livre le visiteur
EDITEUR : MAGNARD
DATE DE PARUTION : 30/08/02
LES NOTES :

à partir de
5,20 €
4 personnes en parlent

Le Visiteur Vienne, 1938. Freud et sa fille Anna sont soumis aux tracasseries et humiliations des nazis. Freud se retrouve seul lorsque sa fille est emmenée par la Gestapo. A ce moment apparaît un homme dans son bureau. Qui est-il ? Il pose des questions, agace ou surprend Freud. Est-ce un rêve ? Une image de l'inconscient ? Dieu ? Un magicien ? C'est à chaque lecteur de décider qui est ce mystérieux visiteur.La concision du texte ne suit en aucun cas à la profondeur des propos tenus et à la réflexion qu'ils provoquent.

beraud@archimed.fr
13/12/15
 

Encore un coup de cœur chez Schmitt. Une pièce de théâtre très vite lue.4 personnages : Freud, Anna sa fille, un nazi et un inconnu. La pièce se déroule sur une soirée dans le cabinet du Docteur Freud.Un témoignage sur ce qui se joue, cette page d’histoire dramatique, sur la possibilité de fuir, les valeurs, les convictions que vont mettre à mal cet inconnu qui fait irruption chez Freud. Que représente –t –il ? Au-delà de se poser la question de son identité qui nous fait partir d’une pensée à l’autre dans un questionnement incessant, l’auteur nous pousse à nous interroger sur ce qu’est l’homme, ce que représente Dieu,sur la responsabilité de nos erreurs… Un joli texte où Éric-Emmanuel Schmitt ose, comme à son habitude, mais ici nul autre qu’un dialogue entre Freud et … Dieu.Un joli moment.

Metaphore
25/05/13
 

Le Visiteur Vienne, 1938. Freud et sa fille Anna sont soumis aux tracasseries et humiliations des nazis. Freud se retrouve seul lorsque sa fille est emmenée par la Gestapo. A ce moment apparaît un homme dans son bureau. Qui est-il ? Il pose des questions, agace ou surprend Freud. Est-ce un rêve ? Une image de l'inconscient ? Dieu ? Un magicien ? C'est à chaque lecteur de décider qui est ce mystérieux visiteur.La concision du texte ne suit en aucun cas à la profondeur des propos tenus et à la réflexion qu'ils provoquent.

En 1938, les troupes allemandes défilent dans Vienne, la ville résonne de chants nazis et de coups de feu et la tension monte dans toute l'Europe. Anna, la fille bien-aimée du célèbre docteur Sigmund Freud, l'exhorte à quitter l'Autriche et à accepter le soutien que lui propose la communauté scientifique européenne. Lui, bien que très inquiet de la situation politique, ne peut se résoudre à abandonner sa ville, son passé, ses souvenirs, et repousse sans cesse ce départ. Il est encore protégé par son statut de savant, mais subit quotidiennement le harcèlement des nazis et un chantage en échange de sa relative tranquillité.C'est alors qu'une nuit, le 22 avril précisément, après qu'Anna vienne d'être emmenée par un officier nazi contre lequel elle s'est révoltée, Freud reçoit une visite étrange... Un homme habillé en dandy s'introduit mystérieusement chez lui. Il refuse de dévoiler son identité, connaît le passé et l'enfance de Freud, notamment quelques faits très précis survenus quand le vieil homme avait 5 ans, évoque l'avenir proche... Comment cet inconnu pourrait-il être si bien renseigné s'il n'était... Dieu ? Le doute s'immisce dans l'esprit du psychanalyste, terriblement anxieux du sort d'Anna et fatigué par le cancer de la gorge qui le ronge. Cet inconnu pourrait peut-être bien aussi être ce mythomane évadé d'un asile et recherché par la police ? Ou bien un rêve créé par son esprit épuisé ? Mais comment expliquer ses apparitions ou disparitions, et cette connaissance du plus profond de son coeur ou de ses pensées ?Cette rencontre entre la raison et la religion, qui à première vue semble impossible et complètement irréelle, donne une pièce vive et alerte, intelligente, qui m'a tenue en haleine du début à la fin. L'intrigue est bien menée, on ne s'ennuie jamais et jusqu'au bout le spectateur se demande quelle sera l'issue de cette discussion. Les personnages sont très humains et très justes, et l'humour et l'ironie aident le spectateur à s'immiscer entre Freud et Dieu, et à amorcer quelques axes de réflexion. Freud s'accroche à son athéisme avec force (je dirais, avec désespoir), mais avoue son profond besoin de croire à une entité supérieure. Il tente d'opposer des arguments concrets, précis, oscille entre doutes, mouvements de révolte, déni, mais est intimement tenté de lâcher prise en quelque sorte, et de se laisser porter à croire. Comment justifier l'existence du mal si Dieu existe vraiment ?Suite sur Les lectures de Lili Liliba

liliba
22/12/09
 

Format

  • Hauteur : 18.10 cm
  • Largeur : 13.00 cm
  • Poids : 0.13 kg