Les feuilles mortes

COOK, THOMAS H.

EDITEUR : GALLIMARD
DATE DE PARUTION : 04/09/08
LES NOTES :

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7,49 €
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Ebook

SYNOPSIS :

Eric Moore a toutes les raisons apparentes d'être heureux : propriétaire prospère d'un magasin de photos et d'une jolie maison dans une petite ville sans problème de la côte Est, il mène une vie de famille épanouie auprès de sa femme Meredith et de son fils Keith, un adolescent de quinze ans. Cet équilibre parfait va pourtant voler en éclats à jamais... Un soir comme les autres, ses voisins demandent à Keith de garder Amy, leur fille de huit ans. Au petit matin, Amy est introuvable. Très vite, l'attention de la police se porte sur Keith et ce dernier, pataud et mal dans sa peau, se défend maladroitement. Du jour au lendemain, Eric
devient l'un de ces parents qu'il a vus, à la télévision, proclamer leur foi dans l'innocence de leur enfant. Alors que l'enquête de la police se recentre autour de Keith, Eric doit lui trouver un avocat et le protéger contre les soupçons croissants de la communauté. Mais est-il tout à fait sûr de l'innocence de son fils ? Si Keith était coupable, et s'il était prêt à répéter son geste... Quelle devrait être alors la responsabilité d'un pèreoe Les feuilles mortes est le récit d'une confiance brisée et celui des efforts héroïques d'un homme pour retenir coûte que coûte les liens qui l'unissent à tous ceux qu'il aime.
19 personnes en parlent

Deux familles apparemment paisibles et heureuses dans une petite ville américaine : les Giordano et les Moore. Les premiers ont une petite fille de huit ans, Amy, les seconds un fils de quinze ans, Keith. Un drame survient : après une soirée où Keith est allé garder Amy tandis que ses parents sortaient, la fillette est portée disparue. le jeune homme est bien sûr rapidement suspecté, l'enfer commence alors pour les deux couples.Un roman que j'aurais aimé lire d'une traite tant il est aéré et plaisant, bien que le sujet soit douloureux. le narrateur est Eric Moore, le père de Keith. J'ai admiré la justesse de ses sentiments : de l'agacement face à un ado inerte et mystérieux qu'il ne comprend pas, à la remise en question de son rôle de père en passant par les doutes sur l'innocence de son fils... et bien d'autres pensées que je ne dévoilerai pas. Eric est photographe, et ce thème apparaît de façon récurrente, comme pour nous montrer que le temps n'est pas figé autour de brefs instants en famille apparemment heureux où tout le monde sourit... La mère m'a semblé moins convaincante, trop dure et implacable. En revanche, la façon dont le drame fragilise le couple - alors qu'il aurait pu au contraire le souder - est intéressante. La douleur des parents de l'enfant disparue est rarement évoquée mais elle est latente et apparaît de façon poignante lors d'une confrontation entre les deux pères.Je déplore juste l'ajout d'un secret de famille autour d'un drame survenu dans la famille d'Eric lorsqu'il était enfant. A mon sens, le récit autour du père tourmenté par la culpabilité probable de son fils suffisait.En résumé, j'ai découvert un roman bien construit et très subtil sur le désarroi d'un père face à son enfant adolescent. Je n'ai pas envie de parler de "polar" car l'intérêt que j'y ai trouvé ne réside pas dans l'enquête mais dans la psychologie des personnages, en particulier du père et du fils. Je n'ai d'ailleurs pas particulièrement apprécié le dénouement de l'intrigue, trop rapide et un peu grossier, mais peu importe... Canel

