Les bienveillantes

LITTELL, JONATHAN

EDITEUR : GALLIMARD
DATE DE PARUTION : 07/02/08
LES NOTES :

à partir de
12,99 €
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Ebook

SYNOPSIS :

«En fait, j'aurais tout aussi bien pu ne pas écrire. Après tout, ce n'est pas une obligation. Depuis la guerre, je suis resté un homme discret ; grâce à Dieu, je n'ai jamais eu besoin, comme certains de mes anciens collègues, d'écrire mes Mémoires à fin de justification, car je n'ai rien à justifier, ni dans un but lucratif, car je gagne assez bien ma vie comme ça. Je ne regrette rien : j'ai fait mon travail, voilà tout ; quant à mes histoires de famille, que je raconterai peut-être aussi, elles ne concernent que moi ; et pour le reste, vers la fin, j'ai sans doute forcé la limite, mais là je n'étais plus tout à fait moi-même, je vacillais, le monde entier basculait, je ne
fus pas le seul à perdre la tête, reconnaissez-le. Malgré mes travers, et ils ont été nombreux, je suis resté de ceux qui pensent que les seules choses indispensables à la vie humaine sont l'air, le manger, le boire et l'excrétion, et la recherche de la vérité. Le reste est facultatif.» Avec cette somme qui s'inscrit aussi bien sous l'égide d'Eschyle que dans la lignée de Vie et destin de Vassili Grossman ou des Damnés de Visconti, Jonathan Littell nous fait revivre les horreurs de la Seconde Guerre mondiale du côté des bourreaux, tout en nous montrant un homme comme rarement on l'avait fait : l'épopée d'un être emporté dans la traversée de lui-même et de l'Histoire.
11 personnes en parlent

Un bon gros pavé, qui nous emmène au fin fond de la seconde guerre mondiale, mais cette fois-ci on se retrouve du côté des méchants...des SS. Au fil des pages on réfléchit, on essaie de comprendre comment machinalement ils mènent une civilisation jusqu'à sa fin ou presque. Un récit brut, troublant, réaliste qui marque. ..

meli
20/08/09
 

Ci-joint un lien vers une critique trouvée sur un blog qui résume très bien ce que j'ai pu ressentir à la lecture de ce livre difficile (par le contenu et par la forme) mais si obsédant et grandiose http://merveilleux.jimdo.com/historik/littell-bienveillantes/

Je l'ai lu à sa sortie; écriture plutôt agréable mais le contenu me fait encore frissonner; le piège de ce livre est que le "héros" devient quelque peu sympathique alors que c'est un bourreau! Lire aussi Max, du temps qu'on y est berthe

afbf
27/10/13
 

Les Bienveillantes sont l' un des rares ouvrages que j' ai abandonné, impossible d'aller plus loin l' histoire que je lisais la manière qu' avait le personnage d' aborder sa guerre si elle m' a intéressé pendant quelques dizaines de pages m' a vite écœuré. Sa froideur, sa complaisance, son détachement me rendait malade. Alors grand livre ou pas, une chose est sûr il ne peut laisser indifférent. C' était trop pour moi.

Lacazavent
27/10/13
 

La deuxième guerre mondiale racontée autrement. Un SS prend la parole et raconte. Le livre est énorme, parfois dur, jusqu'à en arracher des larmes au lecteur, mais cette période de l'histoire est à connaitre absolument pour que cela ne se produise plus jamais.L'écriture est sobre mais n'est aucunement une tentative de justification, le ton est juste et pourtant rempli d'atrocités. L'auteur nous livre la part obscure de la deuxième mondiale, celle relatée par les méchants, vue par eux. MurielDMR

Muriel72
10/08/13
 

Ecrire un roman de plus de 1500 pages dont le protagoniste est un SS, il fallait oser !Le premier chapitre se termine par ces mots : "Je vis, je fais ce qui est possible, il en est ainsi de tout le monde, je suis un homme comme les autres, je suis un homme comme vous. Allons puisque je vous dis que je suis un homme comme vous !" Tout est dit, le reste n'en est que la démonstration.Pour tout dire les 200 pages qui ont suivies ont été pour moi d'une lecture laborieuse (trop de termes allemands, trop de massacres, les uns derrière les autres,...) mais ensuite "la mayonnaise" prend, le tout prend un sens et forme peut-être un chef d'oeuvre, du moins un grand livre !

