Les annees

ERNAUX, ANNIE

EDITEUR : GALLIMARD
DATE DE PARUTION : 07/02/08
LES NOTES :

à partir de
7,49 €
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EXISTE EN
Ebook

SYNOPSIS :

Ce sont celles qui se sont écoulées de la fin de la deuxième guerre mondiale à aujourd'hui, revisitées par la mémoire d'une femme. Le livre saisit la trace des événements mais davantage encore le changement ininterrompu des choses et des représentations, idées, croyances, lieux communs en circulation dans la société. Dans ce mouvement collectif et anonyme, douze « arrêts sur photo » aux différents
âges de la vie introduisent la dimension individuelle de cette femme, les modifications de son corps et de ses désirs, de sa perception du passé et de l'avenir. Ni fiction ni autofiction, Les années constituent une autobiographie impersonnelle, une forme nouvelle de récit entre histoire et mémoire. Plus que tout, l'écriture tente de faire ressentir le passage du temps. Annie Ernaux
Formidable évocation (autobiographique ?) d'une existence, d'une "petite" histoire qui sans cesse entre en collision avec la "grande" Histoire : Libération, Mai 68, chute du Mur de Berlin, 11 septembre, intervention en Irak, etc.
Une autobiographie impersonnelle, par conséquent (le ON l'emporte sur le JE), qui se fond dans ces grands mouvements collectifs qui nous bousculent depuis plus de deux générations.

erik (lens)
Formidable évocation (autobiographique ?) d'une existence, d'une "petite" histoire qui sans cesse entre en collision avec la "grande" Histoire : Libération, Mai 68, chute du Mur de Berlin, 11 septembre, intervention en Irak, etc.
Une autobiographie impersonnelle, par conséquent (le ON l'emporte sur le JE), qui se fond dans ces grands mouvements collectifs qui nous bousculent depuis plus de deux générations.
Erik ,
Librairie
(C.cial V2)
14 personnes en parlent

J'ai trouvé ce livre très intéressant, mais… (oui il y a un mais ^^) deux reproches à faire à ce livre. Premièrement je déplore le côté “catalogue”, ce listage des faits. C’est plaisant au début, mais ça m’a un peu lassé sur 250 pages. Deuxièmement, je n’ai pas réussi à m’identifier à la narratrice, probablement déjà parce que je suis un homme (encore que je ne sois pas insensible aux problèmes des femmes) mais surtout je crois, parce que je suis plus jeune qu’Ernaux. J’ai donc au final ressenti ce livre plutôt comme un documentaire.Cependant, le livre m’a beaucoup fait penser aux quelques cours de sociologie que j’ai pu avoir. En fin de compte (et ça me semble transgénérationnel), on cherche tous à marquer notre temps. Croire en certains faits (ou non), manifester (ou non), voter (ou non), voyager (ou non), travailler (ou non), consommer (ou non)… sont autant de choix que nous faisons pour avoir une influence sur le monde. Pourtant, et je l’ai pleinement ressenti ici, on ne fait que subir un mouvement qu’on ne peut pas vraiment contrôler, nous sommes sans cesse entrainés par la marche du monde. Si Ernaux regarde parfois de façon nostalgique ses idéaux de jeunesse remplacés par le confort du quotidien, je pense que ce sentiment arrive un jour à une grande majorité…

Artsouilleurs
19/01/09
 

Ce livre est une magnifique liste d'événements qui font une vie : par périodes, des événements politiques, sociétaux, culturels, des pubs, des livres, des films, de l'actualité d'époque, mêlés de façon délicate à la vie personnelle de la narratrice -pas clairement identifiée, l'auteure ?- avec comme point de départ une photo décrite de façon très distante... C'est extrêmement touchant, attractif, même si elle et moi ne sommes pas de la même génération. C'est distancié et personnel à la fois. En tout cas, on n'avait encore jamais raconté une vie ainsi. Une sorte de "Je me souviens" très ordonné et très détaillé, qui finit par toucher par son maniérisme. laurence