Canel
31/01/16
 

J'ai emprunté ce livre à la bibliothèque dans le cadre de la session noire du challenge Bookineurs en couleurs de Liyah mais aussi dans celui de la session adjectif du challenge Jacques à dit de Metaphorebookaddict.J'ai vraiment passé un très bon moment avec Les feuilles mortes : j'ai été assez bluffée par cette histoire !L'histoire en elle-même n'est pas forcément exceptionnelle : il y a d'autres livres qui traitent du même sujet, mais celui-ci à vraiment le mérite de bien le faire et d'une manière très originale. Ce qui est très bien fait dans ce livre, c'est que l'on passe par toutes les émotions possibles tantôt en étant convaincu de l'innocence de l'ado, tantôt en doutant de Keith. Cette dualité m'a beaucoup plu, d'autant plus qu'elle est exprimée par le père de Keith, et que l'on sent que, même si il a confiance en son fils, il ne le comprends pas toujours et du coup, quand toutes les preuves s'accumulent autour de lui, il a du mal à ne pas se poser les questions qui fâchent... C'est assez horrible comme situation, mais, personnellement, je l'a trouve plutôt juste : ce n'est pas parce qu'on aime quelqu'un qu'on ne peut pas se poser certaines questions quand tout devient sombre et semble aller dans le même sens...La fin m'a beaucoup plu : bizarrement même si ça ne se termine pas très bien, il y a beaucoup d'espoir dedans et de compréhension. Personnellement, je trouve ça positif et ça me plait beaucoup.Le personnage d'Eric m'a bien plu même si certains de ses côtés m'ont dérangée notamment du point de vue de sa relation avec son fils. Je trouve qu'ils sont passés à côté de beaucoup de choses tous les deux et que c'est dommage.Keith m'a beaucoup aimé par certains côtés : il connait les regrets de son père vis à vis de lui et arrive à passer plutôt outre. Personnellement, ça m'a impressionnée : on ne dirait pas forcément comme ça, mais il doit avoir énormément de caractère pour ne pas se laisser abattre par tout ça...L'écriture de Thomas H. Cook est très agréable : Les feuilles mortes est un roman plutôt court mais beaucoup de choses s'y passent. C'est dynamique, bien écrit et je ne me suis pas ennuyée une seule seconde en découvrant cette histoire !Un thriller que je vous recommande chaudement.

MademoiselleLuna
02/03/14
 

Un soir, Keith Moore garde la fille des voisins. Au matin, la fillette a disparu. Les soupçons se tournent rapidement vers l’adolescent. L’enquête piétine et l’enfant reste introuvable.On pourrait penser à une énième histoire d’enlèvement. La force de celui-ci, c’est que cette affaire tragique est prétexte à Thomas H. Cook de disséquer une cellule familiale dans un cas de grave accusation.Il va même plus loin en se focalisant sur le père, Eric Moore, qui se retrouve cerné par des questionnements inévitables et les doutes légitimes. Malgré le soutien sans faille pour son fils, la suspicion s’installe, face à cet adolescent qui a grandit trop vite et qu’il connaît finalement si peu.On suit ainsi l’introspection de cet homme qui cherche à démêler le vrai du faux, se retrouve confronté à sa propre histoire, déterrant des secrets enfouis mêlant amertume, mélancolie et colère.Peut-on soutenir son enfant à tout prix ? Jusqu’où la confiance peut-elle aller ?Thomas H. Cook dissèque, tout en nuance, une affaire délicate, entre la pression de l’enquête et le tempérament taciturne d’un ado pas très adroit, et pose subtilement le cadre d’une famille au bord de l’implosion.Un thriller familial et social, angoissant et bluffant.

AliceAGH
23/11/13
 

Ecrivain decouvert il y a peu avec " Les Leçons du Mal " , il confirme ici tout le bien que je pense de lui..et ça va surement lui faire plaisir...Les Moore ont tout pour etre heureux : maman Meredith enseigne , papa Eric , malgré un passé familial délicat , ( pere absent , mere morte dans un accident de voiture , jeune soeur mortellement touchée par la maladie ) , tient un magasin de photos et le fiston Keith , ado quelque peu renfermé , poursuit normalement sa scolarité . Le grain de sable qui va faire exploser ce parfait american way of life , c'est la disparition d'Amy , la petite fille que gardait Keith , appelé un soir comme baby-sitter...Ce qui est étonnant lorsque l'on compare Les Leçons...avec celui-ci , c'est qu'ils sont construits exactement de la meme maniere ! Le narrateur nous parle de son histoire familiale passée et les découvertes sur cette derniere jalonnent son récit .Ici , Eric apprend avec désolation l'evenement tragique que constitue une disparition et va bien evidemment rejeter toute responsabilité concernant Keith jusqu'à ce que certains indices retrouvés sur les lieux du drame l'amenent à revoir son jugement car en effet , Keith est un gamin secret , réservé , qui parle peu et qui passe son temps enfermé dans sa chambre à surfer sur la toile...Eric et Meredith connaissent-ils vraiment leur enfant ? Une fois le doute immiscé , c'est le début de la fin pour ces deux parents totalement déboussolés...Telle une goutte d'encre sur un buvard , le doute s'étend , vous ronge , de plus en plus profondément , de jour comme de nuit , pour finir par vous convaincre de l'impossible...Ou peu s'en faut...Cet évenement va cristalliser tous les dysfonctionnements de ce couple en apparence idéal et va avoir comme effet immédiat de délier les langues . Les non-dits ,les rancoeurs se font jour et viennent plomber un peu plus une ambiance deja pesante...Excepté ces trois personnages principaux , l'on croisera souvent Warren , frere ainé d'Eric dont le but dans la vie est visiblement de finir journalierement à deux doigts du coma ethylique ! But atteint , chapeau l'artiste ! Outre ce don notoire pour l'alcool , Warren s'averera comme etant un personnage beaucoup plus complexe détenteur de lourds secrets familiaux..Les Feuilles Mortes est un petit bouquin qui se lit vite et bien ! Cook aura su décrire avec brio la lente mais inévitable auto-destruction de cette famille taraudée par le doute , rongée par la suspiscion ! Un final aussi inattendu que réussi viendra clore cette sordide et sombre histoire...Si c'est pas un vrai Thriller psychologique ça , je veux bien tondre la pelouse pendant un an ! M'en fous...j'ai pas de jardin...

