Le zero et l'infini

KOESTLER-A

EDITEUR : CALMANN-LEVY
DATE DE PARUTION : 13/04/05
LES NOTES :

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SYNOPSIS :

  Moscou, 1937. « L'individu est zéro. Le Parti, c'est l'infini ». C'est ainsi que les choses sont présentées à Roubachov lors de son premier interrogatoire. Roubachov le sait, du reste : apparatchik lui-même, il a épuré sans états d'âme. Et le voilà happé à son tour par la machine à broyer et sommé de se prêter à la mise en scène macabre qui fera avouer qu'il est un traître, un renégat, un ennemi de la classe ouvrière. Va-t-il se renier quand il s'agit de son propre sort oe Va-t-il sacrifier sa dignité, son ego, son amour-propre, en plus de sa vie (dont il sait qu'elle se termine), pour la « plus grande gloire du parti » oe Mais pourquoi ce parti qu'il a tant aimé, qui a porté tant d'espoirs, a-t-il besoin de dévorer ainsi ses propres enfants oe
La question taraude Roubachov, mais un peu tard. Dans ce roman éblouissant, Koestler illustre la logique issue de la Révolution russe : l'individu est une notion bourgeoise qui doit être subordonnée, et au besoin sacrifiée, à la communauté. Il brosse le tableau d'une société totalitaire totalement fermée sur elle-même, paranoïaque et ivre de sacrifices rituels, qui, au lieu d'avancer vers « l'avenir radieux », régresse vers des temps d'avant la civilisation. Écrit en allemand et publié en anglais à Londres en 1940, Le Zéro et l'Infini est paru en France chez Calmann-Lévy en 1940, dans une traduction de Jérôme Jenatton pour la collection Pérennes. Ce livre, considéré comme un des romans majeurs du XXe siècle, a rencontré un succès mondial.
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« Procès de Moscou ( 1936- 1938 ) : Tous les membres du Politburo du temps de Lénine furent jugés. à l'exception de Mikhaïl Kalinine et Viatcheslav Molotov. Et évidement de ...Staline.Staline a arrêté ou fait exécuter la plupart des bolcheviks de la révolution russe de 1917. Sur les 1966 délégués du Congrès de 1934, 1108 sont arrêtés. Sur les 139 membres du Comité central, 98 sont arrêtés. Trois cinquième des maréchaux soviétiques et un tiers des officiers de l'Armée rouge ont été arrêtés ou/et fusillés. En dehors des prisonniers politiques, plusieurs millions d'autres sont morts durant les purges. L'accusé principal, Léon Trotski, (expulsé d'URSS en janvier 1929) a réussi à échapper aux procès du fait de son exil. Mais il fut retrouvé au Mexique par Ramón Mercader, un agent du NKVD qui l'exécuta avec un piolet le 21 août 1940 sur ordre de Staline. »Le zéro : l'homme , l'infini : l'ensemble, l'état, l'union, l'empire, l'appareil.L'homme : rien , l'infini : la cause.Voilà toute la folie algébrique de tout régime totalitaire, de toute dictature.Et plus l'individualité se soustrait plus l'homme se soumet.Ici Staline, là un autre. Peu importe le symbole, le drapeau, l'hymne , le bruit des godillots , quelque soit la langue du credo. Au nom de la cause, de la vérité pleine et entière, au nom de la grande et unique lumière, au nom de l'ensemble, de grande machine sociale, du nouvel ordre national, de la grande cause mondiale, l'homme n'est plus que constituant, donnée, élément, ...constituant, et n'ayant pas à se constituer :il ne constitue rien. Individuellement : zéro, le néant. Voici donc l'algorithmique du système.Mentir souvent, cacher souvent, éliminer beaucoup, dénoncer énormément, accuser , suspecter, épier tout le temps. Rapporter, juger, déporter, assassiner.Mener, diriger, contrôler au point de ne plus même éprouver la nécessité de gouverner. N'en éprouver que son besoin. Car le besoin lui persiste, le besoin invente ses moyens. Jusqu'à ce que le le but en devienne même un moyen.Autonomie du système ? , intelligence du système qui s'auto-régule ? En se créant, en s'inventant continuellement ; le système se dévore et se contamine. Il ne voit même si c'est son cerveau ou ses mains qu'il dévore. le prion qui rend fou.La fin devant éternellement justifier tous les moyens. « Sainte Raison » que celle de la machine, que celle de l'appareil, du système, qui invente le concept d'un peuple , peuple qui n'est que multitude et non une unité. Concept que le système invente, peuple qu'il méprise, et qu'il désigne du doigt du haut de la tribune, et cela au nom de tous, mais évidement pour aucun d'entre eux ceux là, au nom du saint progrès qui ne cesse justement jamais de progresser et de maintenir sans cesse le peuple en retrait, au nom du bien de tous, et du mal de chien pour chacun, le système crée maintient déforme réforme l'ordre social qu'il établit, qu'il crée, qu'il réalise Pour son