Les disparus

MENDELSOHN, DANIEL

livre les disparus
EDITEUR : J'AI LU
DATE DE PARUTION : 03/02/09
LES NOTES :

à partir de
10,50 €

SYNOPSIS :

Dans la famille de Daniel Mendelsohn, il y a un trou : en 1941, son grand-oncle, sa femme et leurs quatre filles ont disparu dans l'est de la Pologne. Comment sont-ils morts ? Nul ne le sait. Pour résoudre
cette énigme, l'auteur part sur leurs traces. Le résultat ? Non un énième récit sur la Shoah, mais un formidable document littéraire, à la fois enquête dans l'Histoire et roman policier.
11 personnes en parlent

Enfant, il écoutait les histoires merveilleuses que son grand-père lui racontait. Adulte, Daniel Mendelsohn entame une quête qui le conduira sur plusieurs continents. Le frère de ce grand-père adulé, son épouse et leur quatre filles "ont été tués par les nazis". Une phrase courte, dont le sens est à peine concevable. Les rafles, la violence, les cris, les corps rassemblés, mutilés, entassés, gazés, brûlés. Des êtres vivants arrachés à leur espace et à leur temps. La peur, l’angoisse, les cris… Nous pouvons tenter d’imaginer, parce que nous avons lu ou entendu des témoignages, vu des images ou des films, mais nous ne pouvons pas plus. Une limite est atteinte dans l’expérience, le drame, l’horreur. Au-delà se trouvent la mort et le silence.L’auteur (souvent accompagné de son frère photographe) rencontre des hommes et des femmes qui ont connu ce parent, cette épouse, l’une ou l’autre de ces filles, ou bien qui en ont entendu parler. Il remonte lentement le fil d’Ariane, soixante ans après "les faits".Il mesure combien la souffrance est encore présente. Une femme âgée brisée, la douleur intacte, tant d’années après, en retrouvant sur une photo jaunie les traits d’une amie disparue. Incroyable richesse de ces rencontres. Magie aussi de la vie rendue, l’espace d’un instant, à un regard rêveur figé sur un cliché, à un sourire juvénile, "elle avait de jolies jambes"…Il mesure également la fragilité des témoignages, d’abord parce que des êtres vont s’effacer complètement des mémoires qui les hébergent encore. Mais aussi parce que l’acte même de se souvenir reste très subjectif et le temps n’est jamais un allié. Le lien du vivant sera bientôt interrompu. Ne resteront alors que les écrits.En parallèle, l’auteur reprend des passages de la Torah, la création, Adam et Eve, Abel et Caïn, le déluge, Noé, Abraham, Sodome et Gomorrhe… Un écho au livre, qui n’en finit pas de résonner.Daniel et son frère Matt, photographe, leur grand-père et son frère Schmiel, reparti en Pologne après un an passé à New York, "tué par les nazis"… qu’est trouble ce lien fraternel, passionnel, violent parfois. Intime.Les Disparus : plus de 900 pages qu’il est difficile de lâcher une fois les premiers mots lus : "Jadis, quand j’avais six ou sept ans, il m’arrivait d’entrer dans une pièce et que certaines personnes se mettent à pleurer".Maintenant, le regard peut se tourner vers le présent, l’avenir. Dans la lucarne de la mémoire, chacun a retrouvé une identité, fugitive, certes, mais indispensable. Consultez le commentaire complet sur mes carnets.http://www.mondalire.com http://www.mondalire.com/bloghttp://www.mondalire.com/mots_d_ellehttp://www.mondalire.com/inspirations.htm

un flyer
25/03/09

J'ai lu "les disparus " à sa sortie. Pour avoir lu aussi "Les bienveillantes", j'ai parfois envie de les comparer mais ce n'est pas à faire: deux styles opposés.Ce qui peut rebuter, ce sont les 680 pages, la "quête" qui avance lentement et une certaine impression de confusion. On avance sur une idée, ça s'arrête, on passe à autre chose et on revient à ce qui était évoqué avant en suivant le cheminement des pensées du narrateur.Mais l'écriture est belle, le thème des non-dits dans les familles est abordé avec délicatesse et on découvre une page d'histoire par les yeux de Daniel.J'ose écrire que ce n'est pas, à mon avis, et cela n'engage que moi, un livre "tout public", dans le sens où sa construction peut gêner, il faut aussi rester concentré et l'aborder dans une période de notre vie où on se sent prêt pour cette rencontre...

