Contes de la folie ordinaire

BUKOWSKI, CHARLES

livre contes de la folie ordinaire
EDITEUR : LGF
DATE DE PARUTION : 09/02/83
LES NOTES :

à partir de
6,10 €

SYNOPSIS :

   Charles Bukowski Contes de la folie ordinaire Bukowski est un écrivain considérable. Un homme en marche. Un homme étincelant. Avec l'énergie du désespoir, il secoue comme un vieux sac notre civilisation fin xxe siècle. Et ce qui tombe n'est pas joli, joli. C'est brutal. Claire Gallois, Le Figaro. Toutes les histoires de Bukowski sont aussi vraies qu'infectes et, en cela,
font honneur à la littérature : il raconte ce que les autres enjolivent et dissimulent. Le sexisme, la misère du quotidien, la violence et les sentiments de ceux qui se curent le nez. Et c'est pour ça qu'il gêne : il parle à tout le monde. Jean-François Bizot. Les Contes de la folie ordinaire ont été portés à l'écran par Marco Ferreri avec Ben Gazzara et Ornella Mutti.
7 personnes en parlent

Vous connaissez les contes pour enfants ? Où tout est beau et rose, où les fleurs fleurissent toute l'année et leur parfum vous rempli de joie et de bonheur. Où les princesses épousent les princes charmants venus les libérer de la méchante sorcière et « ils vécurent heureux et eurent beaucoup d'enfants. » Où tout est miel et guimauve et fini toujours bien (bla bla bla...)Vous prenez l'extrême opposé et vous obtenez « les contes de la folie ordinaire ».Ici les seuls parfums qui viendront vous exploser les narines et vous asphyxier en vous arrachant les amygdales, seront ceux du sexe et du foutre, de l'alcool, de la violence et de la déchéance des Hommes.Les princesses sont plutôt...des putes (si, si...en français dans le texte) ou des femmes faciles et vénales et les princes charmants ne sont pas du genre à boire du sirop d'érable et à cueillir des coquelicots pour leur bien-aimées. Ou alors, il faut que le sirop d'érable soit à base de malt, uniquement !Un recueil de plusieurs contes où le vulgaire, le glauque, le noir, le sexe (ou plutôt la baise...en français dans l...) sont de rigueur. Ici point de chichi ni de fioriture mais du pur, du dur, du fort, une gifle en pleine figure à vous décrocher la mâchoire et vous arracher toutes les dents. J'aime les belles histoires d'amour, celles qui sortent du quotidien, celles que vous n'oublierez jamais et qui vous collent à la peau comme des sangsues, qui vous empêchent de dormir et qui vous réduisent à néant après vous avoir élever au plus haut de vous-même. Malgré les vulgarités de ces contes, je me suis vraiment attachée à Bukowski qui semble s'être perdu dans les méandres de l'amour et de la vie. On sent la détresse de cet homme qui, par delà de son goût forcé pour le sexe et l'alcool, semblait un amoureux fou de la vie et des femmes hors du commun. On sent comme un regret dans ses propos d'avoir, toujours, survoler sa vie sans en avoir vraiment savourer la « substantifique moelle ». Un homme aigri et très en colère, et pourtant, pour moi, un génie. Un Gainsbourg de l'écriture au meilleur de sa forme dans un état plus que second. Un Gainsbourg disant « I want to **** you » à Whitney Houston...enfin vous voyez quoi ? Parce qu'il n'y a rien de superficiel chez ces hommes là, qu'ils disent tout haut ce que d'autres pensent ou n'oseraient même pas penser. Au moins, on sait à qui on a à faire. Vous perdrez pied, parfois, embarqués dans le dédale de la folie de cet homme déçut par les siens et leur société de mensonge, de crasse, de coups bas, de coup de poings dans les tripes (et dans les...).C'est cynique, provoquant mais très drôle. Là où d'autres bouquins m'auraient vite lassés avec les descriptions interminables de scène de cul très « trash » parfois, je me suis souvent entendu rigoler de bon coeur. Gros souci, d'ailleurs lorsqu'on a l'habitude de partager certaines lectures avec ses enfants: « tu lis quoi maman ? Pourquoi tu rigoles ?...euh...c'est des blagues de grandes personnes tu vas pas comprendre ! » (Oups !!!A lire après le coucher des enfants et je vous rassure, je ne leur lis pas tout ce que je lis !)Le genre de livres qu'on adore ou alors qu'on déteste à en vomir. Un livre qu'il ne faut pas mettre entre toutes les mains, surtout celles qui aiment le bien propre et le rempli de mièvreries à l'eau de rose.

