Les croissants du dimanche

SAUMONT, ANNIE

EDITEUR : JULLIARD
DATE DE PARUTION : 23/01/08
LES NOTES :

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Ebook

SYNOPSIS :

Trois pages suffisent à raconter une histoire. Annie saumont, la virtuose de la nouvelle, le prouve à chaque nouveau recueil. les dix-neuf brefs récits qui composent les croissants du dimanche décrivent avec une justesse implacable ces infimes moments où toute une vie peut chavirer. d'une concision percutante, maîtrisant
parfaitement l'art de l'ellipse et de la chute, annie saumont sait mieux que personne rendre hommage à ces personnages anonymes, coeurs solitaires, assassins ou enfants battus, victimes d'une société en phase de déshumanisation avancée, et qui puisent encore au tréfonds d'eux-mêmes une irréductible rage de vivre.
5 personnes en parlent

Autant je m'étais régalée avec "Un soir à la maison", autant j'ai lu ce recueil sans enthousiasme, sans émotions particulières, malgré des thèmes parfois graves (père en prison, père alcoolique...). Les débuts sont souvent confus, énigmatiques, le style parfois hachuré rend la lecture pénible... Une seule nouvelle a retenu mon attention : "Brocolis", où j'ai retrouvé l'humour que j'apprécie chez cette auteur.Recueil morne, décevant... Canel

Canel
18/01/14
 

Un recueil de brèves nouvelles, quelques pages, où le narrateur est quasi-toujours témoin de l'histoire qu'il nous raconte, comme un tableau qui nous est présenté, une scène de théâtre parfois. Des fragments de vie et des destins qui basculent, des rencontres fugaces qui marqueront une vie (ou pas), et surtout une écriture concise, percutante, qui claque. Des petites phrases qui marquent. Bref, j'ai beaucoup aimé.

floaimelesmots
19/01/13
 

Les croissants du dimanche qui donnent son titre au recueil d'Annie Saumont, il faut bien les chercher pour les trouver. Ils ne sont qu'un détail d'une nouvelle, un rituel auquel se raccroche de toutes ses forces une femme pour redonner un peu de stabilité au chaos qui a bouleversé sa vie. Un îlot de stabilité dans un monde qui s'écroule.C'est ainsi que procède l'auteure, au plus près de l'émotion, par détails, par ellipses et l'on se retrouve cueilli par une phrase comme celle-ci , prononcée par un enfant: "Après, des fois, elle regrette. Alors j'ai un câlin." cathulu

