et des chercheurs d’or. Au fond de sa cabane, Antonio s’adonne à son plus grand plaisir : lire des romans d’amour, ceux qui parlent de passions ardentes et qui font souffrir jusqu’aux larmes. Mais sa tranquillité va être perturbée par la découverte d’un gringo retrouvé mort par les Shuars. Les traces sur le corps de l’homme ne font aucun doute, un jaguar a eu raison de son sort. L’inconscient n’aurait pas dû s’en prendre à ses petits… A présent, la femelle guette, folle de douleur et avide de vengeance. Antonio se retrouve chargé de traquer l’animal et de mettre fin à la menace qu’il représente. S’engage alors un combat à mort entre l’homme et la bête…Avec ce premier roman, Luis Sepulveda signe une fable enchanteresse où se mêle la beauté d’une nature majestueuse à la cruauté d’un monde souillé par l’homme. Celui-ci apparaît dans toute sa dualité : bon, respectueux et humble quand il est incarné par Antonio ou les Shuars, barbare, vaniteux et cruel quand il s’agit du maire et autres aventuriers poussés par les promesses d’une richesse facile. On s’attache et s’émeut face à ce petit vieux sentimental, plein de sagesse et d’humilité qui fuit la barbarie des hommes en lisant des romans d’amour ! J’ai été bouleversée par ce combat désespéré et sans victoire possible entre l’homme et la bête. Une issue au goût amer, où l’on ne désire la défaite d’aucun des deux adversaires … A travers le récit de cette tragédie, Luis Sepulveda délivre un message empli d’humanité et d’amour pour une terre qui l’a abrité, protégé et qui souffre à présent, colonisée par l’homme. Un conte plein de poésie et de beauté, qui cache un message écologiste et un véritable appel au secours.

Mokona
28/04/14
 

El Idilio est un village d'Amazonie dans lequel arrive un jour en pirogue, le cadavre d'un "gringo" blond. Le maire, surnommé "La Limace" accuse les Indiens (les "Shuars") de l'avoir tué. Heureusement pour eux, le vieil Antonio José Bolivar Proano affirme qu'il a été tué par un félin. Un peu plus tard, un second cadavre apparait tué de la même manière. S'ouvre alors une chasse au félin tueur, emmenée par La limace et le vieil Antonio. Entre temps, Antonio aura raconté sa jeunesse, son mariage avec Dolores Encarnacion del Santisimo Sacramento Estupinan Otavalo (ça en jette, un nom pareil !) et sa vie avec les Shuars.Lorsque j'ai lu et chroniqué mon premier Sepulveda (L'ombre de ce que nous avons été), j'ai eu quelques remarques du style : "comment, tu n'as pas encore lu Le vieux qui lisait des romans d'amour ?" J'ai donc filé vite et droit vers la bibliothèque municipale et l'ai emprunté. Et je reconnais bien volontiers et humblement que j'étais passé à côté d'un très bon roman et d'un auteur intéressant avec une imagination fertile. Il crée des situations et des personnages attirants qui nous entraînent dans leur monde. Par moments, dans ce roman, je me suis cru au temps de Christophe Colomb, par d'autres revenus en des temps plus modernes. On ne sait plus trop à quelle époque on est et ce sentiment est étrangement très agréable. Sepulveda est un vrai raconteur d'histoires qui sait, en outre, placer adroitement des arguments bien sentis sur la démocratie, le respect de la nature et des animaux, la tolérance entre les peuples et l'acceptation des différences. Yv

Lyvres
25/03/14
 

"Le vieux qui lisait des romans d'amour" de Luis SepúlvedaUn livre tout simple qui a reçu deux prix littéraires : celui des relais H à vocation populaire, plus destinés aux livres des librairies de gare, et celui, plus élitiste de France Culture. Sans doute parce qu'il plait à tousLa vie d'un vieil homme confronté aux conditions de vie difficiles de l'Amazonie, conditions qui lui font perdre son épouse, et qui arrive à les surmonter grâce à ses amis, les indiens Suars qui l'accueillent auprès d'eux pendant plusieurs années.Ceux-ci lui apprennent comment vivre au sein de ce territoire en le respectant, en respectant les animaux, en prélevant juste le nécessaire pour manger. Pourquoi tuer si nous mangeons pas la viande de l’animal ? Pourquoi tuer pour une peau, si celle-ci une fois tannée peut faire plusieurs générations?L'histoire aussi de la traque d'une femelle ocelot, devenue tueuse d'hommes depuis qu'un chasseur a tué ses petits pour leur peaux. Une histoire qui se déroule à mon avis au cours des années 1960, le transistor à piles est mentionné..., c'est le moment où l'Amazonie commence à être défrichée pour développer des cultures. Les gringos arrivent, ne respectant rien... L'opposition naissante de deux mondes...Un livre écrit simplement, très agréable et rapide à lire, regorgeant de petites phrases, clins d'œil d'humour, chargées d'émotions.Je ne connaissais pas Luis Sepúlveda... je suis devenu fan JPV

