Journal d'une voisine. les carnets de jane somers, t. 1 - nvelle ed. -

LESSING-D

livre journal d'une voisine. les carnets de jane somers, t. 1 - nvelle ed. -
EDITEUR : ALBIN MICHEL
DATE DE PARUTION : 09/11/07
LES NOTES :

à partir de
20,20 €

SYNOPSIS :

Doris Lessing a défrayé la chronique en 1984 en révélant avoir écrit deux romans sous le pseudonyme Jane Somers, piège tendu aux éditeurs et à la critique anglo-saxonne. Journal d'une voisine, auquel succédera Si vieillesse pouvait, est le premier de ces récits. Écrit avec un surprenant mélange de force et de sensibilité, il évoque la rencontre de deux femmes : Jane Somers, rédactrice en chef d'un magazine féminin londonien, et Maudie, une vieille dame seule, âgée et malade. De cette confrontation improbable naît une amitié profonde et bouleversante qui va révéler à Jane sa propre vulnérabilité
mais aussi lui ouvrir les yeux sur la société, son injustice, et la nécessité de s'engager. Sans jamais se départir du soupçon de distance ironique qui fait la force de son écriture, Doris Lessing décrit avec un talent extraordinaire les rapports qui se nouententre ces deux êtres, la tentative d'apprivoisement de l'une par l'autre, les combats désespérés de Maudie pour sauver sa dignité. À travers ce tableau intime et humain qui est avant tout une réflexion sur la vieillesse, elle porte un regard impitoyable sur notre époque, ses aveuglements, et le rôle que chacun décide ou non d'y jouer.
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Cela faisait un moment que les livres de Doris Lessing me faisaient de l'oeil. Je les avais découvert d'abord dans la bibliothèque familiale puis j'en avais entendu parler dans les médias et enfin à l'université. - Quoi, tu n'as pas jamais lu Doris Lessing?-Non, disais-je, gênée, en sentant de plus en plus cette responsabilité inconnue mais imposée, un devoir presque naturel pour moi aux dires de mon entourage de découvrir cette femme qui a reçu "ô bonheur bien mérité" (dixit le fameux entourage) le prix Nobel de Littérature en 2007. C'est donc à tâtons et non sans une certaine angoisse que j'ai commencé ce livre, avec l"impression de rentrer dans le cercle des personnes si importantes qu'on a peur de déranger.Pourquoi maintenant, 15 ans après? Sans doute parce que chaque livre appartient à une certaine maturité.Pourquoi commencer par ce livre-ci et non par son best-seller international titré Le Carnet d'or? Sans doute parce que je suis particulièrement attirée ces temps-ci par les thèmes de la vieillesse. Sans doute parce que je ne suis plus rebutée par les histoires d'amitié entre femmes d'âge mûr (pour ne pas dire en fin de vie) et les femmes plus jeunes racontées en détail.Sans doute parce que je n'ai plus peur de la vieillesse et de la mort.Lorsqu'on regarde l'engouement des lecteurs, les prix littéraires ou les blogs sur les livres, rares sont les livres traitant de la vieillesse qui ont pignon sur rue. Sans doute parce que les gens ont besoin d'action. Sans doute parce que les gens oublient que l'action dans la réalité est le quotidien. Sans doute parce qu'ils fuient la réalité ou qu'ils se fuient. Sans doute aussi parce que c'est caractéristique de notre société actuelle (comme des années 1980, période qui a vu paraître ce livre) que "d'accepter" notre population vieillissante en la reléguant dans un coin, comme si la vieillesse s'attrapait comme on attrape un microbe. Alors on oublie nos "vieux" et on oublie avec eux le savoir-faire, voire même le savoir-vivre, susceptible de nous aider à vivre notre vie d'aujourd'hui et on oublie avec nos origines qu'on rejette comme de vieilles chaussettes usées.Mais ce ne sont évidemment que pures suppositions issues de mon cerveau de trentenaire... " Si tu ne sais pas où tu vas" dit un proverbe africain "n'oublie pas d'où tu viens". Ce livre décrit à mon sens merveilleusement bien cet adage. Vu que j'y allais avec des pincettes, j'ai été surprise par l'émotion que j'ai ressentie à lire ce livre, même si je comprends que ce livre peut déranger pour toutes les raisons énumérées ci-dessus. Le lire m'a fait voyager, non seulement dans le temps mais au sein même de nos histoires les plus intimes, de nos sociétés actuelles et de mon histoire personnelle. "C'est fou ce que nous avons peur de la vieillesse pour ainsi refuser de la regarder en face" écrit-elle ici. C'est en effet la première impression qu'on a , que j'ai eue en tout cas, en parcourant ce roman, avant qu'elle s'indigne plus tard en révélant un trait de société caractéristique de la société londonnienne des années 1980 visiblement et d'aujourd'hui encore ais-je envie d'ajouter, ne serait-ce qu'en France, où les rapports humains ne sont privilégiés généralement qu'en vue d'une utilisation, où les hommes se doivent de servir à quelque chose, de profiter à quelqu'un: "A quoi cela sert-il d'avoir des gens si vieux que ça" lit -on plus loin.Finement écrit et analysé, Doris Lessing clame son indignation face à nos insuffisances avant de nous offrir quelques bouts de réponses: " les très vieilles gens pourraient m'apprendre à goûter lentement, complètement, les choses de la vie, eux qui assis sur un banc, s'occupent à regarder passer le monde", avant de conclure, qu'on " n'est pas vieux si on est jeune de coeur". Apprenez à vivre. Apprenez à aimer et à dépasser les apparences qui gouvernent vos vies,nous serine donc l'auteur tout au long du roman.En tout cas, ma chère Doris Lessing, même si on ne suit pas vos conseils, sachez qu'on ressort incontestablement plus humain de votre ouvrage et je pense pouvoir parler au nom de tous. Merci pour ce cadeau inestimable!

