Les femmes savantes

MOLIERE

EDITEUR : LGF
DATE DE PARUTION : 23/04/86
LES NOTES :

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SYNOPSIS :

Molière Les Femmes savantes Lorsque Molière fait jouer Les Femmes savantes en 1672, un an avant sa mort, il ne moque ni les femmes ni le savoir, mais cette ostentation des connaissances qui contrevient à ce qu'on nomme alors l'honnêteté. Son sujet comme son écriture, en cinq actes et en vers, en font l'une des plus achevées de nos comédies. La pièce pourtant ne correspond plus à l'air du temps. L'heure est aux grands
spectacles ; Lully vient d'obtenir du roi un monopole sur le théâtre accompagné de musique, et Molière semble venir trop tard : Les Femmes savantes ne rencontrent donc qu'un premier succès limité. La pièce s'impose cependant dès la fin du siècle, et cette fois pour toujours, par le brio de la satire, le mordant de la raillerie, et les ressources d'un comique que rien n'a pu vieillir. Edition de Claude Bourqui.
5 personnes en parlent

Résumé : Henriette et Clitandre sont amoureux, mais pour se marier, ils vont devoir obtenir le soutien de la famille de la jeune fille. Le père et l'oncle sont favorables au mariage ; mais la mère, Philaminte, soutenue par la tante et la sœur d'Henriette, veut lui faire épouser un faux savant aux dents longues, Trissotin, qui mène par le bout du nez ces « femmes savantes ».A avaler avec plaisir.

brucelit
02/02/09
 

J'avais lu cette pièce il y a quelques années déjà mais je n'en gardais qu'un souvenir flou. J'ai trouvé cette lecture très agréable et pleine d'humour même si elle ne fera pas partie de mes Molière préférés... J'ai beaucoup apprécié l'humour des situations : il y a beaucoup d'ironie dans ce texte. Notamment dans la façon dont les femmes contrôlent la maisonnée, ou dans les déclarations d'amour ou encore dans les personnages eux-mêmes. Il y a beaucoup de quiproquo dans cette pièce ce que j'ai trouvé très agréable bien que ce soit des fois un peu confus à la lecture (mais bon, j'imagine que sur scène, tout doit être beaucoup plus clair !).L'intrigue m'a beaucoup amusée, je trouve qu'elle a tous les ingrédients pour passer un bon moment : des histoires d'amour, des "complots" et beaucoup d'humour ! Je ne me suis pas ennuyée une seule seconde !Bon, par contre, force m'est de reconnaître que je ne partage pas du tout la vision de Molière sur la place des femmes ! Mais bon, avec les quatre siècles qui nous séparent, je lui pardonne de bon cœur ;)Les personnages sont très agréables. Bon, bien sur, leurs caractères sont accentués, mais au vu de l'humour de la pièce, même Philaminthe et son côté très hautain m'ont paru sympathiques. L'écriture de Molière est vraiment pleine de ressource. J'ai beaucoup aimé que la pièce soit écrite en vers - même si ça m'a inquiétée au départ -, ce qui colle parfaitement au thème. Les sonorités sont vraiment agréable et la lecture à voix haute est un régal. J'ai également beaucoup apprécié son humour : certains jeux de mots sont vraiment évidents, mais d'autres beaucoup plus subtils ne sont découverts qu'en relisant certaines répliques...Les femmes savantes est une pièce de théâtre très amusante.