Cassiopea
19/02/12
 

Je n’ai pas pour habitude de ne pas terminer une lecture. Mais là, j’ai capitulé à la 179ème page…L’intrigue : Daniel Mendelsohn sait tout ou presque de sa grande famille. Mais il se pose des questions sur un membre en particulier, son grand-oncle, Schmiel, ainsi que sa femme et ses quatre filles. En effet, s’il a appris tout petit qu’ils ont été tués en Pologne en 1941, il n’en sait guère davantage. Un jour, il met la main sur des lettres désespérées de Shmiel appelant son frère installé en Amérique à l’aide. Mais les lettres sont restées sans réponse. Daniel décide décide de rendre leur histoire à ces six disparus et part sur leurs traces.J’ai arrêté ma lecture à peu près au moment où Daniel se rend en Europe. Peut-être l’action allait-elle vraiment se lancer à ce moment et aurais-je dû persévérer… Tant pis, je n’en pouvais plus ! Je n’ai pas du tout accroché au style de l’auteur, à ses phrases interminables et aux méandres de l’arbre généalogique de sa famille. Peut-être suis-je passée à côté d’une pépite (le livre a obtenu le prix Médicis étranger 2007)… Pas grave, j’en lirai d’autres !!

Naurile
04/01/14
 

J'ai essayé en 2009 mais rien à faire impossible de rentrer dans ce livre! cela m'arrive très rarement; après toutes les chroniques positives que je viens de lire, je m'y remettrai! berthe

afbf
08/11/13

Daniel Mendelsohn depuis l'enfance sait que le frère de son grand père, Schmiel ainsi que sa femme et leurs quatre filles ont été tués dans l'est de la Pologne par les nazis. Plus grand il décide de comprendre pourquoi et comment ils ont été tués. Commence alors une quête désespérées qui va emmener l'auteur aux quatre coins du monde pour retrouver les témoins de ce drame.Qu'on ne s'y trompe pas, il y a beau avoir écrit roman sur le livre, cela n'en est pas un pour autant. C'est un formidable témoignage et enquête sur cette famille juive qui a disparue dans ce petit village dans des conditions qui au début du livre sont floues. C'est en découvrant des lettres de Schmiel pressant sa famille installée aux Etats-Unis de leur venir en aide que l'auteur décide d'essayer de lever le voile sur le destin tragique de cette famille. Mais le premier problème qui se pose c'est que les personnes de la famille qui les ont connu sont soit décédés soit ont la mémoire défaillante.Le deuxième problème qu'il rencontrera c'est celui de la faillibilité du témoignage car ce seront souvent des souvenirs indirects, des propos que l'on rapporte d'une autre personne et aussi des choses que seront passée sous silence car douloureux ou sensibles. Car cette histoire est un vrai puzzle qui demande beaucoup de patience, de persévérance et aussi beaucoup de hasard heureux. Des choses que si on les lisait dans un roman on dirait que c'est trop gros, trop invraisemblable. Mais jusqu'au bout l'auteur se demande s'il trouvera la réponse a ses questions et jusqu'au bout il se demande s'il n'a pas fait fausse route. C'est un vraie enquête qu'il mène et il nous la relate honnêtement en nous montrant ses échecs et ses fausses routes. Où j'ai moins accroché c'est sur ses digressions sur la torah qu'il met en parallèle avec sa famille, c'est intéressant mais pour quelqu'un qui a une éducation religieuse limitée, on est vite noyé.Un livre nécessaire sur le souvenir de cette période, passionnant et construit comme une enquête haletante. A noter que ce livre fait un peu plus de 900 pages.Ma note 8/10.Ce livre a eu le prix Médicis étranger 2007 http://desgoutsetdeslivres.over-blog.com/

Zembla
06/11/13
 

Un livre fort, la quête d’un juif Américain pour retrouver son grand-oncle, sa femme et leur quatre filles tués en 1941, pour retrouver leur histoire et ainsi la sienne, celle de sa famille, pour éclairer tous ces non-dits de vérité de LA VERITE. Pour redonner à ces morts une identité, les faire vivre à nouveau, pour ne pas les oublier, pour pouvoir mettre sur ces vielles photos : un nom, un passé…Il y a eu tant de livres écrits sur cette période que vous allez vous dire : « un de plus », oui mais là c’est la petite histoire dans un petit village inconnu, à l’est de la Pologne où des atrocités ont été commises ignoré du reste du monde, ce sont toutes les petites histoires comme celle-ci qui ont fait la grande. Un TRÈS beau livre, une immersion dans l’histoire pour ne jamais oublier. Nena

