Les cheveux de la poupee

ALMASSY, EVA

livre les cheveux de la poupee
EDITEUR : ECOLE DES LOISIRS
DATE DE PARUTION : 24/09/09
LES NOTES :

à partir de
7,70 €

SYNOPSIS :

" Pour ses dix ans, Charlotte a eu le droit de choisir une poupée dans la collection de son oncle. C'était impossible et pourtant, soudain, elle fut là. La poupée parfaite, avec son beau sourire triste, ses yeux riboulants et ses cheveux naturels, humains et vivants. Alors, dans le noir de la chambre, Charlotte et la poupée se parlent. Elles s'aiment. Elles se ressemblent, comme deux soeurs, comme une mère et son enfant. Marianne, son amie, voudrait lui apprendre à se maquiller,
à mûrir et mentir, à se vieillir. Marianne, elle, n'est plus une petite fille. Elle connaît les choses qui font grandir. Les histoires des adultes, par exemple. Les secrets de fabrication des poupées aussi, avec leurs cheveux de morte. Marianne raconte, Charlotte ne comprend pas. C'est impossible. Toutes ces horreurs, les mots se bousculent, les images blessent les yeux. Charlotte doit découvrir la vérité. Mais la poupée, cette enfant des morts, est toujours là."
5 personnes en parlent

les cheveux de la poupée Charlotte adore sa nouvelle poupée qu’elle a choisie pour ses 10 ans dans la collection de son oncle. Elle en est très fière de sa Frida et son oncle lui a expliqué qu’elle datait des années 40 et était de fabrication allemande. Mais Marianne, son amie, trouve qu’elle devrait avoir honte de posséder une poupée avec des cheveux des morts des camps de Pologne. C’est le choc pour Charlotte. Toutes ses horreurs racontées par son amie la bouleversent et la mettent face à la douloureuse histoire de sa famille.Un roman émouvant qui permet d’aborder avec des enfants une période tragique de l’histoire.

J'ai bien aimé cette histoire, pourtant je ne suis pas sûre qu'elle puisse plaire à tous les lecteurs visés (12 à 16 ans). C'est un livre dans lequel on retrouve plusieurs thèmes - les poupées, la guerre, les disparus, la mémoire - et en même temps j'ai le sentiment que cela fait beaucoup pour un seul livre. On part de l'idée d'une poupée, chargée en mystère et en histoire, d'ailleurs un lecteur adulte y verra déjà quelques signes pour la tournure des événements, et dans la foulée on apprend que le passé familial de Charlotte, sa mère et son oncle, est lui-même chargé d'absences et de silence. C'est alors qu'une tierce personne vient ouvrir les yeux de la fillette, simplement le personnage de Marianne ne m'est pas apparu très crédible. A dix ans, qui connaît autant sur la déportation et les choses de la guerre ? ... Bref, ce sont des détails, mais des détails qui chiffonnent car ce livre mérite d'être lu, mais je ne sais pas par qui. Ma fille est encore trop jeune, pourtant je pense que cette histoire de poupée pourrait l'intéresser, mais l'histoire impliquée me semble trop pédagogique et lourde de significations.

Clarabel
12/12/09

les cheveux de la poupée Charlotte adore sa nouvelle poupée qu’elle a choisie pour ses 10 ans dans la collection de son oncle. Elle en est très fière de sa Frida et son oncle lui a expliqué qu’elle datait des années 40 et était de fabrication allemande. Mais Marianne, son amie, trouve qu’elle devrait avoir honte de posséder une poupée avec des cheveux des morts des camps de Pologne. C’est le choc pour Charlotte. Toutes ses horreurs racontées par son amie la bouleversent et la mettent face à la douloureuse histoire de sa famille.Un roman émouvant qui permet d’aborder avec des enfants une période tragique de l’histoire.

