Les combustibles

NOTHOMB, AMELIE

EDITEUR : LGF
DATE DE PARUTION : 10/04/96
LES NOTES :

à partir de
4,60 €

SYNOPSIS :

Amélie Nothomb Les Combustibles La ville est assiégée. Dans l'appartement du Professeur, où se sont réfugiés son assistant et Marina, l'étudiante, un seul combustible permet de lutter contre le froid : les livres... Tout le monde a répondu une fois dans sa vie à la question : quel livre emporteriez-vous sur une île déserte ? Dans ce huis clos cerné par les bombes et les tirs des snipers, l'étincelante romancière du Sabotage amoureux pose à ses personnages une question autrement
perverse : quel livre, quelle phrase de quel livre vaut qu'on lui sacrifie un instant, un seul instant de chaleur physique oe Humour, ironie et désespoir s'entretissent subtilement dans cette parabole aux résonances singulièrement actuelles. ... Et Amélie Nothomb de jouer avec la littérature comme elle jouerait avec le feu, d'incendier avec un malin plaisir ce qu'elle aime le plus au monde, les livres. Un nouvel assassinat de sang-froid superbement maîtrisé. Marianne Payot, Lire.
9 personnes en parlent

Les combustibles de Amélie Nothomb n'est que dialogues et didascalies, un texte à adapter au théâtre, je n'aime pas lire du théâtre, je n'aime pas trop le théâtre tout court pourrait on même dire.Le résumé de quatrième de couverture est ambitieux, un livre sur les bons et les mauvais livres. En fin de compte je suis assez déçue d'autant plus que je n'ai lu que certains des ouvrages dont les personnages parlent. Personnages auxquels je ne me suis absolument pas attachée.Comme dans la plupart des pièces de théâtre tout est exagéré, ici la situation est tout à fait probable mais les personnages sont vraiment excessifs. Les répliques qui pourraient passer pour des pointes d'humour ne font pas sourire, trop de répartie tue la répartie. Marina est détestable dès le début et Daniel irritable à l'extrême. Je n'ai pas compris pourquoi Marina, qui voulait à tout prix bruler la totalité de la bibliothèque, refuse de bruler le dernier livre, elle qui lui accordait si peu d'importance initialement. La fin est clairement prévisible et annoncée dès les premières pages. Il n'y a aucun suspense, aucune angoisse, on est bien content de la brièveté du livre.L'histoire en elle même n'est pas intéressante, il faut dire ce qu'il en est. Par contre la réflexion qu'elle entraîne vaut le détour. Quel livre vaut plus que quelques minutes de chaleur dans un froid de décembre ? le sujet est malheureusement éclipsé par les caractères démesurés de Marina, Daniel et du professeur. La réflexion valait sûrement plus de 89 pages et des personnages plus poussés, moins égocentriques.

MarionF
13/01/16
 

J’ai beaucoup aimé ce petit livre. Amélie Nothomb met en scène une sorte de huis clos où trois personnages se donnent la réplique.Un professeur d’université et deux de ses étudiants se retrouvent dans l’impuissance de faire face au froid qui les touche durant la guerre, les meubles ont déjà été brulés, reste les livres de la bibliothèque.Comment prendre la décision de bruler un livre? Et comment faire le choix de tel livre plutôt qu’un autre, sur quels critères ?Ce geste qui n’est pas anodin va provoquer moult échanges sur la littérature, l’horreur de la guerre, la culture, les avis littéraires…Un livre qui m’a touché, je m’étais posé la question de quel livre je souhaiterais garder lors de ma lecture de Fahrenheit 451, question épineuse et restée sans réponse.Quel livre est le plus important quand tout semble perdu ?