nena1
11/08/13
 

Quelques mots sur l'auteurDaniel Mendelsohn est né à Long Island en 1960. Il devient après des études de lettres classiques, critique littéraire. En plus de son talent littéraire, il est aujourd'hui un rédacteur régulier de la New York Review of Books et du New York Times Magazine. Son premier roman "L'Etreinte fugitive" a reçu un grand succès mais c'est avec la publication de "Les disparus" en 2006 qu'il fait vraiment parler de lui. Ce roman a remporté plusieurs prix dont le prix Médicis 2007.CritiqueCe roman monumental de 925 pages se lit petit bout par petit bout car le lecteur se calque sur le rythme de l'auteur, Daniel Mendelsohn, à la recherche d'une réponse, un nom pour raconter une histoire manquante: celle d'une famille. En effet, l'auteur part en quête de ses origines à travers la disparition de sa grande tante Esther, de son grand oncle Shmiel et de leurs quatres filles tués dans l'Est de la Pologne en 1941. A travers son voyage en Europe, en Israël, en Australie et aux Etats Unis, c'est l'histoire non de sa famille dont il partage avec nous les secrets, les haines et les rancoeurs. Il va au delà d'une querelle, des non dits familiaux. Il convoque le tribunal de l'Histoire pour raconter de façon précise et documentée sans complaisance aucune ni voyeurisme le génocide par balles dans l'Europe de l'Est par l'Allemagne Nazi. Il y a aussi les angoisses devant la vérité nue. Il y a aussi les désillusions, des déceptions familiales une fois les secrets éventés. Il y a aussi des remises en questions de ses propres préjugés qui ne résistent pas au choc d'une rencontre chaleureuse avec les Ukrainiens considérés jusque là par l'auteur comme un peuple barbare prenant part au génocide des juifs avec un zèle inégalé.En tant que lectrice j'ai aimé ce roman pour sa concision et sa pertinence historiques. Mais il n'y a pas que cela. Le roman peut s'apparenter à une quête policière, à un récit psychologique et intimiste écrit avec grâce et élégance sans manichéisme aucun. Daniel Mendelsohn insiste aussi sur la police juive et certains juifs qui ont profité de la situation pour opprimer leurs frères. C'est aussi un roman autobiographique qui fait croiser plusieurs voix narratives pour compléter un puzzle: les circonstances de la mort de cette famille qui fait partie intégrante de son histoire.Que vous dire de plus sinon vous restituer une remarque faite par le magazine littéraire LIRE sur cet opus: "Si Daniel Mendelsohn touche au sublime, c'est pour avoir fait de cette enquête une formidable chambre d'écho. Les Disparus sont aussi un formidable chant à la vie, à l'intelligence et à l'amour des frères humains". Je vous le recommande chaudement devant même les "Bienveillantes" de J.Littell. Victoire

tran
27/04/12
 

Le long voyage d'un jeune américain à la recherche des derniers jours ,des dernier moments des membres de sa famille tués par les nazis. Tours et détours autours de l' Europe en collectionnant les témoignages des survécus les ayant connu. Un reportage des atrocités perpétrées par les nazis mais aussi une analyse de la méthode historique.Juste un peu trop long et divaguant, à mon avis.

Valeria82
19/02/12
 

L'auteur retrace l'histoire de six membres de sa famille, disparus pendant la guerre, dont il sait simplement qu'ils ont été "tués par les nazis".Quête personnelle, mais aussi historique, qui mêle dans un même maelstrom de souvenirs les petites histoires et la grande Histoire. Elle fait revivre sous nos yeux ce qu'était la vie dans les shtetls d'Europe de l'Est avant que la fureur et la folies nazies effacent à tout jamais tout un pan de la culture juive.Les disparus sortent ainsi de l'anonymat et cela rend encore plus douloureuses et incompréhensibles les circonstances dans lesquelles eux et des millions d'autres ont été anéantis.Un très grand livre, indispensable et bouleversant.

Valsette
06/04/10
 

Un des ouvrages les plus marquants sur la shoah que j'ai pu lire. On suit Daniel Mendelsohn dans une véritable quête à la fois personnelle et historique qui permet de découvrir des événements moins connus de cette période.A lire absolument!

angele
09/02/10
 

Lire cet ouvrage m'a parfois demandé d'entreprendre des recherches supplémentaires pour comprendre vraiment ce qui se disait, en savoir plus, ou simplement par curiosité, ce qui m'amène ainsi à participer moi-même à cette quête, à prendre une part active à cette histoire du passé. Quel délice ! On est particulièrement intrigué par cette ville de Bolechow, aujourd'hui Bolekhiv, on se surprend à regarder à quoi ressemble cette ville, comment les gens y vivent. Cette histoire familiale rejoint finalement l'histoire de l'Europe au XXème siècle, les immigrations, la coexistence religieuse entre les peuples et surtout l'extermination des juifs avec un regard personnalisé et authentique des survivants.

Lilyptitbout
04/10/09
 

Format

  • Hauteur : 17.80 cm
  • Largeur : 11.20 cm
  • Poids : 0.56 kg
  • Langage original : ANGLAIS (ETATS-UNIS)

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