Les chouans

BALZAC, HONORE DE

EDITEUR : LGF
DATE DE PARUTION : 08/02/72
LES NOTES :

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Ebook

SYNOPSIS :

Édition enrichie (Introduction, notes, documents et bibliographie)Drame historique, récit d'aventures, tragédie d'amour, Les Chouans, ou la Bretagne en 1799 forment le prologue de La Comédie humaine. Nous sommes à la veille du 18 Brumaire. Bientôt va sortir des limbes cette société nouvelle que Balzac a pour ambition de peindre. Mais, aux confins de la Bretagne et de la Normandie, c'est encore l'affrontement sans merci des " manants du roi " et des soldats de la République. Sous la conduite d'un chef intrépide et juvénile, le marquis de Montauran, les Chouans pillent, rançonnent et terrorisent les patriotes. Cinq ans après
l'insurrection de la Vendée, cette nouvelle guerre des partisans est une affaire d'Etat. Comment abattre Montauran et disperser ses hordes de pillards insaisissables, vite engloutis par la brume ou les chemins creux du bocage normand, après chaque coup de main ? Le génie ténébreux du meilleur espion de Fouché y suffirait-il s'il n'avait su placer dans son jeu la sublime figure de Marie de Verneuil ? Des douves sanglantes de la Vivetière à la redoute du Nid-aux-Crocs, nous suivons Montauran et ses terribles lieutenants - Marche-â-terre, Pille-miche, Galope-chopine - jusqu'à l'ultime assaut où se jouera leur destin.
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Et bien, je ne m’attendais pas du tout à ça ! J’ai parfois la fâcheuse (ou pas) manie de choisir mes livres sur un titre et une couverture sans me préoccuper du résumé… Alors quand j’ai vu chez mon bouquiniste ce livre, je l’ai pris, sans chercher à lire la quatrième de couverture, le titre me semblant bien assez explicite. Au final ce fut une très bonne découverte, avec une petit « mais » tout de même.Je sais que le nom même de Balzac suffit à faire fuir pas mal de lecteurs, mais moi, j’aime beaucoup sa plume, son talent pour les longues descriptions qui rendent tout si réel. La langue est élégante, naturelle, coule de façon très agréable et nous emporte vers d’autres lieux et d’autres temps. Les lieux, les personnages prennent vie devant nos yeux, c’est merveilleux. Y’ a pas à dire, c’est quand même un kiff extrême de se plonger dans un bon vieux « classique », même si les premières pages sont parfois déroutantes quand on a perdu l’habitude de ce style.Balzac nous donne ici une image très précise et très sombre des guerres de Vendée. La Révolution traine en longueur et ses protagonistes se retrouvent embourbés dans une lutte interminable. On est ici bien loin des combats héroïques menés par des chefs charismatiques. Balzac est même très dur dans ses descriptions des personnages et de leurs motivations. Il ne prend pas partie, chaque camp en « prend pour son grade » : les Chouans sont décrits tour à tour comme des fanatiques religieux, totalement incultes et incapables de penser par eux-mêmes, suivant aveuglément leurs chefs ou comme de simples brigands déloyaux et sans aucune morale profitant de cet état de « balagan » national pour tuer piller à tout va. Les Bleus, quant à eux sont bornés, étroits d’esprit, et au service d’un Etat à la dérive qui ne gère rien du tout, fait de belles promesses qu’il ne tient pas et laisse ces hommes se débrouiller seuls sur le terrain, quand ils ne font pas passer leur propres intérêts avant le service pour lequel ils se sont engagés.On assiste alors à une lutte sans merci, où règne la loi du Talion et dans laquelle la nature hostile vient ajouter à l’horreur de cette situation. Tout comme les personnages, on se sent perdu, embourbés dans cette région humide et froide, noyée sous le brouillard où chaque buisson de genêt cache peut-être une embuscade et où l’on ne sait plus bien pourquoi l’on se bat, si ce n’est qu’il faut abattre un maximum d’ennemis. Oui mais pour qui, pour quoi ? Que ce soient les descriptions des personnages ou celles des lieux, tout concourt à donner une impression d’horreur, de fatalité, dont on ne pourra se sortir.Venons-en maintenant à l’intrigue amoureuse, nœud de l’action de ce roman. Je dois avouer que sur ce point j’ai été assez déçue. Bon clairement ça vient en partie de moi : comme je l’ai dit je ne m’y attendais pas et je n’avais pas l’esprit ouvert à ce type d’intrigue au moment de ma lecture. Je sais pas, j’ai trouvé ça de trop, déplacé, artificiel et beaucoup trop rapide. Les deux protagonistes ne m’ont absolument pas touchée, je n’ai pas cru un seul instant à leur histoire et ils m’ont mis plutôt mal à l’aise. Je ne savais pas bien que penser d’eux, leur accorder ma confiance ou non, savoir quand ils jouaient et quand ils étaient sincères…J’avais envie de dire « non mais c’est la guerre nom de Zeus ! On n’a pas le temps pour une intrigue amoureuse aussi rocambolesque », par moment on se serait cru dans un simple roman de Cape et d’Epée (genre que j’affectionne mais qui ne correspond pas ici, au reste du roman). Ils m’ont sacrément énervée les deux tourtereaux à ne pas savoir ce qu’ils voulaient pendant que cela se battait et mourrait autour et à cause d’eux.Je regrette vraiment ce point négatif, parce qu’en dehors de cela, j’ai vraiment apprécié ma lecture, et ça aurait vraiment pu être un coup de cœur, sûrement pas de l'ampleur de Quatrevingt-Treize, ma référence absolue ( je l'ai peut-être déjà dit ? :siffle: ), mais quand même.