Metaphore
28/05/13
 

J'avais envie de découvrir de nouveau Nothomb (après Stupeur et Tremblements que j'avais adoré, et Journal d'Hirondelle qui m'avait laissé perplexe), et comme j'aime beaucoup le théatre, j'ai choisi ce livre-ci ! Comme il était assez court, je l'ai gardé pour le Read-a-thon !Je pense que ce qui ressortira de cette lecture ça sera : la déception. J'ai eu un coup de cœur l'année dernière pour la plume de Nothomb que j'adore. Je la trouve poétique, très fluide et agréable à lire.Or dans cette pièce de théâtre, je n'ai pas retrouvé du tout cet aspect des romans d'Amélie Nothomb que j'aime beaucoup. L'écriture était presque banale. Alors bien sûr c'était toujours très fluide et j'ai lu cette pièce en moins d'une heure, donc tout va très vite, mais je n'ai pas retrouvé cet univers si particulier et cette plume si inhabituelle dans Les Combustibles. Donc déjà sur le style, je n'étais pas du tout convaincue.Ensuite l'histoire, je dirais, aurait pu me plaire si elle avait été développée correctement. Je ne pense pas que l'auteur ait fait un bon choix en choisissant la forme de la pièce de théatre. L'idée de départ m'avait attiré, et c'est vrai qu'elle appelle énormément au débat (sur l'importance et l'impact de la littérature, sur la nature humaine, etc.) cependant j'ai trouvé que tout allait beaucoup trop vite. L'ensemble manquait cruellement de développement et j'ai eu l'impression qu'on ne faisait que survoler les questions posées plutôt que d'entrer complétement dedans et c'est dommage de passer à côté de débats si intéressants. De plus, je n'ai pas aimé que le titre des livres soient inventés, j'aurai pu plus facilement m'identifier à la pièce et aux personnages si cela n'avait pas été le cas. On n'a pas de points de repère, mais bon je suppose que c'était voulu, mais je n'ai pas apprécié.En ce qui concerne les personnages, je n'ai pas grand chose à dire pour la bonne raison que je les ai trouvé complétement inutiles. Nothomb aurait écrit un essai, ou un monologue ça n'aurait, à mon avis, rien changé. L'auteur ne nous donne que quelques indices sur les personnalités, mais le tout reste vraiment superficiel.Cependant on sent un regain d'intérêt à la fin de la pièce en ce qui concerne les personnages et l'histoire mais malheureusement ça n'a pas suffit à me faire aimer cette pièce. Pour être honnête je ne pense pas que le théâtre soit un domaine que Nothomb maitrise totalement.Tout ça pour dire que j'ai été déçue. J'attendais mieux de cette pièce, d'une part car je sais que Nothomb surprend toujours et d'autre part car j'adore sa plume d'ordinaire. Or là je n'ai pas été surprise du tout, pour tout avouer je m'attendais à une fin comme ça dès le début, et je n'ai malheureusement pas retrouvé sa plume si poétique. Cependant comme je pense que le problème dans ce livre vient de sa forme : le théâtre, je lirai sans aucun doute les autres romans de cette auteur.

Evy26
22/02/13
 

3 protagonistes, une guerre, des livres... Un huis clos très réussi ...Un étudiant optimiste, un vieux professeur désabusé, une jeune fiancée qui a froid... et une bibliothéque complète comme combustible... Brûler un livre ? D'aucuns l'ont fait... mais c'est brûler des idées, un labeur d'écrivain, une part d'humanité Brûler un livre ? Bon d'accord, si vraiment on meurt de froid.... mais alors lequel ? Lequel mérite plus que les autres de disparaître ? Lequel doit absolument être épargné???? Une courte pièce de théâtre , des dialogues bien écrits, un bon moment de lecture.

dvan
03/02/13
 

Pays en guerre pendant l'hiver, deux hommes et une femme se retrouvent dans un appartement avec un poêle pour chauffage et une bibliothèque de livres pour seul combustible. Mais voilà il faut bien se réchauffer ...C'est une petite pièce de théâtre en huit clos qui se lit très rapidement (88 pages), on ne perd donc pas son temps dans les descriptions.

rpfab
12/09/12
 

Une très bonne pièce de théâtre en huis clos. Elle pose une question intéressante : quel est le livre que vous emporterez si vous deviez aller vivre sur une île déserte ? Les références et goûts de chacun vont se rencontrer, voire se heurter pour définir le(s) meilleur(s) auteur(s), sujet(s) qui valent la peine d'être sauvés d'un possible autodafé !?

