Les envoutes

GOMBROWICZ, WITOLD

livre les envoutes
EDITEUR : GALLIMARD
DATE DE PARUTION : 03/03/00
LES NOTES :

à partir de
11,00 €

SYNOPSIS :

Paru en feuilleton simultanément dans deux quotidiens polonais durant l'été 1939, ce roman fut interrompu par la guerre. Les trois derniers chapitres, qu'on avait crus définitivement perdus, ont été retrouvés en 1986 et confèrent au roman un étonnant dénouement. " dans les envoûtés, le génie
de gombrowicz bouleverse les données traditionnelles du roman noir. il explore ici sa propre légende et révèle son originalité : dédoublement, amour-haine, répulsion, possession et culpabilité. " (paul kalinine) voici, en format de poche, la première édition intégrale des envoûtés.
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Waltchak, un jeune moniteur de tennis se retrouve à la pension de Mme Okholowska au beau milieu de la campagne polonaise, pour y entraîner sa fille Maya, jeune joueuse de tennis à l’avenir prometteur. Très vite une atmosphère pesante et intrigante se met en place. Le voisinage du château de Myslotch y est pour beaucoup. Habité par un vieux prince prisonnier dans sa folie, de son valet et de son secrétaire, fiancé de Maya, le château tiendra un rôle important dans l’histoire. Le secrétaire entretient habilement la folie de son prince, tandis que sa fiancée entame une relation étrange avec son entraîneur, faite de répulsion et d’attirance. Le thème du double sera largement exploité tout au long du roman. La recherche de soi, la comparaison et l’assimilation à l’autre est l’une des grandes problématiques du livre.Le château, gothique et glauque à souhait fait aussi très vite l’objet d’un mystère. Un pensionnaire de Mme Okholowska, historien d’art attiré par les potentielles richesses artistiques du château, se verra impliqué dans sa curieuse histoire. Une pièce prétendue hantée fait la terreur du vieux valet et du prince, délirant et désespéré la plupart du temps. Commence alors une intrigue où l’histoire d’amour et de haine entre Maya et Waltchak se mêle au mystère de la pièce hantée. On suit avec un intérêt croissant leur étrange destin. Malgré quelques longueurs et ce qui pourrait sembler une digression en ce qui concerne le séjour de Maya et Waltchak à Varsovie, l’auteur se remet aisément dans le vif du sujet pour relie tout les éléments avec aisance et finesse.Le dénouement, digne des meilleurs policiers, et assez surprenant et peut décevoir. Pour ma part j’ai adoré le final, c’est du grand art. Tout le roman, bâti sur du fantastique, nous montre au dernier moment une toute autre réalité. La dimension psychologique est prédominante du début à la fin, mais on ne s’en rend réellement compte qu’au dernier moment. La peur de l’inconnu, le double, la pression sociale, l’autosuggestion, voilà ce qui fait d’un roman qui aurait pu être une suite de clichés un grand livre psychologique. Génial !

un flyer
13/02/09

Très beau roman effectivement qui s'attache de façon réussie à la psychologie des personnages, toujours très fouillée, et multiplie les réflexions sur les sentiments humains: la jalousie, l'amour filial, l'attirance sexuelle...Un véritable réseau de liens est tissé entre les protagonistes et chacun semble avoir un double dans cette histoire aux accents gothiques très bienvenus. Walczak et Maya se ressemblent de manière troublante qui crée une gêne et comme un dégoût. Ennemis et complices tout à la fois, leur haine réciproque semble finalement se porter sur eux-mêmes. Maya se fait par exemple cette réflexion: "Voilà donc ce qu'il est, ce que je suis, ce que c'est... c'est donc cela ?"Le prince est dépeint comme un être émouvant sous l'emprise de la douleur. Et chaque personnage est parfaitement campé.Gombrowicz se livre également à une critique acerbe de la classe aristocratique.La portée surnaturelle restera de toute façon comme une chappe plus puissante qu'une quelconque explication rationnelle. Maltese

Maltese
19/02/09
 

Maya, Walczak et Henri en sont les protagonistes. Tout commence dans le train qui mène à Polyka dans le domaine de Mme Okholowska, la mère de Maya. Walczak y a été engagé comme moniteur de tennis pour la demoiselle. Quant à Henri, c'est son fiancé, secrétaire particulier d'un riche prince des environs, devenu fou. Il espère hériter de sa fortune.Walczak et Maya se ressemblent étrangement, ce qui suscite un malaise dans la maisonnée. En outre, ils se sentent poussés à des actes inhumains, s'influençant dangereusement et réciproquement. Ajoutons à cela que le château du prince recèle des tableaux et des meubles somptueux mais aussi une salle maudite, une ancienne cuisine où une serviette s'agite sur son clou sans discontinuer. Tous ceux qui ont tenté d'en percer le mystère sont devenus fous.Dans une ambiance gothique, les personnages se retrouvent entraînés dans des actions qui ne leur ressemblent pas. Jalousie, peur, crime sont au rendez-vous. Un roman qu'on ne lâche pas avant la dernière page !

Praline
14/02/12
 

Format

  • Hauteur : 17.80 cm
  • Largeur : 10.80 cm
  • Poids : 0.23 kg

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