Le voile noir

DUPEREY, ANNY

EDITEUR : POINTS
DATE DE PARUTION : 24/10/95
LES NOTES :

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Ebook

SYNOPSIS :

J'avais pensé, logiquement, dédier ces pages à la mémoire de mes parents, de mon père, surtout, l'auteur de la plupart des photos, qui sont la base et la raison d'être de ce livre. Curieusement, je n'en ai pas envie. Leur dédier ce livre me semble une coquetterie inutile et fausse. je n'ai
jamais déposé une fleur sur la tombe, ni même remis les pieds dans le cimetière où ils sont enterrés. sans doute parce que obscurément je leur en veux d'avoir disparu si jeunes, si beaux, sans l'excuse de la maladie, sans même l'avoir voulu, quasiment par inadvertance. c'est impardonnable.
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Il est des livres qui s’imposent à vous sans que vous l’ayez vraiment voulu. Je suis chez Emmaüs, à la recherche de livres de poches, comme souvent. Quand soudain, je vois ce livre. Je prends, le regarde. Je ne peux plus le lâcher ou il ne veut plus que je le lâche, il m’appelle, je dois le prendre, il le faut.Je connais son auteur, je connais son histoire. A sa sortie, en 1992, il y a 21 ans donc, ça ne me rajeunit pas, ma grande sœur l’a lu et nous en avions parlé. Le drame vécu par cette petite fille de huit ans ne peut pas laisser indifférent. Ce voile noir, ce voile protecteur, ce voile anesthésiant, ce voile pudique, Anny Duperey va s’employer à le soulever et se replonger dans tout ce douloureux passé pour mieux l’accepter enfin, peut-être… Peut-on vraiment finir par accepter l’inacceptable ? Surtout, quand le temps, les années et surtout la douleur, se sont employés à noyer, à étouffer, à enterrer, tous ces souvenirs, toute cette douleur dans les brumes de l’oubli…Les souvenirs vont être notamment ravivés grâce aux photos de son père, le photographe Lucien Legras. Photos conservées pendant des années dans le fameux « tiroir sarcophage » sans jamais être regardées. Trop de chagrins, trop de colères, la peur de la douleur qu’on ravive, l’envie qui ne vient pas, l’envie qu’on ne laisse pas venir à soi. Plus tard, il sera encore temps, puis un jour, il est temps.Je n’ai pas du tout ouvert le livre avant de le lire, je n’ai pas regardé les photos avant. Je voulais les découvrir au fur et à mesure de ma lecture, chapitre après chapitre, selon la chronologie voulue par l’auteur. Je ne pouvais pas faire autrement, il le fallait.Le photographe a un réel talent. Les angles, les prises de vue, les jeux d’ombres et de lumière, les reflets dans l’eau, la brume, la neige, nous donnent des photos marquantes, touchantes, parfois troublantes. C’est à partir de ces images d’un passé ressurgi que l’écriture va prendre forme, va être le moteur, l’élément déclencheur nécessaire à la démarche. Démarche qui ne peut pas être simple, quand certaines émotions, certaines douleurs ressurgissent, jaillissent et vous éclaboussent, au détour d’une image, d’un maillot de bain en tricot, d’une manche retroussée, d’un regard tellement vague, tellement déjà ailleurs, au détour d’un mot aussi…N’allez pas croire que tout n’est que tristesse et noirceur, ses souvenirs riment aussi avec plaisir et avec rires, c’est un livre sur la vie. Que j’ai ris en découvrant la recette du « gâteau de mémé », un défi aux lois de la diététique, une alternative à la faim dans le monde peut-être…Les chapitres défilent, les pages se tournent, la fin approche, le récit de leur fin aussi, les mots nous portent, l’émotion nous transporte. Les mots d’une femme, les maux d’une petite fille, son regard. Comment tout s’est passé, une enfant assoupie, l’asphyxie, des parents « endormis » pour toujours, ce sifflement, le réveil, l’inquiétude, la découverte, le brouillard, le vide, le voile…Je finirai sur le laconique chapitre intitulé « Les enfants sont charmants » où quand l’antiphrase prend tout son sens. Comment culpabiliser davantage encore une enfant qui n’avait déjà besoin de personne pour ça, « Dis, c’est vrai que tu as laissé mourir tes parents ? » Oui, « Les enfants sont charmants » parfois…Alors que je n’avais jamais envisagé lire ce livre que j’imaginais lourd et mélodramatique, sa lecture m’a emporté, m’a transporté et parfois ému. Une écrite forte, d’une grande puissance d’évocation, au service de l’histoire d’une vie. Anny Duperey, une comédienne, un écrivain.