MademoiselleLuna
11/05/13
 

J'ai retrouvé mon Molière ! Celui dont j'adorais lire les pièces quand j'étais au collège (ça remonte dis donc !), celui que je trouvais très drôle et spirituel en même temps, celui qui dénonçait les travers de la société, mon pourfendeur des injustices sociales ! Bref, j'ai retrouvé l'esprit de mon génie Molière dans cette pièce !J'avoue, le premier acte, je me suis dis, aie aie aie ça part mal. En effet, je n'avais pas réalisé en choisissant cette pièce qu'elle serait en vers, et le début m'a fait peur. Cela ressemblait beaucoup à Dom Juan (que je n'ai pas aimé, trouvant la pièce trop scolaire et classique on va dire) et je ne reconnaissais pas la verve distrayante et cinglante de Molière. Cependant il faut avouer que l'histoire est rapidement mise en forme et bien expliquée, une bonne mise en bouche pourrait-on dire !Mais les actes suivants ! Oh que je les ai adoré ! Tout d'abord j'ai retrouvé l'esprit de Molière que j'adore, sa causticité, son ironie, ses jeux de mots, et ses situations cocasses...Allez je vous mets une petite réplique que j'ai trouvé très drôle pour vous mettre l'eau à la bouche :Acte II, scène 6Bélise" Ton esprit, je l'avoue, est bien matérielJe n'ai qu'un singulier, avons est pluriel.Veux-tu toute ta vie offenser la grammaire ?"Martine"Qui parle d'offenser grand-mère ni grand-père ?"Philaminte"Ô Ciel !"J'ai beaucoup aimé le sujet traité : l'éducation des femmes, et la satires des savants, c'est un sujet qui m'intéresse beaucoup et en lisant cette pièce on se rend compte à quel point les pièces de ce cher Molière sont intemporelles. Le débat sur l'education des femmes est toujours d'actualité dans énormement de pays et Les femmes savantes m'ont aussi fait prendre conscience d'un travers de notre société actuelle : grâce ou à cause d'internet de plus en plus de gens se prétendent très cultivés et calés dans certains domaines (alors qu'ils ne le sont pas forcement) et c'est exactement ce qui se passe dans la pièce avec des personnages comme Trissotin (j'adore le jeu de mot sur ce nom : "triple sot") ou Vadius. La critique de la pédanterie et du snobisme des savants et leurs agissements m'ont fait pensé à cet adage, qui je trouve s'applique très bien à notre société actuelle : "la culture c'est comme la confiture, moins on n'en a, plus on l'étale".Un autre trait de l'écriture de Molière que j'apprécie énormément, c'est son souci du détail concernant les personnages. Dans cette pièce, il y a deux camps si on peut dire : celui des femmes savantes (et de leur ami Trissotin, le soi-disant érudit) et celui des personnages plus terre à terre. On aurait pu penser que les personnages de ces deux clans étaient fort semblables au sein de ces deux entités, mais que nenni ! Chaque personnage a sa propre personnalité, et psychologie et ses propres travers, j'adore Molière pour ça ! Je vous aie déjà dis que j'adorais Molière non ?L'intrigue est relativement prenante et je me suis moi-même surprise à me demander ce qui allait se passer dans les prochains actes. Le rythme est très bon et la pression n'est pas relâchée un seul instant. De plus, le génie (si si je vous assure !) de Molière a encore frappé dans la mesure où cette pièce a tellement de niveaux de lecture ! On se passionne pour Les femmes savantes qui est à la fois une comédie de mœurs, une comédie de caractères, une comédie qui soutient différentes théories : le féminisme, l'éducation des femmes, le droit de disposer de son propre corps et de refuser de se marier, etc.) et tout ça m'a littéralement enchanté.Tout ça pour dire que cette pièce relativement peu connue de Molière est un petit bijou ! Fantasque, burlesque (j'ai adoré l'acte III), spirituelle mais aussi sérieuse sur des sujets importants, elle a tout pour elle ! Molière je te remercie pour cette superbe pièce (non non je ne suis pas amoureuse de Molière, mais je trouve juste que c'est un génie...ah je l'ai déjà dis bon...mais ça reste quand même vrai !) !

