Les armoires vides

ERNAUX, ANNIE

EDITEUR : GALLIMARD
DATE DE PARUTION : 23/10/84
LES NOTES :

à partir de
5,99 €
EXISTE EN
Ebook

SYNOPSIS :

" ca suffit d'être une vicieuse, une cachottière, une fille poisseuse et lourde vis-à-vis des copines de classe, légères, libres, pures de leur existence...fallait encore que je me mette à mépriser mes
parents. Tous les péchés, tous les vices. personne ne pense mal de son père ou de sa mère. il n'y a que moi ". Un roman âpre, pulpeux, celui d'une déchirure sociale, par l'auteur de la place.
2 personnes en parlent

Après L'autre fille, je redécouvre l'écriture d' Annie Ernaux avec ce texte, placé en premier dans son recueil Ecrire la vie.J'ai été désarçonné par le ressentiment d'adolescente mal dans sa peau, omniprésent dans chaque paragraphe, dans chaque phrase. C'est un récit où elle se présente avec tout les clichés qui peuvent collée aux adolescents en conflit avec leurs parents. Elle les présente comme coupable d'être ce qu' ils sont, des commerçants de quartier, d' une ville de province. J'ai trouvé que ce livre manquait de recul, il a pourtant été publié en 1974, Annie Ernaux avait alors 34 ans, il y a pour tant peu de trace de maturité dans les propos.C'est un livre assez court qui se lit d' une traite mais dont le propos avance par à coup l'auteure se raccrochant inlassablement aux reproches qu' elle adresse à ses parents.J'avoue avoir eu du mal à compatir à « ses malheurs », ses parents je les ai perçu comme des personnes faisant tout pour permettre à leur fille de réussir et d'accéder à ses rêves. Elle m'a paru bien égoïste.Ce livre est certes un retour sur son enfance mais elle y aborde aussi le sujet de l'avortement qui au moment de la publication de son livre devait être extrêmement présent dans l'actualité ( pour rappel le projet de loi sur l' interruption volontaire de grossesse a adopté au parlement le 17 janvier 1975)Je serai très curieuse de savoir comment ce livre a été perçu lors de sa sortie en librairie.

Lacazavent
14/09/12
 

Une écriture de l’instant, saccadée, très déroutante au premier abord. Ainsi se présente le premier livre d’Annie Ernaux, donnant l’impression d’un témoignage pris sur le vif. On ressent pleinement le mal-être causé par la déchirure sociale : à un âge où avoir des repères devient essentiel, l’adolescente en est privée et doit apprendre à évoluer entre deux mondes que tout sépare. Elle exprime clairement l’ambiguïté des rapports qu’elle entretient avec ses parents, l’évolution de ses sentiments vis-à-vis d’eux, tout en faisant preuve d’un jugement intraitable à l’égard d’elle-même. Il s’agit avant tout de faire son propre procès. Comme si elle cherchait à expier une faute, elle se voit marquée par un sentiment profond de culpabilité, comme une tare contre laquelle elle ne pourrait lutter mais dont les effets se retournent contre elle et transparaissent dans une écriture destructrice. Un livre très fort.

Artsouilleurs
05/08/11
 

Format

  • Hauteur : 17.80 cm
  • Largeur : 10.90 cm
  • Poids : 0.12 kg