laurence
25/10/13
 

Ce livre est le regard porté sur son époque par l'auteure et en filigrane sur sa propre existence. Tout commence par des photos d'elle a diverses périodes de sa vie et qui déclenchent dans sa mémoire des souvenirs plus ou moins importants que ce soit de simple publicité ou des évènements historiques. Mais c'est un regard distancié sur elle même et son époque puisqu'à aucun moment elle n'utilise le "je", c'est une sorte d'autobiographie impersonnelle. Ce qui m'a gêné c'est cette impression d'inventaire a la Prévert où les noms ou les évènements cités sont écrits sans explications laissant le lecteur face a sa culture et a ses lacunes. La partie de son enfance m'a été plus difficile d'accès car c'est une période que je n'ai pas connu et dont mes connaissances sont très fragmentaires. A partir des années 70, ce qu'elle écrit éveille un écho en moi car c'est le début de mon enfance . Mais si le ton employé est impersonnelle ce sont des souvenirs et des opinions subjectifs qu'elle nous propose que ce soit d'un point de vue politique ou même personnel.C'est un regard intéressant sur l'évolution de cette société qu'elle a vu changer de manière significative surtout pour les femmes. Elle qui a connu les avortements clandestins, a vu arriver la pilule contraceptive et la légalisation de l'IVG.C'est aussi un regard sans nostalgie sur ce temps qui passe et qui la voit passer de l'état de jeune fille a cette grand mère tenant dans ses bras sa petite fille. Dommage qu'elle n'ai pas su éviter quelques répétitions et que ce livre relate certains faits qu'elle avait déja évoqué dans ces livres précédents (la mort de son père, la maladie de sa mère, son divorce, ...).Il en reste un livre plaisant a lire et qui résonne en nous car ce livre est un peu le notre. Ma note 7/10.

Zembla
12/10/13
 

Le livre d'Annie ERNAUX m'a fait tout de suite penser au "Je me souviens..." de Gorges PEREC, (cité par elle-même page 224), mais le souci du détail dans les comportements, dans les sentiments, m'a fait pénétrer pleinement et avec plaisir dans ce récit. Le mode impersonnel permet à chacun de se retrouver dans cette suite impressionnante de souvenirs, et la rend captivante à lire. Je me suis retrouvé dans de nombreux passages et j'ai été admiratif du travail de mémoire, de recherche, ou de diariste, mais l'usage de la troisième personne, l'absence de personnage, de narrateur, d'intrigue font de ce livre une excellente autobiographie, un formidable récit, mais peut-être pas vraiment un roman.

JoelC17
10/08/13
 

Nnie Ernaux revient à plusieurs reprises dans Les Années sur son projet d'écriture et la nécessité de l'utilisation du pronom "elle". Je n'ai pas été gênée par ce pronom et me suis laissée emporter d'une seule coulée dans le flot continu du texte, scandé par la description de photos de la narratrice, comme autant de balises pour se poser un peu et prendre la mesure du temps passé.Toutes mes craintes (retrouver les événements déjà traités dans les premiers romans d'Annie Ernaux que j'avais lus à leur sortie, se perdre dans cette évocation d'un passé qui ne m'appartient que partiellement) se sont envolées et j'ai dévoré d'une traite cette évocation d'une vie qui est aussi un peu la nôtre. cathulu

cathulu
08/12/12
 

Les Années font figure de mémoire collective des Français de la seconde guerre mondiale jusqu’au XXIe siècle. Qu’on ait vécu ces décennies qui jalonnent le récit ou qu’on soit trop jeune pour s’en souvenir, étonnamment tout fait mouche. Ainsi des discussions du dimanche midi autour du repas dominical: après-guerre, les anciens parlent de leurs souvenirs. Au cours des années 60-70, les échanges autour des bienfaits du progrès et de la consommation prennent le relais. En ce début de XXIe siècle, la jeunesse désabusée parle société, faits divers, politique (sujet anciennement prohibé à table : autre temps, autres meurs).Annie Ernaux relate également les vagues d’optimisme, l’engouement ou, au contraire, la peur et la tristesse qui s’emparent de la société française tout au long de ces soixante années. Elle analyse avec finesse les incroyables bouleversements qu’ont entraînés les Trente Glorieuses, puis la Crise des années 70, le néo-capitalisme des années 80 et l’ultra-libéralisme des années 2000. Ou comment réaliser qu‘on a beaucoup perdu en croyant aux promesses de lendemains qui chantent.Les années est aussi un récit intime relaté à la troisième personne. L’objectif n’est pas autobiographique: l’auteur se garde de toute dérive narcissique. Les tranches de vie qui essaiment le livre sont toujours resituées dans un contexte global. Comment avortaient les femmes avant la loi proposée par Simone Weil? Pouvait-on ne pas se marier et vivre en célibataire ou, pire, en fille-mère?Annie Ernaux n’a pas seulement inventé une autre façon de se raconter et de nous raconter. Son style littéraire est complexe: phrases longues, alternant des listes d’évènements collectifs et des souvenirs personnels, ponctuation inexistante qui accélère le rythme de la lecture… On croirait une symphonie d’un nouveau genre, composée par un virtuose. HélèneLittérature et Chocolathttp://litteratureetchocolat.wordpress.com/