propre bien. Et non pour le bien de chacun. Puis le système perd son but, perd son bien. Perd sa raison, perd ses moyens.Un ensemble d'individus ne crée pas un ensemble.Un pays, une communauté, une classe, une famille, une entreprise, un couple, un système tout cela est une fiction. Fiction nécessaire au fonctionnement du groupe social auquel il est rattaché. Mais fiction. Tout ordre social est une fiction.Tout va à peu près pour le mieux, tant que les individus jouent leur rôles dans la fiction. Réalité et fiction s'équilibre. Sphère public, sphère privée, Dans un certain ordre chacun vit ou survit comme il le peut ou au mieux comme il le veut. Tout va tant que chacun est en droit de penser, tant que chacun conserve son devoir de parole. Tant qu'il existe d'autres fictions, tant qu'on peut choisir sa fiction. Tant que la fiction sociale ne touche pas la réalité de l'homme, à son individualité. Tant que chacun peut lui même se réaliser. Ainsi l'équilibre peut il se maintenir. Ce n'est pas parfait, mais ça peut perdurer. Mais si un cap est franchi suite au relâchement de l'intelligence individuelle face à différents facteurs le plus souvent économiques : la fiction sociale prend le pas. Et comme la fiction n'a pas d'intelligence, mais seulement une fonction, et donc pas de raison, le système s'emballe, peut devenir fou, devenir incontrôlable, rien ne peut plus arrêter le système, parce que le système est à présent en tout , est devenu tous, il a englobé la multitude des individualités. Il est un. Et un seul peut devenir tous. Et ce qu'il va dire, faire décider , entreprendre devra être considéré comme l'expression de la volonté de l'ensemble. Car seul « cet ensemble » sait ce qui est bon pour tous, pour chacun. Tous devront le reconnaître. L'Un n'est t il pas tous ? Tous ne se retrouvent ils par en l'Un ?Voilà comment peut se créer un dictateur. Voilà comment peut s'implanter une dictature.Abrutissement par la peur, abrutissement par le mensonge, abrutissement de la masse. Désertion de la volonté de toute intelligence individuelle. Tous marchent au même rythme, dans le même sens.A ce compte le système a tôt fait de repérer l'opposant. Celui qui ne marche pas. Ou alors pas du même pas.Et puis si besoin, on en désigne, on en invente pour l'exemple, pour bien instruire le peuple, ou pour lui donner une explication qu'il peut comprendre afin que le système justifie certaines de ses imperfections pour mieux les dissimuler.. Pour le bien de tous.Le quota aluminium n'est pas atteint ? sabotage. le rendement des terres est insuffisant ? Sabotage. de l'intérieur, de l'extérieur. La paranoïa est injectée. L'ennemi est partout. Il est dans tout. Il peut être chacun. Il peut même être à la tête du système. le système le sait mieux que tous. Alors le système s'ampute la tête. Pour l'exemple. Et on en arrive à convaincre les morceaux amputés qu'ils doivent l'être pour le bien de tous, même s'ils sont sains, voilà comment certains martyres ne deviennent pas des saints. du moins pas tout de suite. Si le système en a besoin… on verra...le traite d'aujourd'hui sera peut être le martyre de demain, dans un sens ou dans l'autre, selon le besoin.On se dit c'est impossible. Ce n'est qu'une fiction ! Un cauchemar ?Non une réalité pour chacun.Tels furent les procès de Moscou. Une mascarade. Une terrible, épouvantable mascarade.Ce qui est assez étonnant c'est que ce livre a paru en France dès 1945.En novembre 1956, les tanks soviétiques attaquèrent Budapest. Certains commencèrent alors seulement à réaliser ce que Staline signifiait.Certains décidèrent de changer de fiction. Autre système.. Qu'en est il resté de leur réalité ?Il y a peut être différentes raisons de penser comme il doit exister peut être différentes façons de marcher. ..Mais il ne doit y avoir qu'une réalité pour chacun , celle de chaque homme et de sa liberté. Astrid SHRIQUI GARAIN

atos
29/11/15
 

L'auteur nous fait vivre les dernieres semaines d'un puissant dirigeant d'un ex regime socialiste autoritaire qui comprend dans sa celleule apres multes interrogatoires et avant son execution que le "Nous" qu'il employait ne correspond ait pas au "je" du peuple qu'il etait cense servir. Il n'avait jamais compris que la pollitique qu'il menait reduisait a néant la personnalite et la liberte de ses compaqtriotes. Quelle amere constat!!! firi fusille comme un opposant au tout puissant parti dons il etait lui meme l'un des representant les plus eminents!!Bravo

trazomtg
15/03/15
 

Format

  • Hauteur : 20.00 cm
  • Largeur : 14.00 cm
  • Poids : 0.26 kg
  • Langage original : ANGLAIS

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