chakal
07/11/13
 

On l'a dit vulgaire, alcoolique, misogyne... Bukowski a choisi de vivre en marge de cette société qui l'a maintes fois condamné. On dit de ses œuvres qu'elles sont choquantes, outrancières, dépravées... L'homme autant que ses écrits sont simplement « vivants et authentiques ». Certes, Buk n'enrobe pas ses allusions au sexe de miel et de douceurs, chez lui, la crudité est de mise. Pas de fioritures ni de fanfreluches. Deux corps nus. Deux personnes qui ont choisi de partager un moment, de se donner l'une à l'autre sans artifice. Cela dérange, cela écœure et pourtant cela est vrai. Le sexe pourra toujours être recouvert de mièvrerie douceâtre, cela restera toujours du sexe. Bukowski nous ramène à nos instincts les plus primaires et c'est sans doute cela qui dérange. Exilé volontaire en marge des normes sociétales, c'est un être qui se nourrit de ses excès. Il refuse dans ses écrits toutes barrières et ne s'interdit rien. Pas de compromis ni de censure. Est ce cela qui rebute? Le fait de n'avoir aucuns repères, aucuns cadres imposés par la bienséance?Que l'on aime ou que l'on déteste, Les Contes de la folie ordinaire secouent notre conscience de lecteur et nous questionnent. Dans ces vingt tranches de vie, de rencontres, d'étreintes et de fuites vers des contrées éthyliques, Bukowski se met à nu et inscrit dans le temps vingt souvenirs, vingt fantasmes ou vingt élucubrations d'un désabusé qui croit plus en la profondeur de la chair qu'en celle de l'homme. La chair pour panser la solitude, l'alcool pour noyer la misère.A l'heure où l'écriture aseptisée est de mise et où le succès de certains best-sellers reste profondément discutable, Bukowski se veut un intemporel « mauvais élève », un trublion dans le paysage littéraire américain. Rebelde

Rebelde
22/10/13
 

La vie n'est pas toujours romantique et guimauve, derrière un voile d'hypocrisie et de mensonge, se cache une tout autre vision. L'écriture de Bukowski ne se retranche pas derrière ses joliesses, ses fioritures; elle est directe, crue parfois bestiale. Ce sont les mots de sa vie, de nos existences toujours à la limite, en équilibre entre recherche du bonheur, réussite et autres soucis qui encombrent le quotidien. Potomane, exclu, aigri, paumé, obsédé Hank l'est assurément, mais comme tout excessif, Bukowski aime la beauté, les femmes, la vie. Les contes sont un ode à cette misère, cette précarité et ses échecs. Entre violence, sexe et alcool, on sent l'être perdu qui attend la mort, patiemment mais profitant de chaque journée, de chaque rencontre pour s'abandonner un peu plus dans ses travers. La vie est vécue le temps d'une bière, d'une bouteille de whisky, d'une traite, intensément jusqu'à la lie et l'hallali. C'est politiquement incorrect, provocateur, coïtal à souhait, mais c'est Bukowski! Pasdel

Pasdel
31/01/14
 

De Bukowski, je ne gardais en mémoire que quelques images tirées de feu « Apostrophes », l’émission de Bernard Pivot. Images pas vues en direct, j’étais beaucoup trop jeune (ah qu’il est bon mais surtout trop rare de pouvoir l’écrire !...) mais plutôt aperçues parmi la multitude d’images offertes par tous ces bêtisiers dont la télé nous inonde jusqu’à plus soif, un comble pour ce vieux Hank ! Mon enfance étant ce qu’elle est, je n’ai pas de tendresse particulière pour les ivrognes, au contraire. Mais il se trouve que le talent du_Bison, grand fan de la dive bouteille et de cet auteur (ne me demandez pas dans quel ordre, j’aurais un peu de mal à me prononcer) m’a donné envie d’en découvrir davantage sur l’homme, sa vie, son œuvre, partagé que j’étais entre curiosité, fascination et amusement.Suite à la lecture de son billet (chez le_Bison, on parle de billet, pas de critique), je me commandais « Contes de la Folie ordinaire » sur www.pochetroc.fr et je ne le regrette pas une seconde.Une écriture bien plus fluide que je me l’imaginais. Un univers fascinant par son réalisme décadent. Du sexe, non du cul, oui, c’est ça, du cul et de la baise ! Oui, de la baise et ceux qui me connaissent ici vous diront que ça n’est pas pour me déplaire. Un côté pervers, vieux dégueulasse, qui finit par en devenir presque fascinant. Culs bénis s’abstenir ! Bukowski se met très immodestement mais toujours brillamment en scène, parfois clairement, parfois moins. Un savant mélange d’imaginaire, de « féerique » et d’autobiographique qui fait que toute cette « folie ordinaire », à l’échelle de sa vie, en devient parfois totalement surréaliste et en dehors de tout ordinaire pour nous pauvres mortels non alcoolisés. Un humour grinçant et un regard toujours percutant sur ses contemporains. Bref, des moments de lectures jubilatoires !Et voilà qu’arrive déjà le final mais quel final, alcoolique, zoologique, et apocalyptique…Au-delà d’un basique travail d’imagination biographique, ce recueil de nouvelles m’apparaît comme un véritable travail sur la création et les difficultés de cette création. Non, sans laisser habilement penser, que tout ça a été fait comme ça, un peu par-dessus la jambe. Si c’est le cas, ce devait être une belle jambe, bien plantureuse…Charles Bukowski, « Contes de la folie ordinaire », où comment porter le delirium tremens au rang d’art littéraire…

