Les dernieres nuits de paris

SOUPAULT, PHILIPPE

livre les dernieres nuits de paris
EDITEUR : GALLIMARD
DATE DE PARUTION : 12/12/97
LES NOTES :

à partir de
7,55 €
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Philippe Soupault est exclu, à l'initiative de Breton essentiellement, du groupe surréaliste en 1926.Mais ce roman, publié en 1928, s'inscrit pourtant pleinement dans le mouvement grâce notamment à sa force poétique nimbée d'un mystère à grande teneur onirique.On y suit le narrateur dans ses déambulations nocturnes à la suite d'une jeune femme qui s'appelle Georgette.Tout le roman baigne dans l'étrange et l'atmosphère n'est pas sans rappeler parfois les romans policiers, entre autres les aventures de Fantômas.Et puis, il y a cette figure de la femme, si importante dans l'oeuvre surréaliste dans sa globalité, et qui ouvre ici encore des dimensions mystérieuses. Maltese

Maltese
28/05/09
 

Un homme, dont on ne connaîtra jamais le nom (ni son signalement), mais qui n’est autre que le narrateur, déambule le soir venu dans les rues parisiennes. À la suite de ses errements, notre noctambule rencontre des hommes, un marin, un chien, une femme et il nous fait découvrir Paris, un Paris empreint de nostalgie, c’est ainsi que le narrateur nous le décrit. « À travers les arbres, la tour Eiffel prenait un aspect passionné et devenait un acte de bravoure et d’orgueil. Elle perdait, entourée d’étoiles, son air familier et bonasse que les premières années du XXe siècle nous ont imposé. À sept heures, le jardin était à peu près désert. Seules des voix rappelaient des présences. Je rêvais. Et celle qui devant moi bravait je ne sais qui, m’éloigna de tous ces vains débats, de ses encombrantes questions. La tour Eiffel devenait plus vivante que moi. » Que cherche-t-il (le narrateur) ? La femme ? Cherche-t-il seulement quelque chose, aurais-je dû demander ? Non, rien, à part peut-être à s’évader, à se noyer dans le hasard des situations qui le surprennent. Le narrateur finira pourtant par rechercher l’assassin, par rechercher Georgette, c’est ce qu’il nous fera croire. Pourtant, tout finira par reprendre sa place, comme si de rien n’était, comme si le réel s’installait. Dans ce récit à la fois brumeux et onirique, c’est Paris le personnage principal, c’est lui qui lie les hommes et les femmes entre eux. Tout est étrange, voire incongru dans ce petit monde décrit par Philippe Soupault. J'aime ! Tout est poétique, voire surréaliste dans ce petit monde… J'aime ! « Les dernières nuits de Paris » est une œuvre élégiaque. On s’y sent bien, on ne veut pas en sortir, de ce court roman à l’atmosphère mystérieuse et dans lequel tous les chemins ne mènent pas à Rome, mais bien à Paris.Philippe Soupault, qui n’est autre que le cofondateur du surréalisme, est, il me semble, un auteur oublié qu’il faut redécouvrir. Personnellement, c’est le premier texte que je lis de Philippe Soupault et il m’a ravi, conquis… Je pense poursuivre avec « Le Nègre ». J'aime l’écriture de cet auteur, les mots, les phrases, les paragraphes, les pages et les chapitres s’enchaînent sans difficulté. Ainsi, c’est le style de Philippe Soupault qui m’a retenu et qui m’a envoûté et non pas l’intrigue. D’ailleurs, je dirais que ce roman n’en contient pas vraiment. Il y a pourtant bien eu un crime, mais peut-on dire qu'il y a eu une enquête ? Je vous laisse juger par vous même. Qu’en pensez-vous ? Goran

kerala
10/11/15
 

Format

  • Hauteur : 19.00 cm
  • Largeur : 12.40 cm
  • Poids : 0.16 kg

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