Evy26
22/02/13
 

J’ai trop adoré, comme quasiment toutes les oeuvres de Molière que j’ai lu d’ailleurs. C’est drôle, c’est mordant, et ça se moque de ces grands savants qui parlent bien et beaucoup mais qui ne savent pas ce qu’ils disent. La scène entre Trissotin et Vadius étaient épiques, et je me suis bien marrée. Finalement celle qui dit “se fiche de la science” est celle qui paraît la moins sotte, et sa grande soeur en utilisant des grands mots ne fait que prouver qu’elle est jalouse. Bref j’ai adoré Henriette, et les autres m’ont fait beaucoup rire. Cette pièce me rappelle un peu la phrase “la culture c’est comme la confiture, moins on en a, plus on l’étale”, remplacé “culture” par “science” et c’est exactement ça. Mais le sonnet sur la fièvre est une grande réussite, et mon dieu qu’ils se couvrent de ridicule à se pâmer pour rien, sans comprendre le véritable fond. Le seul tout petit regret que j’ai, c’est qu’on voit à quel point la femme est soumise à l’homme et qu’une femme trop intelligente fait mieux de se taire… (Evidemment nous ne parlons pas de Philaminte qui pour moi est une femme stupide, qui fait juste semblant d’y comprendre quelque chose).

lasurvolte
03/06/12
 

Molière, toujours en rébellion contre la préciosité et contre l'une des conséquences pénibles, selon lui, l'arrivée de femmes savantes (instruites, qui ne se contentent plus de suppléer leur petit mari mais cherchent aussi à réfléchir et infléchir sur la société), se lâche dans cette pièce, de façon subtile : je dois le reconnaître, surtout si je compare avec Les précieuses ridicules. Henriette aime Clitandre et Clitandre aime Henriette. Tout irait pour le mieux, s'il n'y avait pas deux ou trois petits problèmes à régler : 1) Clitandre a autrefois fait une cour effrénée (pendant deux ans en fait : très patient, le jeune homme !) à la sœur d'Henriette, Armande. Mais lassé de ses simagrées précieuses, il a jeté son dévolu sur la cadette, plus terre à terre mais davantage intéressée par une vie charnelle. 2) La mère d'Henriette, Philaminte, également précieuse, a prévu une union pour sa cadette dans le but d'élever son esprit : le prétendant se comporte de façon louche et surtout possède une prétention inversement proportionnelle à la qualité littéraire de ses écrits. 3) Armande, l'aînée délaissée, ne joue pas franc jeu et cherche à profiter de cette situation ubuesque pour imposer ses vues. 4) Pour couronner le tout, le père de famille, Chrysale, qui râle un bon coup mais n'en demeure pas moins incapable d'une quelconque autorité, malgré un coatching forcené de son frère Ariste et de Clitandre, qui sent bien que la situation devient tendue pour lui !Ce qu'il y a de remarquable dans cette pièce, reste la qualité et la forte présence des personnages secondaires et non anecdotiques comme Bélise (qui aurait pu s'appeler Bêtise, tant elle emploie un langage qu'elle ne comprend pas et ne maîtrise pas : sa première bévue en est éloquente et jouissive), comme Vadius (un savant qui partage avec Trissotin, une des plus belles diatribes du texte, débutant en cirage de pompe et se terminant en pugilat verbal ... un régal !) et comme Martine (extraordinaire servante, dont la cause de licenciement est à mourir de rire, aussi invraisemblable soit-elle et qui, sous couvert de parler un français moins recherché, n'en pense pas moins et réfléchit plutôt bien ! Au travers de Martine et d'Henriette, Molière en profite pour marquer la différence entre l'intellect et l'intelligence). La charge est rude mais non corrosive : en personne sensée, Philaminte subira un joli changement d'état d'âme en fin de partie. Reste que son couple avec Chrysale n'en sortira pas grandi.Molière m'a réconciliée avec Molière. Reste que sous couvert de modernisme, Jean-Baptiste n'en paraît pas avant-gardiste : selon lui, une femme doit rester à la maison, s'occuper de son foyer plutôt que de chercher à s'élever ! Heureusement, les siècles ont passé pour changer cette donne (quoique certains(nes) la pensent toujours, à mon grand désespoir).

Cave
03/03/12
 

Format

  • Hauteur : 17.80 cm
  • Largeur : 11.00 cm
  • Poids : 0.12 kg

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