Litteratureetchocolat
23/11/12
 

A partir de photographies la représentant à différents âges de la vie, l’auteur convoque tous les souvenirs liés à ces périodes. De la jeune fille à la sortie de la guerre à la professeur divorcée en retraite entourée de ses deux grands garçons, en passant par la femme mariée installée en Savoie, on découvre (ou retrouve) la vie de cette femme, déjà aperçue dans ses précédents romans. Mais plus que sa vie, c’est toute une évolution de la société qui est retranscrite ici, et qui plonge le lecteur dans ses propres souvenirs.Cette autobiographie, en écartant le recours à la première personne, permet à chacun de se mettre à la place de l’auteur. Si l’introduction dans chaque époque se fait par l’intermédiaire des photographies personnelles, le propos devient rapidement plus large et traduit l’évolution des comportements familiaux, sociaux,… Et tout en en montrant l’évolution, le récit met en exergue ce qui n’a pas ou peu bougé. Ainsi, dans le cas des repas de familles, si les thèmes de discussion évoluent entre ceux auxquels elle a assisté enfant et ceux qu’elles organisent en tant que grand-mère, le rite du repas parait assez immuable et au final très traditionnel.Je ne pense qu’Annie Ernaux ait une ambition de sociologue en écrivant ce récit, mais il est un point de vue sur les soixante dernières années par une femme qui les a traversées. Surtout, elle place chacune des photographies dans un contexte social et politique plus large qui fait que d’une simple description, on passe à la captation d’une atmosphère, d’un univers que pour ma part je n’ai pas connu (hormis les derniers chapitres qui concernent l’histoire récente).C’est une plongée dans une mémoire collective, dans monde en mouvement qui est en droite ligne avec l’œuvre précédente d’Annie Ernaux que j’ai pu lire. Elle avoue qu’elle avait l’idée de ce livre depuis plus de 20 ans, avec des tas de notes, des anecdotes, qui mises bout à bout, forment dans ce récit un ensemble cohérent et émouvant. J’ai l’impression qu’elle a écrit le récit qui clôt une partie de sa production littéraire. Je ne sais pas quels sont ses futur projets, mais j’espère qu’ils seront aussi riches que les précédents.Vraiment un livre à lire, que ce soit par les jeunes ou les plus âgés, car la lecture de ces années est un vrai plaisir à savourer !

Yohan59
26/10/12
 

Annie Ernaux dit vouloir simplement "écrire la vie". Et c'est bien la vie quotidienne des Français depuis les années 50 qu'elle nous fait revivre à travers un mosaïque de tableaux où ses souvenirs intimes ( qui s'appuient souvent sur des photos qui jalonnent sa vie de femme) croisent la grande Histoire. Elle excelle à retranscrire sans fioritures, pathos ou lyrisme excessif la vie simple en province, dans les années 60, l'attrait irrésistible et perfide de la société de consommation et d'une vie de confort bourgeois. Mai 68, l'émancipation des femmes, la montée des idéaux de gauche... puis la désillusion, tout cela est évoqué avec une écriture blanche mais non dénuée de sensibilité.

Marianne33
22/04/12
 

"Mes années" pour ceux qui ont vécu ces années et qui s'y retrouvent et aussi pour ceux qui n'ont pas vécu ces années !! Annie Ernaux est un auteur contemporain incontournable. Elle porte un regard juste et authentique sur son vécu de femme issue d'un milieu modeste dans la Normandie profonde (fille d'épicier) qui devient professeur et change de statut social. Elle interroge le rapport à la langue (langue du peuple et langue de la bourgeoisie). sa vision introspective et personnelle a une portée universelle.

bonroidagobert
28/09/11
 

Difficile de s'accrocher durant les 60 premières pages : pas de personnage central, une interminable juxtaposition de faits au fil des pages. Puis, petit à petit, "la mayonnaise prend" et on se laisse emporter par les années qui défilent et les souvenirs qui remontent. Maylany