manUB
31/08/14
 

Annie Duperey nous confie dans ce livre à l'écriture sensible, l'histoire qui hante toute sa vie: celle du deuil de ses parents décédés dans leur sommeil en raison d'une intoxication au monoxyde de carbone; elle s'en voudra longtemps de leur avoir survécu ; Elle évoque leur souvenir à travers des photos réalisées par son père, témoin de leur jeunesse et de leur bonheur et essaye de recomposer leur existence;Un livre qui aborde la notion de deuil de façon très pudique et sensible

dvan
29/01/12
 

Annie Legras a huit ans lorsqu'elle perd ses parents dans un accident domestique. Pendant de très nombreuses années, elle va essayer d'occulter leur mort, de ne pas y penser, de fuir les souvenirs qui la ramènent à cette période. Puis arrivée au milieu de sa vie, elle décide d'affronter les souvenirs et objets qui évoquent cette période pour lever le "voile noir" sur cette tragédie.Je suis sincèrement désolée pour la personne qui m'a offert ce roman et qui l'avait adoré je sais mais personnellement je n'ai pas accroché du tout à cette autobiographie, je m'y suis ennuyée, j'ai trouvé les phrases et chapitres longs souvent, je n'ai pas été convaincue. Les photographies en revanche en noir et blanc sont une belle idée et permettent de donner un peu plus d'intérêt à l'oeuvre. Par contre j'avais lu "Les chats de hasard" à une époque du même auteur et j'avais été séduite contrairement à ce roman. Je ne garderai pas de ce livre un souvenir puissant...

prune42
31/12/14
 

J'hésitai longtemps avant d'ouvrir ce livre sur le deuil, la perte d'un parent proche.Heureusement, il y a les photos du père d'Anny, qui viennent éclairer le propos.Je ne connaissais rien de la vie de l'actrice, je n'en sais pas plus maintenant, mais cela n'a pas d'importance. Car dans ce livre, et c'est très clair dès le début, elle ne parle pas de sa vie, mais du voile noir qui a occulté une partie de son enfance.Pourtant, en refermant ce livre, je ne peux m'empêcher de penser que le voile ne s'est pas complètement ouvert.Mais ça, ça relève du secret de la confession.L'image que je retiendrai :Celle des cheveux de la grand-mère, dite "la lionne", qui avait toujours les manches retroussées. Alex-Mot-à-Motshttp://motamots.canalblog.com

AlexMotaMots
15/08/13
 

Ce livre, voici des années que je me promets de le lire. J'ai grandi avec l'image de cette belle femme, fascinée par sa haute taille et son goût pour les vêtements amples. Elle a l'âge exact de ma mère et je percevais en elle la même irréductible envie de liberté. J'ai lu ces pages dans l'édition grand format, en regard, les photos de son père, certaines magnifiques.Pourquoi avoir attendu si longtemps pour lire ce récit. Comme beaucoup, je savais qu'Anny Duperrey y abordait la douloureuse amnésie qui frappe sa vie. Le dimanche matin de novembre où elle découvrit ses parents intoxiqués fut pour elle une seconde naissance. Les thèmes de l'amour, de la mort, de la maternité s'entremêlent avec délicatesse. en refermant le livre, je comprends pourquoi avoir attendu si longtemps. A la fin, l'auteur évoque encore 20 ans pour finir ce terrible deuil, le deuil d'une vie. Le livre a 20 ans !J'ai dû attendre ce temps. . .sans le savoir.

nanettevitamines
09/04/12
 

Format

  • Hauteur : 17.80 cm
  • Largeur : 10.80 cm
  • Poids : 0.29 kg

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