Les adieux a la reine

THOMAS, CHANTAL

EDITEUR : SEUIL
DATE DE PARUTION : 23/08/02
LES NOTES :

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Ebook

SYNOPSIS :

Nous sommes à Vienne, en 1810, dans une ville humiliée et ruinée par la victoire de Napoléon. Une femme, Agathe-Sidonie Laborde, ancienne lectrice de Marie-Antoinette, se souvient de Versailles et, plus précisément (parce que c'est pour elle une hantise), des 14, 15 et 16 juillet 1789, jours d'effondrement durant lesquels, Louis XVI ayant cédé sur tout, les intimes de la famille royale et une grande partie de la Cour se dispersent. Agathe elle-même s'est enfuie alors, dans la nuit du 16, avec la famille de Polignac. A
travers une reconstitution minutieuse et fébrile de ses dernières heures à Versailles, Agathe découvre la force de sa fascination pour la Reine et la beauté émouvante et singulière du monde qu'elle s'était créé. Un monde placé sous le signe du luxe et de l'élégance, de l'obsession du détail, du goût des espaces protégés, un univers brillant de toutes les apparences du bonheur, sauf que le désir comme l'amour n'y avaient pas de voix pour se dire. Mais est-ce le drame de la Reine ou celui de sa lectrice
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Si l'on connaît l'intrigue et la période dans laquelle elle se joue, on s'intéresse généralement plus à ce qui s'est passé du côté du peuple que de celui de la cour. Les Adieux à la reine a pour intérêt majeur de nous propulser directement dans le quotidien de la cour de Versailles sous Louis XVI. On y découvre un palais qui semble l'antre de la crasse et de la puanteur, un palais en train de se délabrer et de se déliter, à l'image de sa monarchie, une cour qui ne s'intéresse qu'à l'apparence et camoufle les défauts sous du maquillage, des perruques, des jupons et des dorures. On s'immerge dans un univers en complet décalage avec la réalité du peuple, un univers dans lequel la prise de la Bastille apparaît tout d'abord comme un pur canular à l'image des rumeurs dont bruisse une cour friande de ragots sur tout et n'importe quoi. On touche du doigt la peur qui va s'emparrer de tous les courtisans lorsque chacun va réaliser que ce monde immuable est en train de s'écrouler et que devant eux, l'horizon est vide et incertain.Très bien écrit, avec une grande précision historique, Chantal Thomas réussit à rendre un minimum d'humanité à un couple de monarques qui n'avait sans doute pas suffisamment d'expérience pour réaliser l'impact de leurs décisions, sans doute mal conseillés alors. Les Adieux à la reine fait revivre l'un des tournants de l'histoire française sans fards, sans complaisance pour une royauté qui s'apprête à s'écrouler, comme le plafond vermoulu de la Chambre du Roi... Miss Alfie, croqueuse de livres

MissAlfie
21/03/12
 

La narratrice, lectrice de la Reine Marie-Antoinette, raconte les 14-15-16 juillet 1789 à Versailles: l'ignorance, l'incompréhension, l'abandon, la fuite face aux événements et au peuple qui se révolte. La narratrice fait surtout un portrait de cette Reine mal-aimée, portrait plus que complaisant car au fil des pages, les adjectifs superlatifs et admiratifs à son encontre ne manquent pas. En fait, ce roman historique est intéressant d'un point de vue social. En effet, il fait de Versailles une micro-société en dehors du temps et des réalités, où évoluent des personnages prêts à oublier leur progéniture pourvu qu'ils soient reconnus par leur roi, et en moment de crise, pourvu qu'ils sauvent leur tête. Versailles annihile tout comportement raisonnable apparemment. Écrit par une historienne, ce roman est aussi intéressant pour la "petite histoire": il fourmille d'anecdotes sur les mœurs, les habitudes, la cour, qui permettent de rendre crédible ces trois jours cruciaux auprès de l'Autrichienne et du roi Louis XVI en total décalage avec la réalité. Bref, un roman sympathique mais qui peut parfois faire sourire par le ton employé par une narratrice quelque peu naïve. vivi

vivicroqueusedelivres
16/02/12
 

Format

  • Hauteur : 20.50 cm
  • Largeur : 14.00 cm
  • Poids : 0.32 kg