Ames perdues (les)

COLLINS, MICHAEL

EDITEUR : CHRISTIAN BOURGOIS
DATE DE PARUTION : 28/02/04
LES NOTES :

à partir de
7,99 €
EXISTE EN
Ebook

SYNOPSIS :

Le soir de Halloween, le corps d'une petite fille est retrouvé, heurté par une voiture qui n'a laissé que des traces de pneus dans un tas de feuilles mortes. Stupeur et malédiction s'abattent sur cette petite ville du Middle West qui, grâce à son équipe de football, allait enfin sortir de sa torpeur. Si le joueur vedette de l'équipe est impliqué dans ce meurtre,
la ville n'a plus d'avenir. Michael Collins est né en Irlande et c'est peut-être ce qui lui donne un point de vue si étrangement lucide sur la vie américaine. Il décrit ses exagérations et ses absurdités avec un style froid et précis, brillant. Cette maîtrise du style, du temps et du lieu donne aux Ames perdues une vitalité curieuse et envoûtante.
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Résumé du livreUn soir d'Halloween, le corps d'une petite fille de trois ans est retrouvée étendue sur un tas de feuilles mortes. Visiblement, on lui a roulé dessus. Stupeur et malédiction s'abattent sur cette petite ville du Middle West qui grâce à son équipe de football local peut avoir son heure de célébrité. Et çà, le maire de la ville y tient comme la prunelle de ses yeux. C'est alors que l'enquête commence et elle est confiée à Lawrence, un policier à la dérive. Il va enquêter tant bien que mal et il n'est pas au bout de ses surprises et nous avec lui....Quelques mots sur l'auteurMichael Collins est un auteur américain contemporain. Il est né à Limerick, en Irlande, en 1964. Venu s'installer à Chicago, aux Etats Unis, il est diplômé à l'université de l'Illinois. Son premier livre "La filière émeraude" a rencontré un succès retentissant. Il a été salué par "le New York Times" comme l'un des plus remarquable roman de l'année 1993. Depuis il a publié "Les gardiens de la vérité", "Les profanateurs" et "Minuit dans une vie parfaite". Cependant, sa critique acerbe de la société américaine est telle qu'il a du mal à trouver un éditeur susceptible de le publier à grande échelle aux Etats Unis. Il n'empêche qu'il a énormément de lecteurs aux Etats Unis et en Europe et surtout en France.Critique"Nous ne recherchions pas la vérité, mais le mythe" comme le pense Lawrence et il a au bout du compte raison. Il serait imprudent de voir dans ce roman comme un simple récit policier ou pis, un thriller. En effet, si la trame repose sur le filon d'une enquête, les enjeux vont au delà de cet aspect du genre. Michael Collins se sert du roman policier pour brosser un portrait de l'Amérique dans les années 80. L'action se déroule en 1984. Il montre une Amérique que personne ne veut voir à l'époque des " working girls", des "executives womens" et des "goldens boys, prêts à tout". Dans cette petite ville, ce sont les laissers pour compte de la société dont fait partie Lawrence, le policier. Divorcé, éloigné de son fils, fauché et psychologiquement fragile, il est un être à failles, il est un homme près à basculer (et on le voit à plusieurs reprises dans le roman). Il y a aussi Lois qui se cramponne à lui et qui pour tromper sa solitude, se met à parler à son perroquet comme s'il était son unique enfant. Et puis il y a Kyle, le suspect, dévoré par la culpabilité et la peur du châtiment divin d'avoir mis enceinte sa petite amie Cheryl. Et il y a aussi le maire et le commissaire. Chacun des personnages se bat dans le monde où tout sens, tout rêve et tout espoir est à jamais perdu. Le livre de Michael Collins c'est le portrait de l'autre Amérique qui ne croit pas et/ou qui ne croit plus au rêve, du moins en celui qu'on essaie de vendre sur les écrans de télévision. D'ailleurs, la guerre du Viêtnam s'est terminée il y a tout juste 9 ans. Les traumatismes sont en toile de fond. "Les âmes perdues" c'est aussi l'histoire d'une corruption des gens du pouvoir représentés ici par le maire et le commissaire. Les personnages ne sont ni blanc, ni noirs, ni calculateurs, ni naïfs. Ils échafaudent un plan pour survivre jusqu'à la fin et c'est là l'unique but. Les chauffards ne sont pas des coupables immoraux. Le monde de Michael Collins est composite: il est fait d'êtres en sursis et la frontière entre coupables et innocents est très ténue sauf pour la petite Sarah, un agneau sacrifié sur l'autel du grand Rien. A lire absolument. Je vous suggère en même temps de visionner quand il sortira en DVD le film produit par Michael Mann " Killing Field". Ce n'est pas une adaptation du roman mais je le suggère car il y a des points communs entre les deux. L'atmosphère de ce film (et Mann est très doué pour les atmosphères) est étonnamment proche de l'atmosphère de ce roman. De plus les intrigues sont assez proches. Le policier du film ressemble énormément quant à son attitude et actions à Lawrence. Bonne lecture à tous et à toutes. Victoire

tran
28/04/12
 

"Parfois, nous pouvons être nos pires ennemis", se dit Lawrence, policier à la dérive depuis son divorce, dont la découverte dans un tas de feuilles du petit corps de Sarah va chambouler toutes ses certitudes sur la nature humaine, bien qu'elles ne soient déjà pas très positives. Sarah est morte, c'est un fait. Il faut rechercher celui qui l'a écrasée, c'est un fait aussi. Mais quand il s'avère que le fautif semble être la star de l'équipe de foot locale en passe de gagner le championnat, tout se complique. Le maire et le commissaire exercent une pression outrancière sur Lawence, pourtant homme honnête mais qui va céder sous le chantage. Désormais, il va faire comme le dit sa maîtresse occasionnelle, Lois: "notre plus grand don pour survivre, c'est notre aveuglement". Néanmoins devenir aveugle et sourd est un art à part entière que notre policier dépressif ne maîtrise pas. L'affaire le hante, le ronge, et ses amis d'hier deviennent ses ennemis d'aujourd'hui. On le sent encore naïf devant l'hypocrisie et les manœuvres politiciennes et personnelles. Il fait un constat accablant: les implications locales sont plus importantes qu'une vie humaine. "Parfois la vie est plus étrange que la fiction" se dit-il. L'hypocrisie religieuse y trouve aussi son compte dans l'art de faire culpabiliser les innocents. Michael Collins signe ici une œuvre forte sur la noirceur humaine portée par un anti-héros au bout du rouleau, solitaire, mais qui garde certaines valeurs "indélébiles". Lawrence est fataliste: "je pense que nous connaissions le scénario. Nous attendions seulement les vrais événements", et alors que tout se complique pour lui, la vérité va prendre le dessus, offrant alors une fin exceptionnelle, impossible à deviner mais qui démontre à quel point l'être humain est capable de tout pour sauver les apparences. Un grand roman policier. vivi

vivicroqueusedelivres
11/03/12
 

Format

  • Hauteur : 20.00 cm
  • Largeur : 13.10 cm
  • Poids : 0.29 kg
  • Langage original : ANGLAIS
  • Traducteur : JEAN GUILOINEAU