Les chiens de l'hiver

SIMMONS, DAN

livre les chiens de l'hiver
EDITEUR : ROCHER
DATE DE PARUTION : 23/10/03
LES NOTES :

à partir de
21,20 €
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Les Chiens de l'hiver forme un diptyque avec le terrifiant Nuit d'été, équivalent chez Simmons du génial Ca de Stephen King. Comme toute suite Les Chiens est moins bien que le 1er épisode - je vais y revenir - mais Simmons a eu l'intelligence d'en faire un livre assez différent, quoiqu'il y ait pas mal de similitudes avec Nuit d'été, surtout vers la fin. En fait de similitudes , je parlerais même plutôt de résonances.Ainsi Simmons situe-t-il l'intrigue de nos jours soit 40 ans après les faits de Nuit d'été, et il reprend quelques personnages qui ont veilli, donc beaucoup évolué, assez pour ne pas avoir d'impression de déjà-vu. Ainsi en est-il de Michelle, la bombe sexuelle bourgeoise de l'école devenue une vieille peau vulgaire... Mais le point central de cette histoire est Duane, gamin obèse et exagérément surdoué, sacrifié dans des conditions atroces en 1960 sur l'autel de l'originalité scénaristique, frustrant du même coup les lecteurs de son charisme. Comme regrettant ce meurtre, Simmons a donc imaginé que Duane survivrait sous la forme d'un "kyste mémoriel" dans la cervelle de Dale, le gosse qui à la fin de nuit d'été se sent obligé d'assumer le rêve de son pote, à savoir devenir écrivain. Le retour d'un Dale vieillissant et dépressif dans l'ancienne maison de son ami pour retrouver l'inspiration est donc le point de départ de toute une série de phénomènes étranges, parmi lesquels l'apparition des mystérieux clébards.Les défauts, maintenant. Il y en a surtout 3. D'abord, force est de reconnaître que le livre est largement moins flippant que Nuit d'été. Il y a du suspense, mais quand même... Il y a beaucoup de longueurs. Même si les flashbacks sur la relation de Dale avec son étudiante éclairent pas mal le personnage, et que la lente descente de Dale vers la folie mérite d'être développée, le bouquin aurait quand même gagné à être plus court, surtout que compte tenu des enjeux de la fracassante (je suis ironique mais à moitié seulement) révélation finale, tout ce qui a précédé tombe un peu à plat. D'ailleurs à ce sujet, vient selon moi le 3ème et pire défaut du livre: les messages mystérieux sur l'ordinateur, petit chef-d'oeuvre de malhonnêteté. Car - et je suis désolé si j'en dis trop - ils sont purement et simplement GRATUITS! Est-ce que quelqu'un peut m'expliquer leur sens et leur utilité dans l'histoire, mis à part muscler une flippette déjà indigente et faire diversion sur le vrai pourquoi du comment (qui serait devinable sans eux) de tout ce bordel???Reste cependant un livre fort sympathique, un cran en dessous du premier tome comme je l'ai dit, mais de la même manière que Double Hélice face à Ring. Tout en étant une suite, il prend une direction inattendue. Ainsi au lieu de poursuivre dans le genre malédiction infernale, Simmons explore la psyché torturée de Dale... et de Duane. L'humour aussi est assez présent. La fin est relativement triste (le sort de Michelle...). Et enfin, Simmons arrive à susciter une certaine nostalgie à l'égard des lieux et des personnages (la scène où Dale et Michelle se donnent des nouvelles de leurs anciens condisciples...), faisant aussi de nombreux clins d'oeil à Nuit d'été sans pour autant en révéler l'argument à ceux qui ne l'auraient pas lu. Dale, atteint d'une certaine et commode amnésie (comme le club des ratés dans Ca, d'ailleurs, tiens tiens...), ne craint absolument pas de saluer un type bizarre habillé en soldat... De cette manière, même s'il est préférable d'avoir lu Nuit d'été auparavant, ce n'est pas indispensable, et Simmons évite la plupart des spoilers qu'il aurait pu laisser à ceux qui liraient les deux livres dans le désordre.

sansnom
05/12/12
 

Format

  • Hauteur : 23.90 cm
  • Largeur : 15.40 cm
  • Poids : 0.50 kg
  • Langage original : ANGLAIS (ETATS-UNIS)
  • Traducteur : GUY ABADIA

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