Les belles choses que porte le ciel 1er roman etranger

MENGESTU, DINAW

livre les belles choses que porte le ciel 1er roman etranger
EDITEUR : ALBIN MICHEL
DATE DE PARUTION : 22/08/07
LES NOTES :

à partir de
21,80 €

SYNOPSIS :

A 36 ans, Sepha Stephanos doit se rendre à l'évidence. Sa vie n'est pas celle qu'il avait rêvée, ni même imaginée. Il a tout perdu : pays, famille. Dix-sept ans après avoir fui l'Ethiopie dans des circonstances dramatiques, il tient une petite épicerie minable dans un quartier défavorisé de la banlieue de Washington. Ses seuls amis sont deux jeunes Africains avec qui il partage la nostalgie teintée d'amertume de leur continent et la frustration de n'avoir pu réaliser leurs projets dans leur pays d'adoption. Pour tromper sa solitude, Sepha se passionne pour la littérature et lit avidement Dostoïesvki, Naipaul ou Dante. Mais un jour, l'arrivée dans le quartier d'une femme blanche et de sa petite
fille métisse vont venir bouleverser cet équilibre précaire et lui rappeler, pour la première fois depuis des années, à quoi ressemble une famille. Ecrit avec une grande élégance, brillamment construit, le premier roman de Dinaw Mengestu est un livre exceptionnel qui aborde des thèmes essentiels à notre époque (immigration, dialogue entre les cultures, relation à l'autre, devenir de l'Afrique et problèmes Nord-Sud), mais qui fait avant tout oeuvre de littérature. Cet écrivain n'est pas sans rappeler un autre écrivain de grand talent, Kazuo Ishiguro. Même finesse du regard sur les méandres de l'existence, même capacité à conférer une résonance universelle au destin d'un personnage.
7 personnes en parlent

A dix-neuf ans, Sépha Stéphana a fui l'Ethiopie en pleine guerre civile en 1987. Il vit désormais aux Etats-Unis depuis dix-sept ans. Après de courtes études financées par son oncle également émigré, il tient finalement une épicerie dans la banlieue de Washington, dans le quartier de Logan Circle. Il retrouve régulièrement deux amis africains : Joseph, serveur dans un restaurant, et Kenneth, ingénieur. Ensemble ils boivent de la bière, jouent aux cartes et aux échecs, et testent cyniquement leurs connaissances sur les dictatures africaines... Une jeune femme blanche, Judith, et sa fille de onze ans Naomi, métisse, viennent s'installer près de chez Sépha. Naomi lui rend souvent visite dans son épicerie, elle est capricieuse, drôle, intelligente. Ensemble, ils lisent à haute voix Les frères Karamazov. Sépha tombe rapidement amoureux de la mère et guette le moindre signe en retour...La lecture de ce roman a été pour moi extrêmement fastidieuse. J'ai eu l'impression d'assister à un accouchement très difficile... peut-être est-ce dû à une pudeur/douleur de l'auteur qui n'évoque vraiment son pays et les atrocités dont il a été témoin qu'en fin d'ouvrage ? Il y a des passages et des réflexions très intéressants, très émouvants : les lettres de son oncle aux présidents américains, la perception de l'Amérique comme terre d'accueil, différente pour Kenneth qui n'avait rien en Afrique et pour Sépha dont le père était avocat. La fin tragique du père de Sépha est également bouleversante... Mais hélas, j'ai surtout rencontré beaucoup trop de longueurs : le quotidien de l'épicier dont le magasin périclite, les descriptions de la ville, les considérations sur l'oncle, les impressions sur le bus, etc. Je ne suis pas du tout en harmonie avec ce style d'écriture : lente, faite d'allers-retours... Canel

Canel
31/01/16
 

Une solitude ordinaire Qui ne s’est demandé un jour ce qu’il avait fait de sa vie ?Une des questions majeures que pose ce roman avec beaucoup de finesse est celle de l’écart parfois douloureux entre la vie dont on a rêvé et celle que l’on a menée. Mais il est aussi ici question des origines, de l’amitié, de la famille, de la culpabilité, de l’intégration, de l’exil.Dans une belle langue simple et claire, Dinaw Mengestu nous raconte la vie d’un homme ordinairement seul, Stéphanos. On découvre avec plaisir dans ce premier roman toute la grâce et la poésie mélancolique de héros d’autres romans de l’identité : le lecteur pensera aux personnages de Chang Rae-Lee, qui partagent avec Stéphanos la même douceur résignée des déracinés en quête du sens de leur existence.

beraud@archimed.fr
29/11/15
 

Adolescent, Sépha a quitté son Ethiopie natale pour s'installer dans la banlieue de Washington. Alternant chapitres sur son passé récent et présent, nous suivons la vie de cet épicier qui tente de survivre. Avec de ses deux amis africains, son loisir favori est de se tendre des pièges en se posant des questons sur les coups d'état africains. Mais quand une blanche et sa fille aisées s'installent dans ce quartier défavorisé, marquant ainsi le début d'un changement d'habitants du quartier, il s'attache à elles.Stepha et ses deux amis représente différentes facettes de l'immigrant. Alors que Stepha et Joseph n'arrivent pas à s'adapter à ce nouveau pays, préférant vivre dans la nostalgie de leur pays, Kenneth est toujours tiré à quatre épingles et il fait de son mieux pour plaire à ses collègues, travaillant par exemple le jour de Noël pour que les autres le passent en famille. C'est dans le regard de la jeune Noami que Stepha se rend compte de la saleté de son épicerie, c'est le regard de l'autre qui permet de ne pas se laisser aller.Je n'ai pas été emballée par ce roman. Nul doute que Mengestu sait camper des personnages attachants mais je me suis ennuyée. http://vallit.canalblog.com/archives/2012/07/25/24675519.html#comments

cocalight
13/09/12
 

Les belles choses que portent le ciel même vécu la fuite hors de son pays natal, DinawMengestu nous livre ici un très beau roman sur l’exil, où affleurent la mélancolie et la nostalgie d’un rêve (américain…) qui se délite au contact d’une réalité toute autre que celle espérée…Une belle plume, un roman faussement simple. Grand succès aux USA.

