Les chiens aboient

CAPOTE, TRUMAN

livre les chiens aboient
EDITEUR : GALLIMARD
DATE DE PARUTION : 21/03/97
LES NOTES :

à partir de
8,50 €

SYNOPSIS :

" je considère ces textes brefs, ces silhouettes et ces souvenirs - notes sur certaines gens, sur certains sites -comme une sorte d'atlas personnel, de géographie de ma vie d'écrivain tout au long de trois décennies : en gros, de 1945 à ces dernières années. Tout dans ce livre est emprunté à la réalité, ce qui ne veut pas dire que ce soit là le réel à l'état brut ; mettons que c'en est la
meilleure approximation possible pour moi : un reportage même, à tout prendre, ne peut pas se dire vérité pure ; et pas d'avantage l'objectif d'une caméra. (. )l'art est fait d'un détail bien choisi, qu'il soit pure imagination ou qu'il distille la réalité. " chacun des vingt-trois textes rassemblés ici vient illustrer cette conception toute intuitive de l'art dans sa relation avec la vie.
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Truman Garcia Capote - né Truman Streckfus Persons - en 1924 à La Nouvelle-Orléans, décédé en 1984 à Los Angeles, est un écrivain américain auteur de romans, nouvelles, reportages, portraits, récits de voyages, adaptations théâtrales et scénarios de films. Ses romans les plus connus, Petit déjeuner chez Tiffany (1958) et surtout De sang-froid (1966). Les chiens aboient est un recueil de textes datant de 1951 à 1973. Initialement paru en France en 1977, il vient tout juste de ressortir dans cette nouvelle édition. Sous-titré Souvenirs, sites, silhouettes qui donne leur titre aux trois chapitres, il regroupe 23 textes courts et autobiographiques. « Je considère ces textes brefs, ces silhouettes et ces souvenirs – notes sur certaines gens, sur certains sites – comme une sorte d'atlas personnel, de géographie de ma vie d'écrivain tout au long de trois décennies : en gros, de 1945 à ces dernières années. Tout dans ce livre est emprunté à la réalité, ce qui ne veut pas dire que ce soit là le réel à l'état brut ; mettons que c'en est la meilleure approximation possible pour moi : un reportage même, à tout prendre, ne peut se dire vérité pure ; et pas davantage l'objectif d'une caméra. Car enfin, l'art n'est pas de l'eau pasteurisée : notre façon de percevoir, nos préjugés, le choix opéré par notre sensibilité, tout cela vient troubler le cristal du Vrai absolu. » Tous les textes ne sont pas d’un intérêt égal il est vrai. Mais on se régalera de La Rose blanche où l’auteur narre sa rencontre avec Colette dans son appartement du Palais-Royal, de Lola sorte de nouvelle se déroulant lors d’un séjour en Sicile où le personnage central est un corbeau femelle aux ailes rognées. Le portrait d’Ezra Pound et Autoportrait sont deux textes excellents eux aussi. Truman Capote a l’écriture précise et on se délecte de l’acuité de ses jugements ou de ses portraits comme par exemple quand il évoque Humphrey Bogart « Toujours le même rôle, c’est vrai, mais il n’est rien de plus difficile à rendre sans cesse intéressant que la répétition. »On trouvera dans ce court ouvrage des détails sur l’adaptation cinématographique de son roman De sang froid, des impressions de voyage en Sicile où il croise André Gide, à Venise ou à Tanger. Les portraits, bien qu’extrêmement courts hélas, croquent Karen Blixen, Mae West « inimaginablement virginale », Jean Cocteau et Gide, Maryline Monroe dont il note « le tortillement rythmique de volumes toujours en mouvement qui luttent pour plus d’espace dans l’infini de son décolleté ». Avec en fil rouge, une réflexion sur l’Art.

LeBouquineur
19/03/14
 

Format

  • Hauteur : 18.90 cm
  • Largeur : 11.30 cm
  • Poids : 0.21 kg
  • Langage original : ANGLAIS (ETATS-UNIS)
  • Traducteur : JEAN MALIGNON