Les gens du balto

GUENE-F

EDITEUR : HACHETTE LITTERATURES
DATE DE PARUTION : 20/08/08
LES NOTES :

à partir de
5,99 €
EXISTE EN
Ebook

SYNOPSIS :

Jusqu'à ce fameux samedi, il ne s'était jamais rien passé d'extraordinaire à joigny-les-deux-bouts, petite bourgade tranquille en fin de ligne du rer. Yéva, minijupe à ras et verbe haut, rêvait toujours d'une vie ailleurs. Jacquot, son mari chômeur, creusait une fosse dans le canapé à force de jeux télévisés. Leur fils yeznig, déficient mental, recomptait ses dents après chaque repas. Son frère tanièl, renvoyé du lycée pour avoir abîmé le conseiller d'orientation, peaufinait sa technique pour serrer les blondes. Le jeune Ali, marseillais au gros nez, essayait de se fondre dans
le décor. Et Magalie, la blonde du lycée, suivait à la lettre les conseils de son magazine préféré pour rendre crazy tous les mecs. Bref, la routine pour ces habitués qui, un matin, découvrent le patron de « leur » bar, baignant dans son sang. Un drame ? Pas pour les gens du balto. Avec ce roman choral, Faïza Guène dévoile de nouvelles facettes de son talent, réussissant à se glisser avec autant d'aisance dans la peau de tous ses personnages. Humour, justesse du trait, les gens du balto confirme que cette jeune romancière n'est pas devenue une figure des lettres par hasard.
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Un cadavre : Joël, alias Jojo, également surnommé Patinoire, le patron du bar-tabac "Le balto" à Joigny-les-Deux-Bouts en région parisienne. Personne ne semble regretter ce vieil aigri xénophobe, macho, vicieux...Sept suspects : Taniel, jeune arménien colérique et parfois violent, sa mère Yéva aguicheuse et vulgaire, son frère Yeznig autiste de treize ans et demi, leur père Jacques chômeur scotché à la TV et accro aux jeux d'argent, Magalie la copine de Taniel "blondasse décérébrée", et enfin Ali, copain de Taniel, et sa soeur jumelle Nadia.Ces personnages se présentent à tour de rôle, chapitre après chapitre. Puis viennent les interrogatoires de la police, chacun donne à son tour un premier témoignage édulcoré, puis un second qui contribuera à éclaircir l'affaire... La construction polyphonique et l'humour rendent la lecture très plaisante, mais le récit est quand même truffé d'invraisemblances (le ton des dépositions, les jumeaux qui témoignent en même temps) et de caricatures (Yeva et Magalie sont particulièrement peu crédibles). C'est néanmoins une lecture agréable, on a l'impression de jouer au Cluedo et /ou d'assister à un vaudeville, bien que le dénouement soit sombre.De cette auteur, j'avais découvert en 2007 avec plaisir "Kiffe kiffe demain" mais j'avais été très déçue par "Du rêve pour les oufs". Canel

Canel
31/01/16
 

A Joigny-les-Deux-Bouts, il ne se passe pas grand chose. Ville implantée au bout de la ligne de RER, la vie y tourne autour du bar tenu par Joël. Ce bar-tabac est le seul lieu vivant, et sert de refuge à Taniel, où il traîne avec Magalie, ou à Yeva, sa mère, qui y achète ses cigarettes. Tournent également dans ce paysage Jacquot, le mari de Yeva, Yeznig, le frère handicapé de Taniel ou Ali, l’ami et rival. Tout est calme, jusqu’à la découverte du corps de Joël, sans vie au milieu de son bar. Ce roman, contrairement à ce que peut laisser penser le résumé, n’est pas un roman policier à proprement parler, mais plutôt une description de cette banlieue des villes des bouts de RER. Le meurtre du cafetier est en quelque sorte un prétexte pour l’auteur à présenter les personnages de cette histoire. On découvre ainsi la vie de Jacquot, mari qui passe son temps dans le canapé et y laisse l'empreinte de son corps, l’adolescence de Magalie et d’Ali, en constante chamaillerie avec sa sœur. Voilà pour le fond.Sur la forme, Faïza Guène décide d’écrire un roman choral. Chaque personnage prend à tour de rôle la parole, pour exposer sa version des faits. Une première fois, pour décrire le décor dans lequel ils vivent. Puis une deuxième (voire une troisième) fois, après le meurtre de Joël, pour donner des explications, un alibi, enrichir une déposition. Cela permet à l’auteur d’utiliser différents styles d’écriture et de vocabulaire, spécifique à chaque personnage. On sent ainsi, à la lecture, le caractère et la personnalité des protagonistes. On passe ainsi du langage SMS de Magalie aux phrases plus construites de Yeva. Toutefois, si la forme est intéressante, cela fait un peu « exercice de style ». Comme en plus, l’histoire n’en est pas vraiment une (le dénouement est tout de même très étrange !), le souvenir qui reste est celui de ces différences de langage spécifiques au personnage. Faïza Guène a des capacités d'écriture qui sont indéniables, mais qui ne réussissent pas dans ce roman à faire oublier l’application qu’elle met à écrire.Comme je l’avais dit pour un précédent roman de cette jeune auteur (elle a 23 ans), je pense qu’elle va occuper une place dans le monde littéraire de demain. Mais attention à ce que cette place ne vire pas à la représentation médiatique, en laissant à l’écart une écriture prometteuse. Car sa maison d’édition met déjà les petits plats dans les grands pour la faire connaître, et semble parier « médiatiquement » sur cette auteur (ce qui n’est pas sans m’inquiéter, vu l’éditeur).On y passe un moment relativement plaisant, à Joigny-les-Deux-bouts, mais cela ne va pas plus loin pour cette fois-ci.

Yohan59
14/11/12
 

Format

  • Hauteur : 20.00 cm
  • Largeur : 14.00 cm
  • Poids : 0.24 kg

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