Maylany
25/09/11
 

J'espérais, je crois, une surprise semblable à celle de L'autre fille, le dernier titre en date d'Annie Ernaux, et le premier que j'aie lu d'elle. Et la couverture du Folio n° 5000 est tout simplement magnifique à mon goût. Mais le sentiment principal qui ressort de cette lecture est l'ennui. J'ai lu jusqu'au bout parce que c'était une LC, et que, vérifiant constamment où j'en étais par rapport à la dernière page (c'est un de mes tics de lecture : aller sans arrêt vérifier le nombre de pages du livre en cours - mais en général, je m'interdis de lire les derniers mots), j'avais quand même lu en diagonale pourquoi Annie Ernaux avait choisi ce type de narration. Et je voulais comprendre. Dans cet ouvrage, elle retrace donc sa propre vie (elle est née en 1940 si j'ai bien compris) en l'entrelaçant avec les événements du monde, de la fin de seconde guerre mondiale aux années 2000. De ces événements, racontés en "nous" ou en "on", je retiendrai la société de consommation, le matérialisme, la fascination de posséder des objets, ce que je peux estimer les sympathies de gauche de l'auteur, la condition féminine, la vie de famille, l'individualisme forcené. Ces longs passages sur l'air du temps qui passe sont principalement en forme d'énumération de faits et sont entrecoupés de descriptions de photos, sur lesquelles apparaît une femme, "elle". Et c'est donc sous cette forme qu'Annie Ernaux s'observe, lit le passage des années, tente de retrouver les sensations éprouvées lorsque la photo a été prise. Et donc je me suis principalement ennuyée. J'en suis vraiment désolée car j'aurais aimé aimer ce livre. Je n'ai pas aimé ces longues énumérations factuelles derrière lesquelles pointe à peine une prise d'opinion, et surtout je n'ai pas apprécié ce principe d'écriture en "on", cette prise de distance en "elle". Cela manquait de chair, cela n'a pas réussi à m'accrocher. Je n'ai pas pu m'empêcher, pendant cette lecture, de penser au livre de Jean-Paul Dubois, Une vie française, où un destin individuel se coule lui aussi dans l'histoire française des années 1950 à 1990. Même si les deux livres ont des visées complètement différentes, le roman de Dubois était autrement enthousiasmant pour moi. Une rencontre ratée ! Qui ne m'empêchera pas de me faire une autre idée d'Annie Ernaux avec La place, trouvé récemment en bouquinerie. Anne

Anne7500
20/08/11
 

Annie Ernaux profite de Les années pour relater la période débutant par son enfance (située autour des années 1940) et se terminant à nos jours. Tout y passe : les grands bouleversements de l'Histoire (chute du bloc soviétique, 11 septembre 2001,...), les dates sociologiques symboliques (l'avènement de la pillule contraceptive, l'autorisation légale de l'IVG, l'abolition de la peine de mort, l'arrivée du SIDA, l'augmentation des divorces...), la chaise musicale des présidents français (plusieurs de droite, un de gauche, la cohabitation ), les affaires, la mort de gens célèbres (Bourdieu- l' idole d'Ernaux- , Coluche, Mitterand ...). L'auteure glisse entre deux paragraphes, au moyen de photographies, les pans de la vie de « la femme » (que l'on suppose être elle-même) et ses réflexions sur la modernité galopante : à ce propos, le domaine de la sexualité féminine est abordé de façon crue sans être dérangeante et avec une aisance et une fraîcheur déconcertantes. Le début du livre n'en demeure pas déroutant, mal construit et assez zappant. Passées les 80 premières pages, les anecdotes s'éternisent davantage pour mon plus grand bonheur, ce qui permet d'ancrer les scènes. Néanmoins,malgré son commencement chaotique, Les années reste un livre de qualité, un sorte d'OLNI à mi-chemin entre le roman, l'essai philosophique et la réflexion sociologique...à découvrir bien sûr !

Cave
06/06/11
 

Je crois que cet extrait de la quatrième de couverture résume on ne peut mieux ce livre. Et quel livre ! A partir d’une première photo sépia qui représente un bébé en 1941 à des photos de famille qui jalonnent sa vie, Annie Ernaux nous livre une chronique sociale et culturelle de notre pays. La facilité aurait été de s’en tenir à des faits historiques et politiques. Elle va beaucoup plus loin étayant ce récit d’une multitude de détails. La France après guerre, les classes moyennes, le changement des mentalités, la soif de consommation et surtout la place de la femme. Des femmes ayant accès aux études, qui travaillent et qui ont des enfants mais aussi le droit à l’avortement. Son parcours n’est plus personnel, le « je » s’efface et fait place à « on », « nous ». Une narration représentant le chemin de femmes et d’une génération. L’histoire personnelle de l’auteure se glisse à travers les années. Cette lecture ouvre les portes de notre mémoire et des souvenirs que je croyais oubliés ont surgi… L’écriture percute, on revit tous ces changements si nombreux effectués en quelques dizaines d’années.Une fois de plus et bien qu’en étant plus jeune qu’Annie Ernaux, je me suis retrouvée dans ce livre sur bien des points. Un livre indispensable qui m’a fait vibrer … Je pense que ce livre s’adresse à tout le monde car il s’agit d’une autobiographie collective. http://fibromaman.blogspot.com/

clarac
23/12/10
 

Un très beau récit autobiographique dans lequel la mémoire intime se mêle à l'Histoire collective commentée par la narratrice.Exhumation des souvenirs pour "sauver quelque chose du temps où l'on ne sera pus jamais". Quand je pense à tous les livres qu'il me reste à lire, j'ai la certitude d'être encore heureux.Jules Renard

lucky44
15/09/10
 

Format

  • Hauteur : 20.50 cm
  • Largeur : 13.70 cm
  • Poids : 0.31 kg

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