un flyer
03/05/11

Même choisie, la lecture ne fut pas si aisée que cela.J'ai bien cru abandonner lors des 30 premières pages. C'était comme dans mon souvenir. Je n'arrivais pas à lire ces pages au style lourd, trop descriptif et où aucune action ne semblait jamais vouloir venir poindre. Je m'ennuyais ferme, mais je me suis fait violence parce que dans l'édition dont je disposais, j'ai quand quand même pu admirer des reproductions de gravures, de littographies de manière assez régulière (toutes les 7 pages environ). C'était un peu comme une distribution de bons points.Il y avait aussi une abondance de notes en bas de chaque page qui me donnait une foule d'informations sur les intentions de l'auteur lors de l'écriture de son ouvrage, Les variantes entres les éditions, le contexte historique, des précisions sur le vocabulaire employé… J'ai choisi de les lire ou au contraire de parfois les sauter volontairement pour rester plus concentrer sur le récit initial. Sans doute que ma formation d'historienne m'a beaucoup aidée car je n'étais point si perdue dans le jargon alors employé.Je ne sais pas si je me suis habituée ou si véritablement, il y a eu plus d'actions, de mouvements dans le récit, mais passé les 50 pages d'une lecture assez laborieuse, je suis rentrée dans l'intrigue. Je vous le dis tout net, je n'étais pas captivée comme on peut l'être dans un bon polar, ou transie avec un thriller à vous glacer les sangs, mais les phrases coulaient avec plus de naturel, de fluidité. Les éléments paraissaient moins figés. Je notais une certaine mobilité dans l'ensemble comme si enfin les tableaux prenaient vie !J'ai pu accélérer le rythme sans devoir lutter contre le sommeil. Les constructions, la syntaxe était plaisante. Je n'en faisais pas d'analyse pure, mais je pouvais remarquer l'habileté des figures de style, la volonté de trouver les mots justes.Les personnages sont flamboyants, rarement ternes car sinon pourquoi les faire apparaitre dans un roman qui se veut passionné avant tout. Ils n'y avaient point leur place.Je ne me suis pas vraiment attachée à eux comme je peux le faire parfois. Cependant, ils étaient parfaits dans les tableaux que voulait bien nous dépeindre Balzac.Je suis allée au bout et sans dire que je suis tombée "amoureuse" de l'écriture de Balzac, on va dire que j'ai enfin pu terminer un de ses livres. Pour moi, c'est une petite victoire et un véritable plaisir. http://espace-temps-libre.blogspot.com/

emeralda
12/02/11
 

Format

  • Hauteur : 17.80 cm
  • Largeur : 11.00 cm
  • Poids : 0.23 kg

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