JPV11
26/08/13
 

Voilà, tout est dit dans le résumé de l’éditeur.Luis Sepúlveda nous offre une galerie de personnages secondaires très riches, surtout le maire, surnommé la Limace, qui, d’emblée, m’a fait penser au sergent Garcia de Zorro ! (je me suis guère trompée, au vu des images du film)Le dentiste, plutôt arracheur de dents, ami du Vieux et son pourvoyeur de romans d’amour. Attention, pas des romans à l’eau de rose, mais des romans d’amour, des vrais qui lui donne une **** de ses connaissances. « Le roman commençait bien. "Paul lui donna un baiser ardent pendant que le gondolier complice des aventures de son ami faisant semblant de regarder ailleurs..." Il était clair que ce n'était pas un individu recommandable... Ce début lui plaisait. Il était reconnaissant à l'auteur de désigner les méchants dès le départ. De cette manière, on évitait les malentendus et les sympathies non méritées. » Les Shuars, peuple amazonien que le Vieux a côtoyé et plus, même s’il ne sera jamais des leurs. Cette peuplade vit dans des contrées de plus en plus reculées « D’énormes machines ouvraient des routes et les Shuars durent se faire plus mobiles »Et puis, il y a les colons « Les colons, attirés par de nouvelles promesses d’élevage et de déboisement, se faisaient plus nombreux » « Et surtout se développait la peste des chercheurs d’or, individus sans scrupules, venus de tous les horizons sans autre but que celui d’un enrichissement rapide ».Un livre faussement naïf où Luis Sepúlveda dénonce les effets négatifs de la colonisation, de la déforestation, de la politique bananière. C’est un hommage aux peuples primitifs, à la nature. J’ai aimé Antonio José Bolivar Proaño qui préfère lire plutôt que parler, qui enlève son dentier lorsqu’il n’a plus rien à dire « Antonio José Bolivar ôta son dentier, le rangea dans son mouchoir et sans cesser de maudire le gringo, responsable de la tragédie, le maire, les chercheurs d’or, tous ceux qui souillaient la virginité de son Amazonie, il coupa une grosse branche d’un coup de machette, s’y appuya, et prit la direction d’El Idilio, de sa cabane et de ses romans qui parlaient d’amour avec des mots si beaux que, parfois, ils lui faisaient oublier la barbarie des hommes. »J’y ai retrouvé cette amitié désintéressée, l’apprentissage d’une autre culture, la différence acceptée que j'avais apprécié dans « Histoire de la mouette et du chat qui lui apprit à parler ». Je vais continuer un bout de chemin avec cet homme-là.

zazy
16/07/13
 

Comme à mon habitude, je choisis souvent les livres sans regarder la quatrième de couverture, j’ai donc été surprise par le sujet ! Nous voilà transporté en Amérique latine auprès de personnages forts en caractère dont Antonio José Bolivar. Il aime lire les livres d’amour, l’amour qui fait souffrir. Mais pas seulement : c’est aussi un témoignage, il raconte sa vie, ses essais, ses erreurs, la perte de sa femme, son passé de chasseur qui l’a amené auprès d’une tribu indigène, les shuars. Ceux-ci lui apprennent comment vivre auprès des animaux, de la nature tout en la respectant. Pourquoi tuer si nous mangeons pas l’animal ? si nous n’avons pas besoin de sa peau ? voilà un discours bien éloigné de nos sociétés où la production mène la danse. J’ai particulièrement apprécié le face à face avec la panthère, un élégant combat où l’un et l’autre se rencontre, se reconnait et se respecte. C’est un roman plein de sagesse.Une lecture surprenante, peu commune, délicieuse.

Metaphore
25/05/13
 

Ce roman est dédicacé à Chico Mendès. Il est prenant et poétique. C’est l’histoire de la rencontre d’Antonio José Bolivar Proaño avec les Shuars. C’est aussi l’histoire d’ d’Antonio José Bolivar Proaño qui lit des romans d’amour, très lentement, à sa fenêtre. C’est finalement l’histoire d’une chasse à l’ocelot.Luis Sepùlveda s’imprègne de la nature et l’exprime à merveille. Beau livre. Caroline

Titelinou
10/02/13
 

Belle évocation de l'Amazonie; vieux dur à cuire devenu tendre grâce à la lecture de romans à l'eau de rose qu'il déguste. Traque de l'animal sauvage dont le crime risquait d'être attribué aux indiens locaux. Très bon souvenir de lecture qui remonte à 97/98. berthe

afbf
30/11/12
 

Un roman poétique, que j'ai choisi cette semaine pour ne pas trop encombrer mon sac.En Amazonie, un vieil homme a appris des indigènes tous les secrets de la nature. Sa joie loin de la forêt : lire. Mais des hommes peu attentifs troublent l'ordre naturel...