Rudie
12/03/11
 

Littell veut, semble-t-il, nous montrer que tout homme peut devenir inhumain et que le mal est aussi banal qu’inéluctable. Disons tout de suite qu’il échoue, ou réussit trop bien, puisque les ultimes horreurs de Aue ne rencontrent plus qu’un désintérêt las et insensible. Ce qui est une bien pernicieuse façon d’y parvenir, portant sur la passivité du lecteur et non sa réflexion.La raison de cet échec est simple. Ce roman, comme tant d’autres, repose surtout sur les motivations psychologiques du personnage. Mais quelles sont-elles ? Des traumatismes, et une personnalité de psychopathe, sans rien d’attachant. Littell ne joue pas vraiment le jeu : il nous plonge dans le crâne d’un psychopathe, mais sans essayer de nous rendre humaines ses parts d’ombre. Non, celles-ci demeurent impénétrables, puisqu’occultées, des trous dans un discours entièrement décrédibilisé du coup. Tout se passe comme si, ayant décrété en prologue que le mal est là et qu’on ne peut l’expliquer, il ne s’agissait donc plus de le comprendre, mais juste d’étaler ce pesant monologue, confus. Il est significatif à cet égard qu’Aue se résigne au fil du roman. Il s’interroge au début, et la conception de l’Allemagne en mère-patrie incarnée par un paternel Führer pourrait être convaincante, menée à terme, chez ce personnage sans père. Mais cet aspect n’est pas creusé. Aue doit durer toute la guerre. Son discours se résigne, se désincarne, il observe ce qui l’entoure en devenant de plus en plus transparent, inintéressant, inhumain, inapte donc à être serait-ce monstrueux ou cruel. Il n’est que ce discours de plus en plus confus, et insensible, pour la « simple et bonne raison » que c’est une figure de psychopathe. Un peu court, mais Littell ne donne pas grand chose de plus à lire. Peu importe ses contorsions intellectuelles, sa culture, ses sentiments contrariés : Aue est aussi crédible qu’un rocher doté d’une histoire passionné. C’est pour cela que les abondantes horreurs qu’il commet jusqu’au bout ne soulèvent au mieux qu’un malaise, mais nulle indignation. Ca ne prend pas, et c’est certainement plus que regrettable sur un tel sujet.

Sele
07/03/10
 

Dur de s'accrocher à ce livre au départ, trop de termes allemands. Ensuite on ne sait plus le lacher, on veut savoir pourquoi les personnages ne réalisent pas l'atrocité de leurs actions.

romaride
31/10/09
 

Ressources en ligne- Présentation des Bienveillantes sur Wikipedia

Ninie
18/03/09

Beaucoup de choses ont été dites sur ce livre, beaucoup trop. C'est un livre, c'est un chef d'oeuvre pour moi. Il faut se laisser emporter par le style trés chirurgicale et technique, pour faire peur, je dirais qu'il faut plusieurs centaines de pages pour s'y adapter, mais lorsque le cap est passé, c'est un vrai envolé. Ce livre m'a marqué, j'aurais même tendance à vouloir le relire une seconde fois, pour s'immerger de nouvau dans récit brut.

Lyrz
14/01/09
 

Les Bienveillantes Un pavé, un rien voyeur mais un premier roman remarqué et récompensé

Format

  • Hauteur : 17.80 cm
  • Largeur : 10.80 cm
  • Poids : 0.68 kg

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