Les catilinaires

NOTHOMB, AMELIE

EDITEUR : LGF
DATE DE PARUTION : 11/06/97
LES NOTES :

à partir de
5,10 €

SYNOPSIS :

Amélie Nothomb Les Catilinaires La solitude à deux, tel était le rêve d'Emile et de Juliette. Une maison au fond des bois pour y finir leurs jours, l'un près de l'autre. Etrangement, cette parfaite thébaïde comportait un voisin. Un nommé Palamède Bernardin, qui d'abord est venu se présenter, puis a pris l'habitude de s'incruster chez eux chaque après-midi, de quatre à six heures. Sans dire un mot, ou presque. Et cette présence absurde va peu à peu devenir plus dérangeante
pour le couple que toutes les foules du monde... C'est une comédie très noire, d'une lucidité tour à tour drôle et dévastatrice, que nous offre ici la romancière d'Hygiène de l'assassin, révélation littéraire de 1992. L'écriture est calme, comme les ongles avant de griffer... C'est la même main qui caresse et qui gifle, et ce sont les mêmes visages qui sont pantins et ennemis, poupées et monstres tout ensemble. Renaud Matignon, Le Figaro littéraire.
4 personnes en parlent

Alors ça, c'est un coup de cœur ! J'aime beaucoup, je dévore ! Un pur roman "Nothombien", les mots, l'histoire, l'enchaînement, le suspense, la chute ! Tout est plaisir à lire et là je ne regrette pas du ce conseil de lecture ! Mon préféré était les Combustibles puis Acide sulfurique. Vu la qualité, il n'est pas possible qu'il y ait un Top 3, les 3 sont des chefs-d’œuvre. Découvrez Amélie Nothomb grâce à ces trois livres ! On aime ou on aime pas mais pourquoi ne pas essayer ;-) ! J'adore, lisez et vous comprendrez !!!

Un livre comme Amelie Nothomb sait les ecrire. Une retraite paisible se fait perturber par des voisins envahissant. Nous nous plongeons dans une presence parasite silencieuse, un cercle vicieux. Le genie de l'auteure nous enmene dans une comédie noire, un humour noir et une reflexion sur la presence

Mayuha
14/11/10
 

Au cours de sa vingtaine de romans, Amélie Nothomb nous a offert le meilleur (Hygiène de l’assassin, Cosmétique de l’ennemi, Mercure) et le pire (Antechrista, Le voyage d’hiver, Attentat). Symbolique de l’inégalité de son œuvre, Les catilinaires est un roman extrêmement contrasté, mêlant le savoureux avec le… catastrophique. Dans cet étrange roman, le narrateur et sa femme, nouveaux retraités, décident de fuir le stress de la vie urbaine pour s’épanouir dans l’isolation de la campagne. Ils vivraient des jours heureux si leur nouveau – et unique – voisin n’avait pas pris la fâcheuse habitude de leur rendre visite quotidiennement, toujours aux mêmes horaires, de 16 à 18 heures exactement. Étrange, d’autant que ce drôle de bonhomme répond systématiquement par monosyllabes et n’engage jamais la conversation… Ces visites d’une parfaite régularité deviennent vite un grand sujet d’angoisse pour le narrateur, selon lequel « affronter un bavard est une épreuve, certes. Mais que faire de celui qui vous envahit pour vous imposer son mutisme ? » Le début de ce roman est excellent, et compte probablement parmi les pages les plus inspirées de l’auteure. On attend avec impatience les arrivées de Palamède Bernardin (le patronyme, si nothombien, du voisin) qui ont pour nos pauvres héros quelque chose de réellement intrigant. On reconnaît les grandes qualités de l’auteure : originalité, humour et dextérité dans le dialogue. Le premier tiers du roman est parfaitement rythmé : c’est avec délectation que nous assistons à la mise en place des différents stratagèmes pour à tout prix éviter et décourager le voisin. Le problème, c’est que le roman prend une tout autre allure à la page 66, quand apparaît l’explication du comportement étrange de Bernardin. L’un des grands intérêts du début reposait justement sur le mystère. Proposer une solution, c’est briser le mythe, et, forcément, décevoir le lecteur. C’est ce qu’ont bien compris des artistes aussi diversifiés que Murakami dans Kafka sur le rivage (les phénomènes étranges qui s’y déroulent ne trouveront jamais d’explication), Harper Lee dans Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur (le mystère reste entier en ce qui concerne le… voisin, là aussi) ou encore Tarantino dans le mythique Pulp fiction (on ne saura jamais ce que contient la fameuse valise). Par principe, donc, la présence d’une explication casse le charme du texte. L’autre problème concerne l’explication elle-même, d’une part car elle n’explique en rien ce qui pousse le voisin à venir s’imposer deux heures par jour – et ce toujours aux mêmes horaires –, et surtout parce qu’elle est ridicule, voire franchement grotesque. À partir de la première apparition du « kyste », le texte fait du surplace, et perd en saveur et en efficacité. Amélie a souvent connu des difficultés à trouver une chute à ses romans, c’est un fait, et ce n’est pas toujours handicapant, comme dans Hygiène ou Cosmétique. L’ennui, c’est que cette fois-ci, ladite chute intervient à la page 66. Pour 150 pages. Aïe.

Nico17
28/10/10
 

Au début, j'ai trouvé ce livre vraiment très drôle. Ce personnage de voisin envahisseur est horripilant et énervant au possible!Je vous explique : Imaginez un homme qui vient tout les jours à la même heure et qui repart 2h après, très exactement.Pendant ces deux heures, il ne parle pas, ne fait rien, il est juste assis dans votre fauteuil.Les seules moments où il se manifeste, c'est pour exiger de vous un café ou simplement votre présence à ses côtés.Vous imaginez un peu le tableau? Quel culot n'est ce pas?!Emile et Juliette, après s'être sentis désemparés, ont commencé à le prendre à la rigolade, et donc à se moquer gentillement de ce monsieur, l'inondant de conversations toutes plus inintéressantes les unes que les autres!Mais jamais ils ne se seraient douté que c'est en invitant la femme de Palamède que leur vie se verrait changée à tout jamais.Jusqu'à présent, aucun Nothomb ne m'a déçue!Toujours des dialogues savoureux, des personnages décalés et des situations abracadabrantes totalement fascinantes!Une fois n'est pas coutume, c'est encore un livre que j'ai dévoré en très peu de temps, tellement il est dur de le fermer sans en savoir le final complètement inattendu. Un vrai délice à lire http://archessia.over-blog.com/

Archessia
02/06/10
 

Format

  • Hauteur : 17.80 cm
  • Largeur : 11.00 cm
  • Poids : 0.09 kg

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