beraud@archimed.fr
13/12/15
 

Au début tout va bien: l'oncle de Charlotte, grand collectionneur de poupée, lui propose d'en choisir une pour son anniversaire. La petite fille jette son dévolu sur une poupée de type Frida dont la particularité comme de nombreuses poupées de l'époque, est d'avoir des cheveux naturels. Simplement, il suffit d'une amie un peu plus mûre que les autres et un passé familial sous silence pour que Charlotte rejette cette poupée à qui elle avait fait don de sa personne. Ce court roman pose le questionnement du non-dit, de la douleur rentrée après les événements de la seconde guerre mondiale, "comme si la vie était une question de chance et non quelque chose qui va de soi pour tout le monde". Même si Charlotte devinait vaguement que "derrière cette guerre, il s'est déroulé des choses si inhumaines qu'elles étaient infiniment plus atroces que la guerre elle-même", elle n'avait pas encore compris "intimement" les événements. Ainsi, la poupée, aux yeux riboulant(s) et à l'air vaguement triste devient le symbole d'une atrocité. A cela s'ajoute des dialogues entre Charlotte et sa poupée qui ajoutent un caractère dramatique à la situation. "Dans le doute, abstiens-toi" dit l'adage; ainsi la petite fille se refuse à aimer cette possible incarnation du malheur. Mais ce jouet est-il vraiment responsable? Charlotte résistera-t-elle?Un très joli texte pour faire prendre conscience aux plus jeunes des turpitudes de l'Histoire, dont le ton doux et parfois drôle tente d'atténuer la douleur de toute une famille. vivi

vivicroqueusedelivres
12/02/12
 

Pour ses dix ans, l'oncle de Charlotte lui propose de choisir une poupée dans sa vaste collection : il est en effet fin connaisseur et collectionneur de poupées anciennes, au point d'envisager d'ouvrir un musée. Charlotte ne trouve pas son bonheur du premier coup, mais apprend en discutant avec son oncle comment elles sont fabriquées : moulages, biscuit (car cuites deux fois), etc. Et c'est dans le carton reçu le matin même que Charlotte choisit sa poupée, parfaite, avec des yeux « riboulants » et ses cheveux naturels. Jusque là tout va bien, on est dans l'innocence de l'enfance, et la joie d'une petite fille qui va nouer une relation intime avec sa poupée à qui elle cherche un nom. Mais faut-il continuer à raconter leur histoire ? Car « elle n'est pas simple et elle fait mal », nous annonce Charlotte dès la première page. Le récit se déroule sur trois jours : la veille de l'anniversaire, le jour J, et le lendemain. C'est quand son amie Marianne lui apprend que sa poupée a des cheveux « de morte » que Charlotte sombre dans un profond désespoir. Elle va découvrir la réalité et l'horreur des camps de concentration, les déportés qui étaient rasés avant d'être gazés, et les cheveux longs des femmes qui ont pu servir en effet à la fabrication de ces poupées. Il faudra à Charlotte un long moment de discussion avec sa mère puis avec son oncle pour se remettre de ce qu'elle a appris malgré elle, et apprendre du même coup la disparition de ses grands-parents. C'est un roman très bref (60 pages à peine) qui contient en quelques pages un condensé d'Histoire, mêlant fiction pure et vérité historique, une approche de la déportation par un détour surprenant et inédit. On peut se poser la question de l'âge du lectorat visé par ce roman : 10 ans, comme l'héroïne ? Il y a l'innocence et la fraîcheur de l'enfance dans le début du roman, puis très vite la gravité du sujet, qui devient horreur et répulsion pour la petite fille. Attendre que ce soit au programme d'histoire, soit en classe de 3ème actuellement, à 14 / 15 ans, quand on ne joue plus à la poupée depuis longtemps ? Peut-être un entre deux, dès 13 ans dirais-je ? Parce que c'est un roman grave et que je ne suis pas sûre que plus jeune il touche vraiment son public. Quoiqu'il en soit, c'est un texte à découvrir ! Laure

Jdhelene
28/05/10
 

Format

  • Hauteur : 19.00 cm
  • Largeur : 12.50 cm
  • Poids : 0.09 kg

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