Praline
25/09/12
 

Ntonio José Bolivar vit en Amazonie. Plutôt solitaire, il se contente de sa relation avec la nature et des romans d'amour que lui apporte tous les six mois le dentiste. Amis du peuple Shuar, il a dû les quitter définitivement faute d'avoir été capable de laisser son ami reposer en paix. Lorsqu'un ocelot, animal de la race des félins, s'en prend aux hommes, il va se lancer dans la plus grande chasse au fauve de sa vie.Dans ce roman, Luis Sepùlveda dresse le portrait de l'Amazonie et de ses habitants mais il fait surtout de procès des blancs qui détruisent faune et flore sans réfléchir. Le personnage du vieux lecteur de roman d'amour est attachant, mais chose étonnante, l'orcelot l'est aussi. J'aurais aimé que ce roman soit plus long, qu'il développe la psychologie des personnages secondaires, comme le peuple Shuar, mais le message est clairement illustré par le combat final.

cocalight
22/07/12
 

Acheté un peu par hasard, ce petit bout de livre relève un peu du conte philosophique.On se retrouve aux côtés d'un vieil homme qui a vécu avec le peuple amazonien, au cœur de la forêt et, qui s'est retrouvé de nouveau au contact des hommes du village d'El Idilio au bout de plusieurs années.Ce livre nous montre toute la beauté et la simplicité des peuples que notre civilisation qualifie de sauvages. D'ailleurs, l'histoire nous montre comment "l'homme blanc" croit tout savoir, tout dominé alors qu'au final, tout ce qu'il fait dans cet environnement qu'il ne connaît pas, échoue lamentablement.La morale que je retiendrais personnellement de ce livre est que l'on doit au maximum tenter de se comprendre les uns les autres pour s'aimer et ne pas créer une société unique, simplement par peur de l'inconnu. Marylin

marylinm
08/12/11
 

Ce romanest un pur délice tant dans l’écriture que dans l’intrigue. Il raconte l’histoire d’Antonio José Bolivar, un homme qui a vécu presque toute sa vie dans la forêt amazonienne, entre les blancs au village d’El Idilio, et le peuple des Shuars dans la forêt. Conflit entre la « civilisation » et les « sauvages », on découvre peu à peu que la barbarie ne réside pas dans les rites indiens, la nature indisciplinée et les bêtes sauvages, mais bien chez les habitants du village au nom si ironique. L’ignorance, le refus de connaître, l’imbécilité de ces gens vont conduire notre personnage dans un conflit dans lequel il n’aurait pas voulu être.Le message qui nous est transmis, assez commun aujourd’hui, est sublimé par l’écriture qui nous offre un tableau de la forêt amazonienne, des peuples qui y vivent et du fleuve qui la traverse tout en contrastes. La finesse se joint à la densité pour nous guider dans ce monde à part. L’émotion et l’humour (lui même une forme d’émotion, mais je crois qu’on a l’habitude de le classer dans une catégorie bien à lui) se rencontrent également pour un plaisir de lecture.Un roman au succès bien mérité qu’il était temps que je lise. http://petiteslecturesentreamis.wordpress.com/

constance93
30/08/11
 

Court récit d'une centaine de pages, Le vieux qui lisait des romans d'amour nous invite à découvrir un monde que l'on ne connaît pas, à travers les souvenirs d'un vieillard. Antonio José Bolivar s'installe en lisière de la forêt amazonienne en échange d'une aide de l'Etat qui ne viendra jamais. La vie est rude et très vite Antonio se retrouve veuf. Pris de pitié par cet homme blanc qui ne parvient pas à comprendre la vie de la forêt le peuple des Shuars lui vient en aide et une amitié profonde naît entre ce peuple et Antonio. C'est avec ce peuple qu'il apprend à chasser noblement, à respecter et à comprendre les animaux de la forêt et l'esprit général de la terre.Antonio José Bolivar a pour passion la lecture, uniquement celle des romans d'amour lui permettant d'oublier la bassesse de l'être humain, qui gagne du terrain sur la forêt de jour en jour. Habitant un village dont le maire est un abruti fini, Antonio est le dernier homme blanc à comprendre cette forêt. Lorsque le village se lance dans la chasse contre une femelle jaguar qui, déchirée de douleur après le meurtre de ses petits par un chasseur blanc se venge sur les hommes, Antonio, malgré son âge avancé et son manque de volonté pour l'expédition, se voit obligé de chasser la femelle.Ce roman m'a énormément fait penser au Vieil homme et la mer d'Hemingway. Histoire d'un homme qui connaît parfaitement son environnement et qui se retrouve à combattre un animal puissant et à nouer une certaine relation d'égalité dans ce combat. Dans Le vieux qui lisait des romans d'amour, le protagoniste se sent proche de cette bête, comprenant que son malheur provient de cette humanité qui maltraite et méprise chaque jour un peu plus la nature.Ce livre dénonce cet oubli de la communion terrestre entre les hommes et la nature. Le peuple indigène de Shuars est présent pour rappeler ce respect qui existait, respect de la mort, respect de la vie, respect des animaux environnant.Antonio José Bolivar ne peut agir, c'est pourquoi il préfère trouver les sentiments humbles dans ses livres d'amour qu'il savoure religieusement."Antonio José Bolivar ôta son dentier, le rangea dans son mouchoir et sans cesser de maudire le gringo, responsable de la tragédie, le maire, les chercheurs d'or, tout ceux qui soullaient la virginité de son Amazonie, (...) il prit la direction de sa cabane et de ses romans qui parlaient d'amour avec des mots si beaux que, parfois, ils lui faisaient oublier la barbarie des hommes"