cathulu
07/08/12
 

Quelques mots sur l'auteurAnnie Saumont a d'abord été une traductrice des grands auteurs comme Salinger. Elle s'est progressivement mise à l'écriture. Son "Quelquefois dans les cérémonies" a reçu le prix Goncourt de la nouvelle. Depuis elle a collectionné des prix à chaque parution de receuil de nouvelles. Son oeuvre n'est pas étudiée en France encore mais elle est très étudiée dans les universités aux Etats Unis.CritiqueJ'avoue que la lecture de "Les croissants du dimanche" me rend perplexe et m'enchante en même temps. Ce sentiment de confusion quant à la chose littéraire est dû ici à un style assez étrange et en déconnexion avec, si je puis dire, l'écriture classique qu'elle concerne le roman ou la nouvelle. Que cette écriture aux premiers abords dérange, désarçonne le lecteur est pour moi une juste raison d'applaudir la perfection de l'art de la novelliste Annie Saumont. En effet, le lecteur entre dans un univers où tout est déjà prédéterminé pour l'action de la chute imminente des personnages. Cependant, cette chute est rendue plus perceptible par un langage fragmenté, dissocié, décousue et déconstruit. Le lecteur a du mal car il est habitué à une langue française bien ordonnancée au niveau de sa construction morpho syntaxique. Je pense que ceci est fait de façon voulue car qu'est ce qui est mieux que la déconstruction du langage, qu'est-ce qui est mieux que sa réduction à l'extrême pour évoquer le basculement des personnages dans la folie ou dans le déni comme c'est le cas de "L'éponge"; "Nina" ou encore de "Rendez vous"? Le langage est régressif aussi et devient purement un parler enfantin pour évoquer la douleur de l'enfant maltraité ou humilié tels que c'est le cas dans "Mum a dit"; "Fautes à qui?" ou encore "Palombes".De plus, j'ai été subjuguée par l'art d'Annie Saumont à manier la plume comme un scalpel. Les nouvelles ne dépassent jamais 4 pages et pourtant tout est contenu dans les mots remarquablement choisis. Sa virtuosité réside dans cette capacité à créer une densité dramatique insupportable avec extrêmement peu de mots et peu de pages. Le lecteur est donc totalement emporté dans le tourbillon des personnages et de leurs actes. Sa lecture ne lui offre d'aucun répit tant les thèmes abordés lui sont tellement contemporains. Il aurait pu être ces personnages.Le point fort de Annie Saumont est de porter à son paroxysme la souffrance humaine et l'individu confronté à une situation qui le dépasse. Ainsi, dans "Prêts pour le désastre" , l'auteur fait l'autopsie de la mort d'un couple que tout réunit en apparence. Il suffit d'un élément extérieur pour qu'il se désagrège car ce couple a choisi à l'instinct de survie à l'amour. La morale de l'histoire? peut être que nous n'avons qu'un vernis de culture et confronté à un drame ou à une catastrophe, il s'effrite pour assurer notre survie? Peut être que l'amour ne dure pas? Peut être que la certitude dans l'existence n'est une chimère? Annie Saumont aiguise des suppositions. Dans "Pavés de cabillaud", Annie tente de montrer le processus du déni et le refus de la mort de l'être aimé. Dans l'ensemble, ses nouvelles nous touchent car elles dépeignent des êtres à la dérive, esseulés et sans appuis ni attaches affectifs. Et cependant, ils se battent avec une force sauvage pour se cramponner à l'existence. Ses nouvelles sont cruelles car la vie n'est pas tendre pour ces êtres qui ne sont pas non plus tout à fait innocents. Une nouvelle comme "Down under" le décrit parfaitement bien en mettant en évidence la cruauté et l'ironie du destin pour ce couple qui vient de se retrouver.En bref, plus le lecteur entre dans son univers et plus il a l'impression d'un monde totalement déshumanisé dans lequel chacun se cramponne à l'espoir comme unique bouée de sauvetage. L'exemple type est la réflexion de cet enfant battu dans "Mum a dit", une des nouvelless de ce livre "J'aime mieux, vraiment mieux être battu par Mum. Si çà l'amuse. Si çà lui fait du bien. Vu les circonstances. De sa vie. (...) Après, des fois, elle regrette. Alors j'ai un câlin." A lire absolument. nous n'allez pas être déçu(e). Victoire

tran
28/04/12
 

Ces "croissants du dimanche" sont 19 (parfois très) brefs récits où les savoureuses viennoiseries, malgré le titre du recueil, n'ont aucune place. Ces récits traitent tous d'infimes moments d'une vie, de petits riens du tout, par lesquels on devine, entre les lignes, des fêlures : cœurs solitaires, enfants battus, assassins... aucun d'eux ne se présente à visage découvert, et on découvre leur vraie nature entre les lignes, dans ce qui est tu.Les nouvelles d'Annie Saumont parlent de misère, de désillusion et d'ennui... et nous ennuient. Car trois pages ne suffisent pas toujours à raconter une histoire, mais suffisent parfois à installer l'ennui. Le style saccadé, la narration éclatée, la syntaxe malmenée et les personnages sans relief provoquent l'agacement et le bâillement.

Kara
27/04/09
 

Format

  • Hauteur : 20.60 cm
  • Largeur : 13.20 cm
  • Poids : 0.23 kg

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