TurnThePage
11/11/13
 

Eric Moore, après une enfance difficile, est devenu un homme heureux. Il est propriétaire d'un magasin de photos, il est marié avec une charmante femme qui semble l'aimer et il a un fils, un adolescent de 15 ans, Keith.Mais voila que tout va basculer quand Amy, la petite fille que Keith garde épisodiquement ,disparaît . Le jeune adolescent mal dans sa peau devient alors le suspect principal pour la police. Eric prend la défense de son fils mais peu a peu le doute commence a s'installer et la confiance fondre.Il est marqué thriller sur la couverture mais, a mon avis , cela n'en est pas un car l'intrigue policière n'est pas l'intérêt principal de ce livre. L'intérêt c'est la psychologie du personnage principal Eric Moore qui voit son univers voler en éclat devant ce tragique fait divers où il se trouve, bien malgré lui, mêlé. Lui qui ne se posait jamais de question va commencer peu a peu a douter des personnes qui l'entourent et qui lui sont le plus chères. On assiste de son point de vue a la déliquescence de sa vie d'une manière qui semble inéluctable. Mais si les apparences étaient trompeuses ?Roman très sombre et très bien construit avec pour seul point de vue celui du père qui nous fait partager ses doutes. L'auteur nous oblige a porter un jugement. La fin du livre n'est pas surprenante et cela est voulu car l'auteur nous la laisse entrevoir a plusieurs moment du récit mais elle reste pourtant marquante.Ma note 7,5/10

Zembla
21/10/13
 

Les feuilles mortes est un polar très original par la façon dont l'auteur construit son récit. L'intérêt du livre ne réside en effet ni dans l'intrigue ni dans le suspense mais dans la qualité du regard sur les rapports entre des membres d'une famille confrontée à une situation tragique. Les sentiments et les états d'âme d'Eric en tant que fils, frère, époux et père sont particulièrement bien analysés, avec la confiance ou la défiance comme fils conducteurs. Un roman qui fait davantage penser à Alison Lurie qu'à Christophe Grangé - que j'apprécie tous les deux mais pour des raisons différentes... Apikrus