Ma première expérience nothombienne avait été un véritable désastre ! Mais comme je ne souhaitais pas rester sur une déception, j’ai fini par ajouter quelques titres de la dame à ma wish ; les Combustibles, en particulier, puisque j’en avais beaucoup aimé l’adaptation vue il y a quelques années, sans en connaitre l’auteur. Grace à la générosité de Meli, j’ai enfin pu lire le texte original. Et je dois dire, que si ce n’est pas un coup de cœur absolu, j’ai tout de même beaucoup aimé, et me voilà réconciliée avec l’auteure et son style.J’avais le souvenir d’un texte très vif, percutant, cynique ; ce que j’ai sans peine retrouvé à l’écrit. Les répliques, toutes plus acides les unes que les autres fusent entre nos trois protagonistes. Et malgré moi, je me suis surprise à prendre du plaisir de leur situation, sans aucune pitié pour l’espèce humaine.Je sais que certains ont regretté que la plupart des ouvrages cités soient fictifs, mais personnellement je trouve ça plutôt bien. Ainsi l’on n’est pas encombré par son propre ressenti face à l’œuvre en question. On profite mieux des échanges entre les personnages et on a toute liberté pour coller nos propres titres sur les ouvrages évoqués.J’ai beaucoup aimé cette façon de réemployer les expressions courantes en les prenant au pied de la lettre, dans toute leur froideur.De même, le cadre m’a beaucoup plu, s’il est assez vague, j’imaginais sans mal, un ghetto d’Europe de l’Est pendant la seconde guerre mondiale. Mais j’imagine que chacun peut y voir à peu près ce qu’il veut, selon sa culture, ses références.Du côté des personnages, Le Professeur est mon préféré, tandis que Marine m’a souvent agacée, et que Daniel m’a moins marquée. Mais ce qui est intéressant, c’est leur réunion, ce que celle-ci va provoquer comme discussions et comportements.Bref, un ouvrage peut-être un poil trop court, mais qui finalement m’a plu et m’a donné envie de découvrir Biographie de la Faim pour mon challenge 26 livres/26 auteurs.

un flyer
13/05/11

Un livre tout petit, qui se termine très vite, mais qui est très agréable à lire.En tout cas, moi j'ai aimé ^^L'histoire est un peu présentée comme une pièce de théatre.On a trois personnages et une pièce, on n'en sort pas, tout se passe dans la bibliothèque.En fait, c'est presque comme un long dialogue, un débat acharné sur le fait de bruler des livres ou non, et si on les brulent, par lesquels commencer?Derrière ce qui pourrait être un sujet un peu futile (qui peut se soucier de sa collection de livres en pleine guerre?) se cache une question plus difficile : quelle est la frontière de notre humanité?Serait on plus humain et plus civilisé si nous défendons la culture à défaut de notre survie?C'est donc un petit livre vraiment sympa, avec des dialogues savoureux comme peut les imaginer Amélie Nothomb. http://archessia.over-blog.com/

Archessia
17/05/10
 

Les combustibles C'est l'hiver, c'est la guerre, l'action est placée. Amélie Nothomb nous décrit brillamment les attitudes de chacun, partagé entre le désir de survivre, les souvenirs procurés par certains livres, le dégoût face à l'autodafé. En effet, pour se protéger du froid, les protagonistes se résoudront-ils à brûler le seul combustible à leur disposition : le livre..'Un petit livre vraiment fascinant.

Format

  • Hauteur : 17.80 cm
  • Largeur : 11.00 cm
  • Poids : 0.09 kg

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