Les cavaliers

KESSEL, JOSEPH

EDITEUR : GALLIMARD
DATE DE PARUTION : 23/04/82
LES NOTES :

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Ebook

SYNOPSIS :

Kessel a situé en Afghanistan une des aventures les plus belles et les plus féroces qu'il nous ait contées. Les personnages atteignent une dimension épique : Ouroz et sa longue marche au bout de l'enfer... Le grand Toursène fidèle à sa légende de tchopendoz toujours victorieux... Mokkhi, le bon sais, au destin inversé par la haine et la découverte de la femme... Zéré qui dans l'humiliation efface les souillures
d'une misère qui date de l'origine des temps... Et puis l'inoubliable Guardi Guedj, le conteur centenaire à qui son peuple a donné le plus beau des noms : « Aïeul de tout le monde »... Enfin, Jehol « le Cheval Fou », dont la présence tutélaire et « humaine » plane sur cette chanson de geste... Ils sont de chair les héros des Cavaliers, avec leurs sentiments abrupts et du mythe les anime et nourrit le roman.
4 personnes en parlent

Afghanistan dans la province de Maïmana, l'effervescence est a son comble car se prépare la sélection des cavaliers et de leurs chevaux pour participer au bouzkachi a Kaboul. Le bouzkachi, est dans cette région, le jeu roi et celui qui gagnera a Kaboul devant le roi deviendra une idole pour tout un peuple. Les favoris sont sans conteste Ouroz et son cheval Jehol.Mais les dieux seront ils avec lui ?Joseph Kessel était un immense auteur dont il faut redécouvrir l'oeuvre importante. Il n'a pas écrit que "le lion" mais beaucoup d'autres romans passionnants comme par exemple "la passante du sans-souci" ou "Mermoz".Dans "les cavaliers" sous couvert de bouzkachi, un jeu fait d'un mélange improbable de polo et de soule, Kessel nous conte le récit sauvage et féroce d'une descente aux enfers voulue a la limite de l'autodestruction et d'une reconstruction.C'est a une odyssée a travers l'Afghanistan que nous convie l'auteur, celle ancestrale où c'est la loi du chef de tribu qui prévaut et celle de la religion musulmane. Un périple éprouvant que nous faisons au côté de héros aux sentiments abrupts et violents et dont la psychologie parfois primitives ne s'embarrasse pas de délicatesse. J'ai rarement vu un auteur rentrer dans une description aussi fine de la psychologie de ses personnages. Tous les sentiments qui les traversent nous sont partagés et nous permettent de mieux saisir leurs agissements et leurs réactions. Des personnages complexes que l'auteur nous montre avec leurs défauts et qu'il ne cherche pas a nous rendre sympathique. Un portrait au scalpel et sans complaisance d'Ouroz, ce cavalier fier dont le sens de l'honneur est poussé a l'extrême , de Mokkhi son bon serviteur qui au fil du voyage va découvrir l'amour et la haine.Un roman dense par les thèmes évoqués et les personnages que l'on rencontre tout au long de l'aventure. Une aventure au souffle épique portée par une écriture parfaite dont on se surprend souvent a lire a haute voix.Ma note 10/10 pour ce roman d'une rare intensité. Un de ces plus beaux romans où sont amour pour l'Afaghanistan transparaît a chaque ligne et dans lequel il pointe déjà (roman écrit en 1966) les dérives idéologiques et spirituelles.

Zembla
13/10/13
 

LITTERATURE DE FEUSi j’extrapolais pour le plaisir des raccourcis impromptus, j’aurais écrit : "une version orientale du Crash de Ballard."Le décor déporté dans les steppes afghanes, le quatre roues remplacé par la monture équestre, l’accident, déclencheur narratif, rôle ici joué par la défaite cinglante (et sanguinolante-purulente) d’Ouroz au jeu de bravoure du bouzkachi - et fatale pour ce fils promis à devenir l’héritier du meilleur de la caste des Tchopendoz (cavaliers). Raté !Reconquérir son honneur : une traversée du désert, une quête existentielle, une hargne épique, la virilité meurtrie, l’obsession jusqu’à l'auto-destruction - d'où vous me l'aurez permis, ce titre invraisemblable le comparant à "Crash". Ces tornades intérieures nous saisissent ! Et sans regret - très fière que dis-je ! - d’avoir combattu les 100 premières pages de pure description. Le chemin caillouteux qui nous fait trébucher avant la porte de St Pierre.Passé cela, c’est un plongeon dans le lyrisme des paysages. Un seul passage : le défilé des Pachtous sur la route de Bamyian, formant un rideau de poussière, un mouvement de marée, une houle d’un tel gigantisme que l’arrêt d’un seul de ses composants provoquerait un chaos irrémédiable.

orelimdz
07/09/14
 

Absolument magnifique …Ce livre supplante tous mes coups de cœur de l'année présente et passé, j'ai ADORÉ cette très belle fable, je l'ai lu d'une traite emporter par l'écriture splendide de Joseph Kessel dans des tourbillons de sensation, de paysage...Rare sont les romans qui savent si bien rendre la fierté d'un peuple, c'est un hommage à ce pays rude que l'on ne connaît que si peu, si mal, au travers d'une histoire récente destructrice.Alors certes, certains passages mon plus marqué que d 'autre, notamment le passage dans la ville de Bamyan, certes j'ai été agacé par les quelques lenteurs que prend parfois l'histoire mais un des tours de force Des Cavaliers est d'être à la fois simple et complexe, riche et dépouillé.Et quel drôle de sensation ce fut de retrouver une âme d'enfant devant le courage des hommes, les courses de chevaux dans la steppe, le bouzkachis... Tout est si vivant, si présent, que les mots prennent forme dès lors bien plus que lire j'ai comme vu l'histoire prendre corps sous nos yeux. Magique ...!Même s'il peut vous paraître au premier abord compliqué à lire, n'hésiter pas, il en en vaut vraiment la peine...

Lacazavent
17/11/12
 

Un transport merveilleux en afghanistan, et une écriture au sommet de l'art de Kessel

yansolo
25/05/09
 

Format

  • Hauteur : 17.80 cm
  • Largeur : 10.70 cm
  • Poids : 0.31 kg

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