Apikrus
27/05/13
 

J’ai lu il y a quelques mois « Défendre Jacob » pour lequel j’ai eu un méga coup de cœur.A cette époque on m’a parlé du roman « Les feuilles mortes », qui a plus ou moins le mêmesujet. Du coup, j’ai tenté ma chance.Je n’ai pas eu le coup de foudre pour ce livre. C’est une très bonne lecture, mais il m’amanqué, un peu de piquant, de suspense. Dans ce livre, j’ai eu l’impression que l’auteur mecontait une histoire, et j’ai eu le sentiment de rester à l’extérieur. C’est dommage. A chaquechapitre lu, je me disais, il manque quelque chose. Quant à la fin, la manière dont elle estécrite m’a grandement dérangée. Nous nous retrouvons une dizaine d’années plus tard, etc’est lors d’une discussion entre deux des personnages principaux, que nous apprenons enfin,ce qu’il est advenu d’Amy, la petite fille disparue, de Keith, le principal suspect, ainsi que desdifférents personnages de ce roman.En fait, je pense que c’est le fait que l’enquête policière soit vraiment secondaire dans ceroman, chose à laquelle je ne m’attendais pas, qui m’a dérangée. Mis à part ça, j’ai apprécié,la manière dont est décortiquée le manque de dialogue entre un père et son fils, et à quoi çapeut mener. Quand le doute s’installe, quand la confiance disparaît, la famille perd tout sonsens. L’auteur maîtrise parfaitement la psychologie de ses personnages, choses que j’appréciegrandement.Dans ce livre, il y a plus ou moins deux histoires, en effet, mis à part la disparition d’Amy etses conséquences destructrices sur la famille de Keith, il y a un parallèle qui est plus ou moinsfait sur un autre drame. En effet le père de Keith, enfant, a perdu sa sœur et sa mère, dans descirconstances dramatiques, rien à voir avec un enlèvement, je vous rassure. Mais ces pertes,ont joué un rôle important dans la vie d’Eric et son frère. Eric n’a que très peu confiance auxautres, et ce manque de confiance, va contribuer à alimenter les disputes et les non-dits entrelui et sa famille (fils, mais aussi femme).Morceaux choisis :Le soupçon est un acide. Il ronge tout ce qu’il touche. Il s’attaque à la surface des choses en y laissant une marque indélébile… Il détruit la confiance niveau par niveau. Et creuse toujours plus profond.…Je me rendis compte que non, tout simplement parce que je n’aimais pas parler à Keith, voir ses yeux mornes par la porte entrebâillée de sa chambre. Cette vérité me frappa comme un coup de marteau : Mon fils me répugnait. Je détestais sa façon de traîner les pieds, ses cheveux sales, son absence d’énergie.Ce livre a été publié aux Editions Folio (Policier) en 2010

KarineSimon
14/03/13
 

Dans Les Feuilles mortes, Thomas H. Cook décrit la lente et inévitable descente aux enfers d'une famille américaine bien sous tous rapports. Il se livre à un démontage social impitoyable de l'American Way of Life et décortique les relations père/fils avec beaucoup de justesse et de subtilité."Le soupçon est un acide. Il ronge tout ce qu'il touche. Il s'attaque à la surface des choses en y laissant une marque indélébile."Thomas H.Cook n'a pas seulement écrit un polar. Son roman va bien au-delà de la simple enquête policière. De la disparition de la petite Amy, aussi sordide soit-elle, de la douleur qui ravage sa famille, il n'en est d'ailleurs pas question (ou presque). La disparition n'est ici que le révélateur, le minuscule grain de sable qui enraye la mécanique bien huilée d'une famille parfaite, d'un couple apparemment sans histoire, d'un père comme il en existe tant d'autres...C'est le portrait de ce père en plein désarroi que Thomas H.Cook a choisi d'écrire. Face à un adolescent mutique qu'il ne comprend pas, Eric Moore assiste, impuissant, à l'inéluctable déliquescence de sa famille. A mesure que le doute s'insinue et que la police semble voir en Keith le coupable tout désigné, l'auteur va plus loin encore. Il fait remonter les souvenirs d'un passé fait de mensonges et de faux-semblants. S'installe alors un climat d'incompréhension, de méfiance et de suspicion qui étendra ses tentacules malfaisants à tout l'entourage d'Eric. Les rapports familiaux sont rapidement gangrénés. L'implosion de la famille Moore est programmée et le lecteur, plongé dans l'intimité des pensées d'Eric, n'a pas d'autre choix que d'y assister ! C'est oppressant, remarquablement (d)écrit et profondément dérangeant ! "Le soupçon m'avait envahi comme une épaisse fumée, je me sentais prisonnier d'une pièce en feu, les flammes se rapprochaient, et je n'avais aucun moyen d'éteindre l'incendie."Un roman noir, introspectif, qui sonne admirablement juste ! Une écriture bouleversante, pleine de mélancolie et d'amertume. Un roman poignant, fascinant, d'une rare acuité sur la responsabilité parentale et l'amour filial. Magistral !"Qu'est-ce que l'amour filial sinon aimer des gens que l'on n'aimerait pas ?"

ingridfasquelle
07/01/13
 

Une lecture facile et agréable, le style est très simple mais redoutable. On est très vite pris par l' histoire qui chemine entre l' enquête policière et les secrets de famille. Au fur et à mesure que le doute grandit les personnages évoluent, dans ce portrait de la famille idéal des failles se font jour. C'est l' environnement et la famille des personnages qui se fragilisent et basculentPeu de surprise cependant et un dénouement que j'ai trouvé presque trop rapide et facile.Parfait pour un après-midi pluvieux au coin du feu.