manUB
10/08/14
 

Bukowski est un auteur très controversé. Certains voient en lui un alcoolique sexuellement détraqué. Ce qui est sur c'est qu'il a perdu toute volonté de rester du bon coté de cette ligne imaginaire qui sépare ce qui peut être dit et ce qui n'est pas moral. Et pourtant ses contes bien que sales, grossiers, répugnants, dépravés, sont incontestablement d'une grande poésie et offre une vision si juste de notre société. Bukowski choisit d'être l'un des personnages de ses contes et ne se ménage pas. Parfois, nous ne savons plus où se situe la petite part autobiographie que chaque écrivain ne peut s'empêcher d'insérer et on espère que rien ne soit vrai. Je peux comprendre que certains soient incapable de supporter la lecture de ce recueil mais je pense que le mieux est de se faire une idée soi même en lisant un ou deux contes courts pour tester, pour voir. Peut être que tout comme moi vous arriver à enlever la couche de crasse pour y découvrir un écrivain talentueux

milca
04/09/13
 

Dans « Contes de la folie ordinaire », Charles Bukowski nous livre quelques épisodes de sa vie, faisant fi de toutes fioritures littéraires. Au contraire, le langage est grossier, cru et franc. Au travers de vingt nouvelles, il nous raconte ses galères et ses déboires. L’alcool et le sexe sont au centre de ses préoccupations quotidiennes et il ne se met jamais en scène sans l’un ou l’autre de ses compagnons et bien souvent les deux !Bukowski se fout du « quand dira-t-on », de la bienséance et joue à fond la carte de la provocation. Il se décrit comme un « vieux, éteint, crevé, avec la gueule de bois » qui n’hésite pas à se mettre minable et assume. Des textes bruts de décoffrages, écrits sans détours et dans lesquels jaillissent la colère et l’indignation d’un auteur hors normes, d’un looser de génie, d’un homme décadent, sexiste et excessif, adoré et détesté par ses pairs.« Contes de la folie ordinaire » dresse le portrait au vitriol d’une population borderline, rejetée et méprisée par une société aseptisée. Un recueil décapant, corrosif et extrêmement cru, qui bouscule, prend aux tripes, agace mais en aucun cas ne laisse indifférent !

Mokona
28/07/13
 

Décidément depuis quelques temps je ne tombe que sur des bons livres, voire des tueries. Et là, c'est une tuerie. Autant Women, Le Journal d'un vieux dégueulasse et Les Contes de la folie ordinaire m'avaient laissé frustré, autant là j'ai pris mon pied. Ce qui confirme mes impressions sur Buk: il est bon dans le court mais lassant dans le long.Vous me direz que j'ai cité deux recueils de nouvelles dans mes "frustrations" et vous aurez raison, parce que les nouvelles étaient relativement inégales, ça allait du très bon au bof. Mais les bof me frustraient. Là aussi, on trouve des bof, mais on trouve aussi du wahouuuuu comme la nouvelle Mauvais trip qui m'a littéralement fait bander. Et les bof sont moins nombreuses.Après que dire que je n'ai déjà dit sur Buk? Un style prolo, aussi simple que possible, avec un vocabulaire "limité", du trash, du cul, de l'alcool, de la dépression et surtout de la folie qui permettent de dénoncer une civilisation en pleine déchéance. Un petit côté libertaire aussi.Et puis des fulgurances dans des écrins taillés sur mesure. http://marcanciel.over-blog.fr

marcanciel
08/09/11
 

Format

  • Hauteur : 17.80 cm
  • Largeur : 11.00 cm
  • Poids : 0.14 kg
  • Langage original : ANGLAIS
  • Traducteur : LEON MERCADET

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