Les freres karamazov

DOSTOIEVSKI, FEDOR

EDITEUR : GALLIMARD
DATE DE PARUTION : 19/05/94
LES NOTES :

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1,99 €
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Ebook

SYNOPSIS :

« Quand je vais vers les gens, il me semble que je suis le plus vil de tous, et que tout le monde me prend pour un bouffon ; alors je me dis : "Faisons le bouffon, je ne crains pas votre opinion, car vous êtes tous, jusqu'au dernier, plus vils que moi
!" Voilâ pourquoi je suis bouffon, par honte, éminent père, par honte. Ce n'est que par timidité que je fais le crâne. Car si j'étais sûr, en entrant, que tous m'accueillent comme un être sympathique et raisonnable, Dieu, que je serais bon ! »
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Voilà un roman foisonnant aux multiples personnages et intrigues, formidable portrait de la Russie de la seconde moitié du XIXème siècle et dans lequel on suit essentiellement les destins des trois frères Karamazov, Dimitri, Ivan et Aliocha.L'intrigue policière qui prend place avec le crime de l'odieux Féodor, père des sus-nommés, n'est que prétexte à Dostoïevski pour développer toute une réflexion sur la justice, sur la culpabilité, la filiation, le rôle de chacun au sein de la société...Il n'est pas facile de se lancer à l'assaut de ce roman, masse incroyable à la portée universelle, qui s'interroge finalement sur le poids du divin et de la figure paternelle, et, en conséquence, sur la difficulté de chacun à suivre son destin. Maltese

Maltese
12/10/09
 

J’ai lu Les frères Karamazov.L’impression d’avoir vaincu un « 8 000 », dans le langage des alpinistes : c’est la sensation que m’a donné ce pavé si impressionnant de nos jours.Avec Dostoïevski, le lecteur doit s’accrocher et abandonner toute vie sociale s’il veut vraiment profiter au mieux de sa lecture, mais bon sang, le jeu en vaut la chandelle !Comment est-il possible de traiter de la grandeur de la Sainte-Russie, de théologie, de destin de la nation (russe), des obligations d’un père envers ses fils, du parricide, de la noblesse des sentiments, des tourments de l’âme (russe encore et toujours) ? Cela sans ennuyer le lecteur ? On m’avait même caché qu’un roman policier se lovait au creux de ce livre… Pourquoi les critiques littéraires ne le crient-ils pas sur tous les toits ?Seul cet imbécile de Freud qui a préfacé l’édition Folio de 1996 est passé à côté de ce roman : s’évertuant à lire le chef-d’œuvre sous le seul angle de son fonds de commerce (tuer le père, c’est le fondement de la psychanalyse) et traitant du parricide avec outrage et sans génie.Je recommande en particulier le chapitre IV du livre V : "la révolte". Un bijou de nihilisme, un joyau dans cette mécanique qui veut vous convaincre de la nécessité d’être chrétien (et même orthodoxe) et m’a convaincu du contraire justement, mais avec jouissance ! Ecrire ça est un moyen sûr de nos jours d’être lapidé en place publique dans quelques dictatures théocratiques. Il précède le chapitre "L’inquisiteur", aux avis dithyrambiques mais qui me semble en deçà.Ah ! Autre plaisir et paradoxalement problème : les patronymes. Pourquoi ont-ils des noms pareils ? Non contents d’avoir un prénom suivi d’une extension liée au père et d’un nom « typique » (Gregor Gregorovitch Gregorov par exemple), les trois frères Karamazov sont affublés de diminutifs… Grrr…Dimitri, l’aîné, est aussi appelé Dmitri, Mitia, Mitka, Mitenka ou Mitri. Ivan ? Vanka ou Vanechka, là c’est facile. Alexeï, le personnage principal très souvent Aliocha, mais parfois sans prévenir Aliochka, Aliochenka, Alexis. La devise Shadok « Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué » prend ici toute sa saveur.Arrivés à ce stade de lecture, vous avez le droit de connaître la sinistre vérité : j’ai choisi ce titre de Dostoïevski pour faire marrer mes copains. Dans le film des Nuls La cité de la peur Alain Chabat joue Serge Karamazov et ne manque jamais lors de présentations d’ajouter « Aucun lien, je suis fils unique,… ». Serge n’aurait jamais pu être le frère des trois protagonistes : ceux-ci représentent les trois caractères de la nation russe. Tapageuse, cynique ou conciliante. Séductrice, torturée ou discrète. Les trois frères vont interagir et mener ce roman dans des méandres insoupçonnés.Dans Une si lente absence, Eric Faye embarquait dans le transsibérien et profitait de ce moment « en-dehors » pour lire Les possédés, L’Iliade ou Ulysse. Dostoievski n’est pas fait pour notre époque : le lecteur doit avoir la vie devant lui.Fermer ce livre, c’est désormais arpenter le Monde en se disant qu’on fait partie d’une minorité. Comme le marin regarde avec dédain ceux qui ne prennent pas la mer, le cavalier ne comprendra jamais qu’un cheval vous laisse de marbre. Lisez Dostoïevski et vous serez irrémédiablement du bon côté de la barrière (j’admets que je caricature quelque peu la chose, mais je n’en suis pas bien loin tout de même).J’ai lu Les frères Karamazov. NickCarraway, bibliothécaire à Halluin

NickCarraway
16/10/15
 

Un must en littérature classique: on y trouve tout! S'il n'y avait qu'un roman à retenir, ce serait celui-ci!

Jeluga
17/10/09
 

Un des livres fondamentaux de la littérature russe et mondiale...

ASHURBANIPAL
23/06/09
 

Format

  • Hauteur : 17.80 cm
  • Largeur : 10.80 cm
  • Poids : 0.49 kg
  • Langage original : RUSSE
  • Traducteur : HENRI MONGAULT