Lacazavent
03/01/13
 

Thomas H. COOK signe ici un polar très réussi. Un jeune homme de 15 ans, mal dans sa peau, est appelé par des voisins pour garder leur fillette de 8 ans pour la soirée ; mais le lendemain matin, la petite fille a disparu. Très vite, les soupçons de la police vont se porter sur le jeune homme. Son père va le défendre vigoureusement, puis lui aussi va commencer à se poser des questions. Ce livre est très bien fait ; on le dévore.

fdm77
03/07/12
 

« Le soupçon est un acide. Il ronge tout ce qu’il touche. Il s’attaque à la surfce des choses en y laissant une marque indélébile. »Voilà un thriller comme je les aime : il se lit vite, non pas parce qu’il est une coquille vide, mais parce qu’il contient ce petit quelque chose en plus qui fait qu’il vous colle aux mains comme les feuilles mortes collent à vos chaussures.L’intrigue est ce qu’elle est, je n’en dirai rien de plus. C’est l’atmosphère qui se dégage de ce livre, et par conséquent de cette famille qui retient toute notre attention ici.Une famille qui au départ semble d’une grande banalité voit ses failles révélées par une affaire dont on ne trouvera la résolution qu’au dernier moment.Entre temps, c’est le psychologique qui prend le dessus, plus qu’une enquête à proprement dit. C’est ici le doute, la suspicion qui est au cœur de l’histoire. Le lecteur aussi doute, pense avoir la solution…. Parce qu’au fond on ne connait jamais vraiment l’autre, surtout quand il vit sous son toit .Et quand un jour la confiance s’ébranle, sans que l’on puisse apporter des arguments tangibles, c’est tout l’équilibre d’une famille qui vacille.C’est le père qui narre, tout au long de ces 25 chapitres idéalement répartis en 4 parties. Chaque partie étant introduite par les pensées du père que l’on devine postérieurs aux faits. Bien traduit, ce livre accompagnera délicieusement un après-midi un peu gris au dehors, dont au final on ne verra rien, à part les pages qui défilent…trop vite ! http://leblogdemimipinson.blogspot.com/

mimipinson
01/11/11
 

Ce n’est pas un policier au sens classique, nous ne suivons pas d’enquêtes, ni de flics ou de détectives, il n’y a pas de rythme effréné comme on en trouve dans les thrillers.Face à la disparition d’Amy Giordano, Eric Moore s’interroge : son fils y est il pour quelque chose dans l’enlèvement d’Amy et quels sont ces squelettes dans le placard du passé de sa famille ?Au fil des pages, la cellule familiale des Moore se fragilise de plus en plus, le rêve vole en éclat et ce n’est pas une famille qui est détruite mais bien trois. Et tout comme Eric Moore, on a des doutes, on ne sait pas qui et que croire .Les feuilles mortes, est un roman noir et plus particulièrement, le portrait noir de familles. D’abord, la famille dans laquelle Eric Moore joue le rôle du père et du mari, la famille où ce dernier joue le rôle d’un fils et d’un frère et enfin une autre famille où Amy Giordano joue le rôle d’une petite fille disparue. C’est aussi une façon pour Thomas Cook de parler de la relation père-fils.Enfin, tous les personnages de ce roman sont attachants et humains sans exception. Eric Moore est un père inquiet pour son fils, mal dans sa peau, solitaire et sans ambition. Comme je le disais plus haut, ce livre laisse des traces car la fin est loin d’être joyeuse (mais ça, on s’en doute dès les premières pages) et le thème de la famille est quelque chose qui nous parle à tous.Bref, je ne regrette surtout pas cette lecture qui m’a permis de passer un excellent moment et de découvrir un auteur dont je vais sans aucun doute lire d’autres romans.