Dinaw Mengestu est né en 1978 à Addis-Abeba (Éthiopie). Contrairement au héros de son roman qui se retrouve pratiquement seul à Washington, Dinaw Mengestu est venu aux États-Unis avec sa famille en 1980 (Chicago, Illinois). Diplômé des universités de Georgetown (anglais) et Columbia (littérature), il enseigne la littérature anglaise et écrit (ce roman, articles).Les belles choses que porte le ciel a reçu le Prix du premier roman étranger 2007 et le Grand Prix des lectrices Elle 2008.Sépha Stéphanos vient d'Éthiopie où sa mère et son frère vivent toujours. Il a dix-neuf ans lorsqu'il arrive aux États-Unis pour vivre chez un oncle, Berhane Sélassié, qui a vingt ans de plus que lui. C'était il y a dix-sept ans et, au lieu de continuer ses études, il a travaillé comme bagagiste au Capitol Hotel à Washington. Depuis 10 ans, il gère une petite épicerie à Logan Circle, « un quartier pauvre, noir, bon marché » (page 49), mais elle ne fonctionne plus très bien malgré ses efforts : « Mon épicerie n'a rien de spécial. Elle est étroite, miteuse […]. » (page 10), « cet horrible carrelage vert et le méchant éclairage fluorescent » (page 38).Il a gardé ses deux amis, qui étaient bagagistes en même temps que lui : Kenneth et Joseph.Kenneth, c'est Ken le Kenyan, [...].Joseph Kahangi, c'est Joe du Congo [...]Se retrouvant régulièrement tous les trois au magasin, ils boivent un coup devant une vieille carte de l'Afrique, s'amusent à un jeu, l'un cite un dictateur et les deux autres doivent deviner le pays et l'année : « Lorsqu'il n'y aura plus de coups d'État, on pourra cesser notre jeu. » (page 16), jouent aux cartes ou aux échecs ou alors philosophent.Un jour, Judith, une femme blanche, achète la maison à côté de celle de Stéphanos : « un bel édifice », « grosse demeure de brique hautes de quatre étages » (page 24) mais abandonnée depuis plus de dix ans, y fait faire des travaux et y emménage avec sa fille de 11 ans, Naomi « avec sa peau plus claire qu'une peau noire mais plus foncée qu'une peau blanche. » (page 31). Elles deviennent clientes de l'épicerie, invitent parfois Stéphanos. Puis d'autres nouvelles personnes viennent s'installer dans le quartier qui devient plus côté et les pauvres commencent à se faire expulser...[...] Catherine de La culture se partage

Catherine2
22/05/11
 

« Par un pertuis rond je vis apparaîtreLes belles choses que porte le ciel.Nous avançâmes, et une fois encore, vîmes les étoiles»DanteStéphanos, éthiopien, vit dans la banlieue de Washington où il tient une épicerie. Avec ses deux amis, africains eux aussi, il tente de vivre malgré la vie, malgré ce monde qui déraille. Un évènement hors du commun va bousculer ses habitudes, l'arrivée de Judith et Naomi, une femme blanche et sa fille métisse.Une lecture douce, teintée de nostalgie et enrobée d'un goût d'enfance. Celle de l'auteur certainement, qui a donné au personnage principal le nom de son grand-père. Il ne se passe pas grand chose dans cette épicerie si ce n'est la banalité de certaines vies. Pourtant, la relation que va tisser Stéphanos avec Naomi donne à l'histoire la brillance d'une étoile.Les mots sont discrets, ils prennent leur temps, parlent de l'exil ainsi que du rêve américain avec pudeur et forment assurément une écriture différente qui, malgré les imperfections, donne envie de suivre Dinaw Mengestu de près.Extrait...« - Tu sais, les enfants ne devraient pas parler comme ça, lui dis-je un jour.Elle haussa les épaules, en baissant les yeux d'une façon qu'elle semblait avoir répétée.- Je sais, dit-elle. Mais je ne suis pas une enfant.- Tu es quoi, alors ?- Je suis une adulte.- Tu as onze ans.- Et toi, tu as quel âge ?- Beaucoup plus.- Et alors, tu veux prouver quoi ? Que je dois être stupide jusqu'à ce que je sois beaucoup plus vieille ?- Exactement. Pourquoi crois-tu que les gens aiment autant les enfants ? »

Theoma
01/12/09
 

Une solitude ordinaire Qui ne s’est demandé un jour ce qu’il avait fait de sa vie ?Une des questions majeures que pose ce roman avec beaucoup de finesse est celle de l’écart parfois douloureux entre la vie dont on a rêvé et celle que l’on a menée. Mais il est aussi ici question des origines, de l’amitié, de la famille, de la culpabilité, de l’intégration, de l’exil.Dans une belle langue simple et claire, Dinaw Mengestu nous raconte la vie d’un homme ordinairement seul, Stéphanos. On découvre avec plaisir dans ce premier roman toute la grâce et la poésie mélancolique de héros d’autres romans de l’identité : le lecteur pensera aux personnages de Chang Rae-Lee, qui partagent avec Stéphanos la même douceur résignée des déracinés en quête du sens de leur existence.

Format

  • Poids : 0.46 kg
  • Langage original : ANGLAIS (ETATS-UNIS)
  • Traducteur : ANNE WICKE

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