Soune
08/10/12

Tout le monde connaît Doris Lessing, prix nobel de littérature 2007, auteur engagée, féministe, essentiellement connue pour son fameux roman Le Carnet d’Or. Cela faisait longtemps que je voulais lire une oeuvre de Lessing, quand je suis tombée par hasard sur ce roman-journal intime, je me suis dit que c’était l’occasion!Ce roman et sa suite (Si vieillesse pouvait) paraissent en France en 1986… Une femme d’une cinquantaine d’années, rédactrice en chef d’un magazine de mode londonien, vient à s’occuper d’une vieille femme, Maudie Flower, incarnant toute l’horreur de la vieillesse : solitude, pauvreté, crasse, douleur et maux de la vieillesse … Jane, comme malgré elle, se met à lui rendre visite, à lui faire ses courses, passe la voir après son travail… Durant tout le roman, écrit sous la forme d’un journal intime, Jane semble lutter entre le besoin d’aider cette femme guère sympathique, et sa répulsion. Ayant nié la maladie et la mort de son mari, celles de sa mère, en venant en aide à Maudie, Jane tente de comprendre, de se faire pardonner, et la difficulté de la tâche est comme une punition qu’elle doit assumer… Entre les deux femmes, se nouent cependant un lien amical, Maudie raconte sa vie passée, et ces anecdotes viennent rompre l’horreur du présent.C’est un roman dérangeant sur la vieillesse, un roman qui ne mâche pas ses mots, qui décrit les maux de la vieillesse avec réalisme : l’incontinence rectale, la saleté, le quotidien douloureux… Les sentiments de Jane sont légitimes, humains, oscillant entre l’humanité et l’envie de ne pas voir… L’intérêt est aussi dans les transformations du caractère de Jane. D’abord totalement absorbée par son travail à la rédaction, son lien avec Maudie va lui permettre de lâcher prise, et de se lancer dans l’écriture. Petit à petit, elle devient plus humaine, moins centrée sur elle-même (le temps passé dans son bain du soir diminue).Je ressors de cette lecture sans doute changée moi-même, avec un regard différent sur la vieillesse, avec une plus grande angoisse aussi, parce que le portrait que Doris Lessing fait de la grande vieillesse est malheureusement très réaliste ! Je lirai sans doute la suite… un peu plus tard !

George72
05/12/09
 

Format

  • Poids : 0.43 kg
  • Langage original : ANGLAIS

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