BambiSlaughter
22/07/11
 

Un très beau livre sur les dégâts provoqués par le doute, le manque de confiance. Quelle position adopter lorsque l'on "ne sait pas" ce qu'un être proche a fait, a pu faire ?Faire confiance ? Oui mais si on se trompe ? Douter ? Oui mais là aussi si l'on se trompe ....Parce que son fils ne lui ressemble pas, et surtout ne répond pas aux rêves qu'il a formulé pour lui, Eric ne peut s'empêcher de douter de son fils, d'avoir peur qu'il ait commis le pire. Doute dévastateur... PhiL / Délire de Lire - Ciney

DelireDeLire
25/02/11
 

Voilà un roman policier atypique : d'abord parce que l'histoire se déroule dans le huit-clos familial, ensuite parce que le narrateur est le père de l'accusé et enfin parce que les secrets de famille montrent que "tout le monde ment". Sans parler de la fin renversante et bien triste, malheureusement. J'ai adoré passer quelques heures dans cette petite ville américaine à la recherche d'Amy et du coupable ; j'ai beaucoup aimé également la vision de l'auteur de la famille. L'image que je retiendrai : le récit se déroule en automne, d'où la présence récurentes des feuilles mortes, symboles de ce roman. Alex-Mot-à-Mots

AlexMotaMots
10/10/10
 

Cette histoire tourne autour du père dont le fils est soupçonné de la disparition de la petite fille qu'il gardait. Sa vie s'écroule, le ciel lui tombe sur la tête, leur vie familiale parfaite tombe en mille morceaux petit à petit. J'ai bien aimé ce livre qui montre que le soupçon peut ronger toute une vie, ce père n'a plus confiance en son fils, ni en sa femme, ni en personne d'ailleurs. Il imagine les pires choses, et des histoires anciennes de sa famille remontent à la surface. En deux mots il est complétement déboussolé. L'écriture rend bien ce sentiment d'incompréhension et de méfiance qui s'installe. On se demande où tout cela va nous mener car dès le début on sait que cet homme va quitter sa maison pour toujours. Mais c'est vraiment à la toute fin du livre qu'une scène inattendue et bouleversante arrive. Je ne m'y attendais pas et j'apprécie d'être surprise par la fin d'un livre. Sandrine(SD49)

SD49
01/09/10

J'hésitais à l'acheter car je le trouvais cher pour le nombre de pages. N'entendant que de bons avis, je n'ai pas pu résister longtemps! Et j'ai beaucoup apprécié ma lecture. Au final, je ne regrette pas mon achat!

lilcassie
29/05/10
 

J'ai trouvé l'écriture magnifique. Je crois que le fait que j'ai été si touchée, c'est parce que c'est le père qui raconte, on a plus l'habitude de voir les ressentis des mères concernant leurs enfants ou leur famille. Le ton est juste, les émotions aussi. On assiste à une vie de famille qui s'effrite à cause d'incertitudes qui se transforment en soupçons dévastateurs et qui amènent ce père à se questionner sur ses propres parents, pour finalement aboutir à des révélations.

Catoche24
14/03/10
 

Le jeune Keith a quinze ans lorsqu’il garde pour une soirée la fille de voisins. Banal baby-sitting si le matin au réveil, la fillette n’avait tout simplement disparu. Tous les soupçons vont se porter sur l’adolescent renfermé et secret. Mais le pire est le doute qui va s’immiscer dans l’esprit de son père : et si son fils était coupable ? L’enquête policière qui aboutira à la vérité passe au second plan d’un roman où le soupçon d’un père prend tout le devant, avec tout l’engrenage psychologique que cela implique. Il a beau croire son fils innocent, comment interpréter tel ou tel signe ? Il se remémorera sa propre histoire familiale, et mettra en doute des vérités qu’il avait prises pour comptant. Connaît-on jamais ses proches ? Une intrigue bien menée qui tient brillamment la route du roman noir psychologique, et qu’on ne peut s’empêcher de lire d’une traite pour dénouer le vrai du faux !

Jdhelene
18/07/09
 

Les feuilles mortes L’originalité du roman réside dans le fait que Thomas H. Cook ne se place pas du point de vue de l’enquêteur chargé de retrouver la petite ni même de celui du jeune accusé. Non, son narrateur est le père de l’accusé, et le roman est la description du processus d’introspection du narrateur chez qui le doute, comme un acide, s’installe peu à peu jusqu’à l’explosion de la cellule familiale.A travers ce roman, Thomas Cook explore avec talent les relations humaines, et plus précisément les liens filiaux, leur complexité et leur part de non-dits et de déceptions.Le livre vous happe dès les premières pages pour ne plus vous lâcher jusqu’au dénouement qui vous laisse un dérangeant sentiment de malaise.

Format

  • Hauteur : 22.50 cm
  • Largeur : 15.50 cm
  • Poids : 0.35 kg
  • Langage original : ANGLAIS (ETATS-UNIS)
  • Traducteur : LAETITIA DEVAUX

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