LecturesHumaines
15/06/11
 

Un vieil homme Antonio José Bolivar traque une bête féroce, l'ocelote, responsable d'un carnage humain d' un touriste (?) et en colère (la fin du livre nous livrera la raison de cette grosse colère) pour sauvegarder son peuple(il y a un risque non négligeable que la bête approche le village). Antonio, ancien chasseur émérite et grand sentimental devant l'éternel : lecteur assidu de romans d'amour ( Harlequin ?) importés par son copain dentiste, en plus d'être humaniste et écologiste exemplaire. Ce court roman très bien écrit reste un pur bonheur à partager...

Cave
30/04/11
 

Une très belle lecture que ce roman de Luis Sepulveda. On sent l'amour de l'auteur pour la nature, ses animaux, le respect qu'ils lui inspirent. C'est un beau plaidoyer pour la préservation de la faune et la flore, contre les braconniers et les étrangers qui débarquent avec leur gros soulier et ne témoignent d'aucune révérence pour la nature, qui saccagent tout sur leur passage, pillent et tuent jusqu'à rendre les animaux fous.J'ai aimé l'estime que manifeste le "vieux" envers cet animal fou de douleur qui, finalement, exprime des sentiments si semblables aux nôtres. Que ferait une mère si on lui assassinait ses enfants et qu'on laissait son mari à l'agonie sous ses yeux ? Terriblement humain, un récit d'une grande force !

nymeria
09/02/11
 

Le vieux qui lisait des romans d’amour, c’est Antonio José Bolivar Proano. Outre la littérature sentimentale, le vieil homme a la particularité de connaître sur le bout des doigts la forêt amazonienne, y ayant vécu parmi les Indiens Shuars. Il aura besoin de ce savoir pour combattre la panthère qui sévit et s’attaque aux humains. Ce court roman (100 pages) est, on l’aura compris, avant tout un hymne à la nature, sa beauté, sa grandeur. Luis Sepulveda montre ici son extraordinaire talent de conteur, avec un style percutant et faussement naïf, qui rappelle celui du conte. Enchanteur, envoûtant, magique, tels sont les qualificatifs qui viennent naturellement à l’esprit après ce (trop court) moment de bonheur.

Nico17
04/05/10
 

Un très court et beau récit qui dénonce l'oppression des peuples amazoniens, d'un monde qui change dans la souffrance.

lucky44
24/01/10
 

Ce petit bouquin est une merveille de fraicheur !A travers l'histoire d'Antonio José Bolivara, on participe à la vie ancestrales des indiens d'Amazonie, on apprend à comprendre les animaux et leurs réactions, ... ; en un mot, on a l'impression de toucher du doigt une civilisation originelle qui comprenait et s'intégrait parfaitement à son environnement.Quel bonheur et quel tristesse à la fois, car ce livre est riche d'enseignement sur nos travers et les dégâts irrémédiables que nous imposons à notre monde.Cette pette fable fait réfléchir et redonne envie de faire du respect de la planète et des autres espèces une vraie bataille !Je sors transformée par cette lecture qui, tout en douceur et en naïveté, fait passer de vrais beaux messages de tolérance !A lire absolument !

Argantel
21/12/09
 

Tout le roman se passe dans la forêt amazonienne, chère à Sepulveda. Le personnage du vieux est attachant, avec son goût pour les romans à l'eau de rose. Le gros maire ridicule à souhait. Et le combat entre le vieux et la femelle ocelot est épique et très beau ! (Janvier 2009)

Pitchoubinou
29/11/09
 

Format

  • Hauteur : 17.80 cm
  • Largeur : 10.90 cm
  • Poids : 0.09 kg
  • Langage original : ESPAGNOL (CHILI)
  • Traducteur : FRANCOIS MASPERO

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